Depuis de longs
cycles, le Comte Remington Ridgewell est devenu un appui et
un soutien indéfectible des Aarkoniens auprès de la Maison
des Nobles de Stormwind. Ces liens étroits allaient bientôt
plonger l'Aarkonie dans une intrigue dangereuse...
(HRP: Event se déroulant en jeu)
Introduction
Installé à son bureau, le Régent van Kred
s'intéressa au courrier qui lui avait été remis un peu plus
tôt ce jour-là. Au milieu des nombreuses missives nécessaires
au suivi quotidien des affaires et intérêts Aarkoniens, une
lettre s'attira la curiosité de l'homme. Rapidement, le cachet
de cire du Prévôt Maleb de Southshore fut brisé, et
l'Aarkonien tira de l'enveloppe le pli qu'elle contenait.
A la
Régence
d'Aarkonie,
Bien
que
l'affaire
que
j'ai
à
soumettre
à
votre
attention
ne
vous
soit
pas
directement
liée,
les
liens
qu'entretient
avec
le
Duché
d'Aarkonie
l'un
des
principaux
protagonistes
m'imposent
de
vous
prévenir.
Récemment,
nous
avons
pu
intercepter
un
messager
du
Syndicat
lors
d'une
échauffourée
ayant
opposé
ces
bandits
et
une
de
nos
brigades.
Les
défenseurs
de
Southshore
emportèrent
la
victoire,
et –
fait
de
plus
d'importance
–
une
missive
destinée
à
Aiden
Perenolde.
Bien
qu'ils
étaient
lapidaires,
il
n'y
a
aucun
intérêt
à
vous
rapporter
avec
exactitude
les
propos.
Apprenez
cependant
que
cette
note
était
signée
de
la
main
d'une
personne
nommée
«
Hadrianus
»,
et
prévenait
Perenolde
du
bon
déroulement
des
préparatifs
de
l'assassinat
du
Comte
Remington
Ridgewell.
Cette
découverte
alarmante
a
bien
évidement
été
transmise
par
mes
soins
à
Son
Altesse,
et
s'il
y a
une
décision
à
prendre,
elle
sera
sans
aucun
doute
prise.
Néanmoins,
Seigneur
Régent
d'Aarkonie,
les
relations
confiantes
reliant
le
Duché
et
Messire
le
Comte
Ridgewell
font
de
vos
gens
le
marchepieds
idéal
pour
quiconque
désirerait
s'en
prendre
à sa
vie.
Je
ne
peux
donc
que
vous
recommander,
avec
toute
la
considération
que
m'inspire
votre
autorité
absolue
sur
le
Duché,
de
faire
preuve
de
prudence
vis
à
vis
des
recrues
qui
viendront
à
vous
durant
les
semaines
à
venir,
tout
comme
envers
celles
qui
ont
récemment
prêté
serment
à
l'Aarkonie.
Ma
charge
à
Southshore
ne
me
permet
pas
de
venir
à
Stormwind,
mais
si
vous
estimiez
nécessaire
une
entrevue
entre
nous,
sachez
que
je
saurais
trouver
le
temps
de
vous
l'accorder
dans
les
plus
brefs
délais,
à
vous
ou à
vos
gens,
si
la
demande
m'en
est
faite.
Pour
l'Alliance,
Lior
Hadley,
Prévôt
de
Messire
Maleb,
Podestat
de
Southshore.
La nouvelle fut reçue avec la
plus grande attention par les autorités aarkoniennes. Le
Conseil, composé des nobles de Maisons auxquels s'adjoignent
à ce jour les Officiers Instructeurs de la Milice, fut
immédiatement convoqué. La Régence informa donc chacune des
Maisons de la situation préoccupante dont on l'avait
avertie. Le Régent Daarkan van Kred demanda que chacune des
Maisons procède à sa propre enquête, dans leurs domaines
respectifs de prédilection, et en bonne intelligence avec la
Milice. Un minutieux travail d'enquête attendait sans nul
doute les aarkoniens...
Chapitre I
Les Maisons aarkoniennes ne tardèrent pas à assurer la
Régence de leur concours complet et immédiat. Le Comte
Elnor de la Cour précisait que
la Maison de Wernoriae se "chargerait
au mieux de la protection des aarkoniens et de Monseigneur
le Comte Ridgewell" et la Cardinale Nyx de
Bosk soulignait que la Maison de
Malaky, en raison de l'intérêt et de la générosité
que porte le Comte Ridgewell à la noble cause aarkonienne,
oeuvrerait immédiatement pour assurer le Comte des
protections arcaniques les plus drastiques. De plus, la
Maison de Malaky demanda à ce que l'accès au donjon soit
strictement interdit aux miliciens pendant toute la durée
des investigations nécessaires à la découverte du traître
s'étant glissé dans les rangs Aarkoniens. La mesure ne fut
pas promulguée par le Régence, laquelle se contenta d'une
prescription interdisant le port d'armes au sein du Donjon
par l'ensemble des aarkoniens, sauf exceptions. Il aurait
appartenu à la Maison d'Artwendor
d'édicter l'interdiction demandée par la Cardinale.
Quant aux autorités de la
Milice, elles répondirent également à l'appel des autorités,
non sans préciser leur grande réticence à ce qu'un
"étranger", quelle
que fut sa fonction, porte ainsi atteinte à la loyauté de
ses miliciens.
Lorsque les
autorités de Malaky demandèrent expressément aux Officiers
de la milice de tout mettre en oeuvre pour découvrir quel
était le serpent que l'Aarkonie nourrissait en son sein, et
lorsque, quatre jours plus tard, un courrier de la Cardinale
leur fut adressé exigeant de connaître l'état des
investigations pour découvrir l'assassin infiltré dans les
rangs miliciens, précisant que sans nouvelles rapides de
leur part: "il ne faudra pas venir
vous plaindre d'ingérence, Malaky prendra les mesures qui
s'imposeront", l'Officier Galduth Gorlan
réagit de manière virulente, stigmatisant à son tour ce
qu'il estimait être les travers de Malaky. Les choses se
présentaient mal.
Les
atermoiement politiques ne retinrent pas toutes les
forces vives du Duché, ainsi, Linebleue d'Harloup,
alors milicienne, ne tarda pas à se rendre en Southshore.
Elle se rendit
auprès de
son
contact local, le maître des traditions
Dibbs, afin de recueillir quelques informations.
Celui-ci lui indiqua que le Prévôt Lior Hadley
n'était pas disponible immédiatement, elle apprit, de
fil en aiguille, que Sire Hadley avait été appelé à
Hillsbrad voilà deux jours de cela.
Rapportant sans
délai au Conseil les informations ainsi collectées, Dame
d'Harloup espéra bien que chacune des Maisons dépêchent
l'un de ses représentants pour une entrevue qui pourrait
se révéler cruciale.
Chapitre II
Les Aarkoniens ne tardèrent pas
à rencontrer le Prévôt Hadley. Les Gardes Prétoriens
Elianthïs Ulthue et Lance Aelbarad de la
Maison de Wernoriae escortaient
le Comte Elnor de la Cour, l’Officer Linebleue d’Harloup
étaient également du voyage. Ils en apprirent plus sur
l'origine de la missive découverte sur le corps du messager
du
Syndicat. Selon les
souvenirs d'Hadley, ils étaient onze. Il avait été pratiqué
sur eux une autopsie avant que leurs corps ne soient
rapatriés en Southshore : tous souffraient du scorbut,
maladie qui touche les marins quand ils voyagent longtemps
en mer et qu’ils se nourrissent mal. En outre, la patrouille
qui avait été intercepté venait de l’Ouest et partait
visiblement pour la Colline de Darrow,
ils avaient très probablement accostés non loin de la côte.Le Prévôt supposa que les
Messagers seraient venus du Sud, certainement de la ville de
Ménéthil, ou de plus loin
peut-être. Hadley indiqua aux Aarkoniens que le meilleur
moyen de se renseigner serait de s'adresser à Thurimar
Barad, le Magistrat qui assistait le Capitaine
Stoutfist à Ménéthil. Si un navire plus ou moins suspect
était passé par les quais, il le saurait. Les Aarkoniens ne
tardèrent pas plus et quittèrent le Prévôt.
Pendant
ce
temps
là...
Bien
repu
par
son
copieux
souper,
le
Prévôt
Hadley
avait
rejoint
ses
quartiers
privés,
au
second
étage
de
l'Hôtel
de
Ville
de
Southshore.
Entrant
dans
la
pénombre
de
son
corridor,
il
se
retourna
pour
verrouiller
sa
porte,
avant
de
machinalement
tendre
la
main
vers
la
lampe
à
huile.
Le
contact
froid
de
l'acier
sur
sa
gorge
figea
son
geste
avant
qu'il
ne
puisse
allumer
la
mèche,
immédiatement
suivi
de
paroles
murmurées
directement
à
son
oreille.
- «
Le
moindre
bruit,
tu
meurs.
Un
mouvement,
tu
meurs.
Hoche
lentement
la
tête
si
nous
avons
un
accord.
»
N'ayant
de
toutes
évidences
pas
un
goût
prononcé
pour
le
sacrifice,
le
magistrat
s'exécuta,
et
attendit.
Près
d'une
minute
s'écoula
ainsi,
sans
que
son
assaillant
ne
fasse
le
moindre
mouvement.
Lorsque
les
nerfs
de
Lior
étaient
sur
le
point
de
céder,
la
voix
de
l'autre
refit
surface,
à
peine
audible.
- «
Quelques
questions,
et
nous
nous
quitterons
sans
qu'il
ne
te
soit
fait
le
moindre
mal.
A
chaque
réponse
n'ayant
pas
l'accent
de
la
vérité,
j'enfonce
d'un
pouce.
»
Courte
pause,
durant
laquelle
le
magistrat
sentit
la
pointe
d'une
autre
arme
appuyer
fortement
dans
son
dos,
au
niveau
de
ses
reins.
L'homme
déglutit
péniblement,
sentant
avec
horreur
sa
pomme
d'adam
glisser
sur
la
lame
appuyée
contre
sa
peau.
- «
Hoche
la
tête
une
fois
pour
oui,
deux
fois
pour
non.
La
lettre
concernant
Ridgewell...
Fut-elle
vraiment
trouvée
sur
des
hommes
du
Syndicat
? »
Hochement
de
tête.
- «
Etait-elle
codée
? »
Hochement
de
tête.
- «
Dibbs
fut-il
celui
brisant
le
code
? »
Hochement
de
tête.
- «
A-t'il
mit
longtemps
pour
y
parvenir
? »
Le
magistrat
voulu
secouer
la
tête
;
aussitôt,
la
lame
mordit
la
chair
de
son
cou,
provoquant
un
très
léger
saignement.
Respirant
désormais
difficilement,
l'homme
se
reprit
et
hocha
deux
fois
la
tête.
Son
assaillant
prit
d'interminables
secondes
pour
digérer
l'information,
ne
faisant
rien
pour
l'apaiser.
- «
La
lettre
est-elle
toujours
en
ta
possession
? »
Hochement
de
tête.
- «
Je
n'ai
pas
eu
l'irrespect
de
farfouiller
dans
l'intimité
de
tes
affaires.
Désigne-moi,
lentement,
le
meuble
où
je
pourrais
la
trouver.
»
D'une
main
tremblante,
Lior
Hadley
désigna
une
commode
située
à
côté
de
son
secrétaire.
- «
Ta
coopération
me
fut
précieuse.
J'aurais
une
dernière
question,
avant
que
nous
nous
quittions,
tu
me
permets
d'abuser
de
ton
temps
? »
Son
contrôle
de
lui-même
lui
échappa,
et
Lior
Hadley
commença
à
bredouiller
un
mot.
La
seconde
syllabe
de
celui-ci
se
noya
dans
des
gazouillis
écoeurants,
tandis
que
son
sang
s'engouffrait
dans
sa
trachée
désormais
béante.
Le
corps
du
Prévôt
s'effondra,
retenu
par
les
mains
habituées
de
son
assaillant.
La
masse
pourtant
bien
en
chair
du
magistrat
toucha
le
sol
sans
émettre
le
moindre
bruit
susceptible
d'inquiéter
quelqu'un
en
dehors
de
la
pièce.
Sans
plus
d'égard
pour
cet
homme
agonisant,
la
silhouette
traversa
la
pièce
jusqu'à
la
commode.
Une
dizaine
de
secondes
plus
tard,
l'assaillant
trouvait
la
lettre
du
Syndicat,
et
la
glissait
sous
sa
tunique.
Retournant
vers
le
magistrat,
il
se
pencha
sur
ce
dernier,
et
bloqua
la
tête
de
l'homme
sous
son
genou.
Le
fil
de
sa
dague
frappa
avec
précision
entre
les
vertèbres
cervicales,
mettant
un
terme
à
l'agonie.
- «
Regrettable,
plus
de
cran
et
tu
vivais.
»
Se
redressant,
la
silhouette
se
dirigea
vers
la
fenêtre
de
la
chambre
du
Prévôt.
Thurimar
Barad,
hmm,
le
nom
ne
lui
disait
rien.
Un
Nain,
sans
doute,
à en
croire
la
consonance.
Lui
rendre
visite
au
petit
matin
ne
serait
pas
déplaisant.
Chapitre III
Lors de ses
investigations à Ménéthil, le Garde Prétorien Elianthïs
Ulthue avait pu apprendre que Thurimar Barad
était actuellement au large de la cité portuaire. Selon son
assistante, une Naine répondant au nom de Imli Arshgem,
il inspectait un navire marchand placé en quarantaine. La
femme avait affirmé au Prétorien que Sire Barad serait de
retour à la Citadelle de Ménéthil sur les coups de midi,
dans le pire des cas. Le Prétorien Ballian de Hauteterres
et le Comte de la Cour purent se renseigner plus
précisement : Un bateau nommé
l’Iboga, venant de Kul’Tiras avait jeté l’ancre à la
limite de la zone de mouillage, et il était parti avant sa
mise en quarantaine. Son tonnage était de 400 et selon les
estimations de l’assistante il y avait un équipage d’une
trentaine d’hommes.
La Naine
expliqua également aux Aarkoniens son inquiétude de n'avoir
pas revu son patron depuis deux jours, l'absence était
longue pour une simple inspection de routine. Proposant à
l'assistance leur concours pour se mettre à la recherche de
Thurimar, les Aarkoniens louèrent une petite barque et se
rendirent à l'endroit que désignaient les rapports de
l'assistance. Le voyage fut
macabre puisque le corps flottant d’un Nain fut leur seule
rencontre.
Imli Arshgem l'identifia comme étant le Magistrat
que les aarkoniens cherchaient. Une piste semblait
s'évaporer. Bouleversée, l’assistante remis
aux aarkoniens une lettre scellée magiquement, elle
s'enfuit, en pleurs, avant que le Comte De La Cour ne put
l'interroger sur sa provenance. De retour à Stromwind, la
missive fut confiée à la Milicienne Siiam Lilienthal,
versée dans les arts magiques. Lorsque le corps fut enfin
arrivé à l'Hospice
Aarkonien, selon les ordres du Comte, une
autopsie fut pratiquée par le Médecin ducal : la cause de la
mort n’était pas seulement la noyade, les côté tuméfié du
nain révélait qu'un coup de poignard lui avait été porté
dans le rein droit. La blessure était aussi nette que
précise, le meurtrier savait ou frapper. Visiblement,
quelqu'un précédait les Aarkoniens. Quant au contenu de la
lettre, il fut communiqué au Conseil, les autorités des
diverses Maisons et de la Milice en furent donc informées :
La
Lettre
scellée
magiquement
Mon
ami,
Dame
Beve
fut
excessivement
satisfaite
de
l’aide
que
vous
avez
accordé
à
nos
œuvres.
Sachez
qu’elle
saura
vous
remercier
comme
il
se
doit.
Un
de
mes
Agents
vous
attendra
à l’Antre
Forlorn
le
23éme
jour
à la
20e
heure
et
30
minutes.
Ne
tardez
guère.
L’homme
n’est
pas
patient.
Seigneur
U.
Hadanot.
Dame Beve,
U.Hadanot... des noms qui ne parlaient pas à la plupart des
Aarkoniens. Le Comte De La Cour ne tarda cependant pas à
comprendre que cette « Dame Beve » n'était autre que Lady
Beve Perenolde, la fille de Lord Aiden Perenolde,
le triste dirigeant de l’organisation du
Syndicat. La
Maison de Malaky, par
l'intermédiaire de la Vicomtesse Phaenan Dourton,
informa les aarkoniens quant à l'identité du second
personnage évoqué dans la missive :
Ul'haik Hadanot. Ancien mage de Dalaran, talentueux
Quel'Dorei flétri d'orgueil et supposé s'être allié à
Kel'Thuzad après la chute
de la Citadelle Violette.
Si la Vicomtesse
indiqua ne pas avoir la moindre idée de son allégeance
actuelle, elle souligna cependant que d'aucuns supposent
qu'il a été intégré au Culte des Damnés.
Quant à l'Antre de
Forlon, les aarkoniens de souche naine ne tardèrent pas
à expliquer qu'il s'agissait du nom d'une échoppe mal
connue, dans la Caverne Lugubre d'Ironforge... ce n'était
pas le repère d'un quelconque dragon...
- La Caverne Lugubre en Ironforge -
Chapitre IV
Pendant
ce
temps
là...
Ses
pas
résonnaient
sur
le
pavé
d'Ironforge
tandis
qu'elle
se
dirigeait
vers
ce
quartier
au
nom
si
avenant
:caverne
lugubre,
fallait-il
être
Nain
pour
baptiser
un
lieu
de
la
sorte.
Essuyant
la
sueur
de
son
front,
elle
espérait
qu'au
moins
l'air
y
serait
plus
frais
que
dans
le
reste
de
cette
fournaise
de
ville.
Ménéthil
ne
lui
avait
rien
apprit,
le
magistrat
ayant
eu
la
bonne
idée
de
se
faire
tuer
avant
qu'elle
n'ait
le
temps
de
le
rencontrer.
Le
pire
étant
qu'elle
ne
s'attendait
pas
non
plus
à
apprendre
quoique
cela
soit
dans
cette
échoppe.
Pour
situer
cet
Antre
de
Forlorn,
elle
avait
du
perdre
une
heure
à
poser
des
questions
au
hasard
aux
passants
croisant
sa
route.
A
croire
que
personne
n'avait
jamais
entendu
parler
de
ce
qui
était
–
elle
avait
fini
par
l'apprendre
– un
magasin
ésotérique.
Ce
qui,
maintenant
qu'elle
en
apercevait
la
devanture,
n'avait
rien
d'étonnant.
Un
commerce
glauque
dans
un
lieu
au
nom
sinistre.
Elle
haussa
les
épaules,
après
tout,
en
dépit
de
son
nom,
ce
quartier
d'Ironforge
restait
gardé
et
sous
la
même
autorité
que
le
reste
de
la
capitale.
Des
lieux
plus
alarmants
l'avait
déjà
vus
passer.
La
femme
ajusta
ses
habits
avec
précision,
veillant
bien
à ne
pas
avoir
l'air
tiré
à
quatre
épingle,
tout
en
restant
assez
correctement
vêtue
pour
pouvoir
assumer
le
rôle
qu'elle
s'était
choisi.
L'heure
du
rendez-vous
avec
cet
impatient
agent
était
passée
depuis
longtemps,
et
elle
ne
s'attendait
pas
à le
croiser.
Elle
ne
le
désirait
même
pas
; à
quoi
bon
?
Cet
agent,
qui
qu'il
soit,
avait
reçu
l'ordre
de
recevoir
un
Nain.
Pouvant
difficilement
se
faire
passer
pour
cela,
Hadrianus
n'aurait
pas
même
songé
à
tenter
sa
chance...
Elle
prit
un
air
absorbé,
et
pénétra
dans
l'échoppe.
- «
Ola
!
»,
l'aborda
le
Nain
borgne
tenant
le
comptoir.
Saluant
le
commerçant
d'un
signe
de
la
tête,
elle
se
pressa
de
regarder
les
diverses
marchandises
mises
en
vente.
Une
sorte
d'apothicaire,
en
effet,
des
tas
d'objets
encombraient
l'échoppe,
et
elle
n'aurait
pas
su
en
nommer
la
moitié
d'entre
eux.
- «
Qu'est-ce
que
je
peux
faire
pour
la
dame
?
»,
continua
le
Nain
après
un
court
instant.
Hadrianus
prit
le
temps
de
saluer
d'un
sourire
fade
la
gnome
en
robe
qui
assistait
de
toutes
évidences
le
Nain.
De
précieux
instants
volés
afin
de
peaufiner
son
mensonge...
Un
peu
avant
que
l'attente
ne
puisse
mettre
la
puce
à
l'oreille
du
Nain,
elle
répondit
d'une
voix
songeuse.
- «
Du
trogg,
oui,
cela
devrait
convenir.
Vous
avez
de
l'os
de
trogg,
évidement.
»
Elle
regarda
le
visage
du
Nain,
le
fixant
quelques
secondes
après
l'avoir
ignoré
jusque
là,
puis
se
remit
à
détailler
les
diverses
étagères.
- «
En
poudre,
uniquement
en
poudre
les
os.
Je
vous
dis
pas
la
place
que
ça
me
demanderait
sinon.
»
Le
Nain
quitta
le
comptoir
pour
monter
à
l'étage,
où
elle
l'entendit
fouiller.
Moins
d'une
minute
plus
tard,
il
était
de
retour
et
lui
tendait
un
bocal
en
verre.
- «
Ca
suffira
? La
quantité.
»
Elle
hocha
la
tête,
porta
la
main
à sa
bourse,
et
regarda
de
nouveau
le
Nain.
- «
C'est
pour
quoi
faire
?
»,
lança
t'il.
- «
Pour
faire
ce
pourquoi
l'on
vient
chez
vous.
»,
répondit-elle
avec
un
sourire
entendu,
avant
de
reprendre,
«
Je
pourrais
être
bavarde
si
cela
était
gratuit.
»
Le
commerçant,
qui
avait
affiché
un
grand
sourire
au
début
de
la
réponse,
laissa
échapper
un
grognement
amusé.
- «
Je
préfère
encore
m'asseoir
sur
ma
curiosité
!
Une
pièce
et
quarante
argent,
la
dame
Elfe.
»
Sortie
après
avoir
payé,
la
femme
s'éloigna
de
l'échoppe.
Elle
n'y
avait
rien
apprit,
comme
elle
s'y
était
attendue
de
prime
abord.
A
l'exception
du
fait
qu'elle
n'avait
pas
senti
chez
ce
Nain
l'arrogance
inconsidérée
et
l'assurance
déraisonnable
commune
à la
majorité
des
membres
du
Syndicat.
Soit
son
échoppe
et
lui
n'avaient
rien
à
voir
avec
l'agent
qui
s'y
était
trouvé.
Soit
l'échoppe,
l'agent
et
le
Nain
ne
servaient
pas
le
Syndicat.
Pourtant
peu
joueuse,
elle
aurait
parié
sur
cette
frêle
intuition.
Un
sourire
apparu
sur
ses
lèvres
tandis
qu'elle
replaçait
derrière
son
oreille
en
pointe
une
mèche
de
cheveux
rebelles.
Beve
Perenolde...
Ce
nom
ne
lui
inspirait
déjà
pas
grande
confiance.
Pas
plus
que
de
crainte
; la
femme
n'avait
pas
grande
envergure.
En
revanche,
Hadanot...
Ne
pas
connaître
ce
nom
l'inquiétait
au
plus
haut
point.
Une
inconnue
dans
son
équation...
Quelqu'un
d'extérieur
au
Syndicat
? Il
n'y
avait
guère
qu'un
des
versants
de
l'organisation
qu'elle
ne
connaissait
pas.
Se
rapprochant
de
la
Grande
Forge,
Hadrianus
y
jeta
sans
considération
le
bocal
acheté
et
continua
sa
route
en
direction
des
griphons.
Les
membres
du
Veille
d'Argus
se
feraient
une
joie
d'avoir
à la
renseigner.
Assise
sur
le
griphon
qui
venait
de
l'emmener
dans
la
fraîcheur
mordante
de
Khaz
Modan,
la
femme
se
massa
les
tempes.
- «
Pense.
»,
s'ordonna-t'elle
à
voix
haute.
Si
elle
désirait
pouvoir
se
protéger
efficacement,
il
fallait
qu'elle
comprenne
au
plus
vite
ce
qui
se
tramait
dans
son
dos.
Ne
pas
y
parvenir
commençait
non
pas
à
l'agacer.
Mais
à
l'inquiéter.
Beve
savait
sous
quelle
identité
elle
se
cachait.
Elle
savait
aussi
qu'il
aurait
suffit
de
lui
proposer
un
contrat,
pour
s'acheter
sa
loyauté,
ou
même
pour
l'amener
à se
rapprocher
dangereusement
d'Alterac
et
des
assassins
du
Syndicat.
Et
pourtant,
l'héritière
des
Perenolde
passait
par
toute
cette
mise
en
scène.
Non,
vraiment,
Hadrianus
ne
savait
pas
ce
que
la
vieille
Humaine
et
ce
Hadanot
avaient
en
tête.
Mais
elle
tenait
pour
certain
que
ce
projet
lui
serait
inévitablement
désagréable,
s'il
venait
à se
concrétiser.
Chapitre V
Le 24e jour du Second
Grand Cycle, les aarkoniens prirent connaissance des
dispositions d'urgence en vigueur concernant la sécurité de
leur hôte le Comte Ridgewell. Demandées par la Maison de
Malaky, édictées par la Maison d'Artwendor et approuvées des
autorités de la Régence.
Loi sur les mesures d'urgences établies pour la sécurité de
Monsieur le Comte de Ridgewell.
Loi visant à autoriser à titre temporaire des mesures
extraordinaires de sécurité en situation de crise. En
l'occurrence, est attendu de tout Aarkonien l'obligation
primordiale d'assurer la sécurité de Monsieur le Comte de
Ridgewell et ce jusqu'à l'annulation complet de l'état
d'alerte par les autorités de la Régence d'Aarkonie. Il est
entendu que la présente loi n’a pas pour effet de porter
atteinte à la compétence conférée à la royauté de Stormwind
de prendre des mesures d'urgence en tous lieux, territoires
ou zones qui relèvent de la compétence du Duché d'Aarkonie.
La Maison d'Artwendor, sur l'avis de la Maison de Malaky et
avec le consentement des autorités de la Régence d'Aarkonie,
édicte :
I. Garde
personnelle de Monsieur le Comte de Ridgewell.
I.I Les effectifs actuels de la garde personnelle du Comte
de Ridgewell seront doublés et l'accompagneront dans tous
ses déplacements intérieurs et extérieurs au Donjon de
Stormwind.
I.II La-dite garde vérifiera chaque pièce avant le passage
de Monsieur le Comte de Ridgewell.
I.III La-dite garde sera relevée toutes les deux heures.
II. Sécurite des
appartements de Monsieur le Comte de Ridgewell.
II.I Deux gardes seront de faction devant chacune des portes
des appartements de Monsieur le Comte de Ridgewell.
II.II Des rondes extérieures menées par groupe de trois
seront effectuées toutes les demi-heures.
II.III Les gardes délégués à la sécurité des lieux seront
relevés toutes les deux heures, soit une heure exacte après
la garde personnelle de Monsieur le Comte de Ridgewell.
III. Securite des
biens adresses a Monsieur le Comte de Ridgewell.
III.I Tout paquet envoyé à l'intention de Monsieur le Comte
de Ridgewell sera vérifié par une personne de confiance,
exclusivement nommée par le Comte de Ridgewell en personne.
III.II Tout paquet envoyé à l'intention de Monsieur le Comte
de Ridgewell sera analysé par un mage de confiance,
exclusivement nommé par le Comte de Ridgewell en personne.
III.III Toute nourriture ou boisson adressée à Monsieur le
Comte de Ridgewell sera vérifiée et déclarée vierge de tout
poison.
IV.
Accès aux quartiers de Monsieur le Comte de Ridgewell.
IV.I L'identité de tout visiteur sera vérifiée à l'entrée du
Donjon de Stormwind.
IV.II Sauf dérogation nominative et exceptionnelle, accordée
par la Régence d'Aarkonie, le port d'Armes dans le Donjon de
Stormwind est désormais interdit. Les armes seront confiées
aux Gardes de l'entrée du Donjon qui en disposeront sur les
râteliers prévus à cet effet.
IV.III Tout milicien Aarkonien désirant audience auprès de
Monsieur le Comte de Ridgewell devra, après en avoir formulé
la demande explicite, être accompagné d'un Noble, d'un
Officier ou d'un garde Prétorien ou a défaut, de deux gardes
délégués à cet effet.
La loi sur les mesures d'urgences pour la sécurité de
Monsieur le Comte de Ridgewell prend effet à ce jour,
jusqu'à l'annulation de l'état d'alerte par les autorités de
la Régence d'Aarkonie.
" [...] Cela
faisait peut-être une demi-heure, probablement même un peu
plus, qu'elle se trouvait là. Adossée contre un mur taillé à
même la roche, les yeux clos et le visage concentré. Ne
cessant de faire rouler une perle entre ses doigts, Phaenan
observait cet Antre de Forlorn, à sa manière. Peu lui
importait d'être dans l'échoppe même où à deux cents mètres
de celle-ci, comme c'était actuellement le cas. Bien au
contraire, à distance elle s'évitait l'attention des
occupants. Un simple magasin de composants ésotériques ?
Qu'un tel commerce demande une certaine connaissance des
Arcanes aurait facilement expliqué que ceux présents dans
l'échoppe aient quelques rudiments en matière de Magie. Mais
là... Trois d'entre eux étaient bien loin de n'être que des
novices. Ou d'être de simples Mages. La Magicienne s'éloigna
de leurs esprits avant de risquer d'attirer leur méfiance,
se concentrant davantage sur le moins expert des quatre
commerçants : le Nain, ce dénommé Gerrig Bonegrip. La perle
glissa entre pouce et annuaire, avant de disparaître dans le
creux de sa paume. Ce Nain... Sa présence... Il y avait en
eux lui même désagréable sensation que celle qui empestait
Silithus. Et il y avait d'autres gens comme lui dans le
sous-sol de l'édifice. Phaenan serra les poings, coupant sa
Divination tout en commençant à se diriger vers la Garde
Militaire d'Ironforge.[...]
Les autorités
aarkoniennes avaient résolu de mener l'enquête dans
l'échoppe naine avec les plus grandes précautions.
L'opération devait être minutieusement menée. Dans le but de
réaliser cette mission potentiellement vitale pour la
sécurité du Comte Ridgewell, les Aarkoniens furent inviter à
se tenir à disposition du Duché dès la 20e heure du 25e jour
du IIe Grand Cycle. Par sécurité, le lieu de rendez vous
choisi ne serait communiqué que par communicateur peu avant
l'opération elle-même.
Cette
mission de renseignement, demandant finesse et
discrétion, ne mobilisera toutefois pas l'ensemble des
troupes aarkoniennes, elle nécessitait pourtant une
préparation et une revue préalable des forces en
présence, ce qui justifiait la mobilisation.
L'heure
approchait, les troupes aarkoniennes furent divisées en
sections, l'une d'entre elle recevrait la direction des
opérations.
C'est au Milicien Elcam de
Frégocité et à son groupe que l'on confia le pan le plus
délicat de l'opération.
Suivant les
ordres de l’Officier Linebleue, Elcam entra
normalement dans le magasin « l’Antre de Forlon », le visage
brillant de sueur dû à la fournaise de la ville. Un nain,
apparemment maître des lieux et deux gnomes tenaient la
boutique. Chacun vaquait à ses occupations, le nain donnait
des ordres à ses employés. Le Milicien se présenta devant
lui sans lui donner de nom, simplement en tant que livreur.
Il ne l’écouta pas et lui lança de voir ça à l’étage. À
mi-chemin dans l’escalier, il le rappela, l’ordre de monter
n’était apparemment en fait pas destiné à l'Aarkonie, le
nain ne l’avait pas écouté du tout. Mais au moins
dorénavant, il avait capté toute son attention. D’un rapide
coup d’œil, le Milicien rapporta avoir vu à l’étage trois
personnes. Un elfe, bien vêtu, un humain en robe et, au fond
de la salle, près d’une bibliothèque, une personne de petite
taille, ne pouvant dans la pénombre distinguer si c’était un
gnome ou un nain, ou même un enfant, bien que cela soit peu
probable dans ce lieu. Le Milicien se présenta au nain qu'il
avait visiblement fâché. Après quelques phrases,
l’atmosphère se détendit de nouveau. Il lui parla du colis,
qu'il avait pris du retard à cause d’un contrôle surprise,
il sembla croire que le Milicien était bien le livreur qu'il
attendait. Sans donner trop de détails, Elcam le laissa
parler. Plus nous avancions, plus ses collègues se
rapprochaient de l'Aarkonien, pour l’inspecter sûrement.
Heureusement, il était venu non armé et même la cotte de
maille sous sa chemise n’était pas suspecte pour un livreur
qui parcourait les cités.
Le guidant sur un nom mal prononcé, le nain Gerring corrigea
immédiatement le Milicien en lui donnant le nom de
Barad, ce qui tend à
prouver un lien entre eux. A ce moment là, l'homme Elfe
descendit rapidement les escaliers et sortit du magasin en
courant. Il passa derrière le Milicien, si bien que celui-ci
ne put voir son visage.
Elcam insista alors pour reprogrammer la livraison au plus
tôt. Mais Gerring voulait que la livraison soit faite
impérativement par Barad en personne. Gerring parla alors
d’un homme, le destinataire du colis, qui le réceptionnera
lui-même, le surlendemain soit le 27 du IIe Grand Cycle à la
sixième heure de l’après-midi. Nous ne pûmes avoir plus
d’informations sur ce destinataire, ni même sur ce colis. Le
nain devenant méfiant, le Milicien se retira. Aucune piste
claire ne se dégageait... un élément, ou plusieurs, devait
manquer aux aarkoniens. Quelques jours passèrent avant que
les autorités aarkoniennes n'ordonnèrent une nouvelle
tentative au sein de l'échoppe. Elle fut, cette fois-ci,
confiée au nain Groyn Blackstone. Il n'en apprit
guère plus bien qu'il fut reçu à l'étage. Son hôte, un
humain, lui remit une gemme de jade pour sa présence, tout
en affirmant ne pas attendre de livraison du nain
Thurimar Barad.
Les autorités de Malaky demandèrent à ce qu'on la leur
confia pour étude arcanique.
Chapitre VI
Le dossier concernant
la menace pesant sur le Comte Ridgwell accaparait
particulièrement la Maison de Malaky, la Cardinale de
Paltenio, Nyx de Mariakale, en tête. Elle avait
reprit et épluché les différents courriers et rapports de
l'affaire. L'implication du Syndicat la laissait froide,
elle avait suffisamment été confrontée à diverses
congrégations de malfrats pour savoir que celle-ci était
juste plus connue que les autres. Par contre, savoir que le
Culte des Damnés y était mêlé d'aussi près la faisait
frissonner malgré la chaleur diffusée par l'importante
cheminée qui ronronnait dans son bureau. Relevant la tête,
elle s'abandonna à la réflexion quelques instants.Bientôt un Grand Cycle
qu'ils avaient apprit le projet d'assassinat du Comte
Ridgewell, et pourtant aucun incident n'avait été à déplorer
au Donjon. Certes les protections et précautions s'étaient
immédiatement multipliées, mais le fait que vraiment rien
n'était venu perturber la sérénité de leur hôte la gênait.
Cela faisait beaucoup de temps à son goût. Un assassin
confirmé, surtout oeuvrant avec l'appui d'aussi importantes
structures que le Syndicat et le Culte des Damnés aurait
depuis longtemps tenté une action quelconque. Pourquoi ne se
passait-il donc rien ? L'information contenue dans la lettre
était-elle véridique ? Mais si la lettre était un leurre...
dans quel but ? Jeter la suspicion dans les rangs Aarkoniens
? Pourquoi ? La Cardinale retournait les questions dans sa
tête sans y trouver de réponses satisfaisantes, elle n'était
pas la seule. Au moins venait-elle de recevoir les résultats
de l'analyse de la gemme de jade que Malaky avait demandé.
École
des
Conjurateurs
de
Stormwind,
A
l'attention
de
la
Cardinale
de
Paltenio
et
de
la
Vicomtesse
de
Matrane.
Après
quelques
jours
d'études,
nous
avons
découvert
que
la
Jade
que
vous
nous
avez
confiée
était
une
gemme
enchantée.
C'est
en
effet
l'un
des
principaux
éléments
nécessaires
pour
le
rituel
permettant
à un
vivant
d'être
transformé
en
Fantôme.
Aussi
étrange
que
cela
puisse
sembler
de
la
part
d'un
esprit
sain,
cette
"mort"
semble
être
considérée
comme
un
honneur
par
les
membres
du
Culte
des
Damnés.
Bien
que
naturelle,
la
jade
a
été
soumise
à
une
série
de
magies
tenant
de
la
nécromancie.
Rien
cependant
qui
ne
puisse
particulièrement
permettre
de
localiser
son
porteur.
Les
sortilèges
ayant
modelé
la
jade
en
vue
de
sa
future
utilisation
étaient
relativement
complexes
; ce
n'était
pas
l'oeuvre
d'un
amateur,
ni
même
d'un
Mage
disposant
de
peu
de
ressources.
Nos
premiers
conseils
seraient
de
détruire
cet
objet
sur
le
champ.
Nous
laissons
cependant
à la
discrétion
de
votre
jugement
un
tel
acte.
Recevez,
chères
confrères
Aarkoniennes,
l'expression
arcanique
de
notre
respect,
Conseil
des
Arcanes
de
Stormwind
La nécromancie... La
cardinale comprenait à présent pourquoi elle et la
Vicomtesse Phaenan Dourton avait du s'en remettre au
Conseil des Arcanes de Stormwind. Elles qui n'avaient aucune
notion dans l'art maudit, n'avaient pu, seules, déterminer
les sortilèges émanant de la Jade.
Le Culte des Damnés... La nécromancie pratiquée par des
experts... tout cela menait à Scholomance, la terrible école
installée dans
Caer Darrow. Les nécromants
usaient et abusaient de leurs pouvoirs pour protéger le
bastion fortifié et leurs étudiants. Si la menace originelle
était partie de là-bas... pourquoi leur cible aurait été le
Comte Ridgewell ? A moins que ce ne soit L'Aarkonie qui ne
soit réellement visée... et si cela était... dans quel but ?
La soumission aux vote des aarkoniens de la
Loi sur la Démonologie ?
Possible... Le Culte des Damnés craindrait-il que L'Aarkonie
ne donne l'exemple à toute l'Alliance en adoptant cette Loi
? Possible aussi...
De longs jours passèrent, le
système de sécurité mis en place autour du Comte
perdurait. Mais les autorités aarkoniennes s'étonnaient
que rien de nouveau ne laissa présager d'une menace
réelle. La Maison d'Artwendor convoqua une réunion du
Conseil, ouverte à tout aarkonien, pour convenir des
dispositions à venir. Après quelques divergences
d'opinion sur de menus détails, on fut d'accord.
Avant que la menace soit jugée
levée, on procéderait à l'interrogatoire des nouvelles
recrues aarkoniennes.
Chapitre VII
Cela faisait plusieurs jours que
les enquêteurs aarkoniens interrogeaient les Recrues
fraîchement enrôlées, force était de constater que les
résultats étaient plus que maigres et que la suspicion
générale n'avait rien de plaisante. Depuis la missive
annonçant le danger encouru par le Comte, on avait fort peu
entendu la Régence, cela changea le 18e jour du IIIe Grand
Cycle.
Daarkan van Kred, Régent
d'Aarkonie, savait que l'étendard aux couleurs noir et or
n'avait pas encore regagné sa puissance d'antan, que nombre
d'Aarkoniens, aussi prometteurs pour l'avenir du Duché
qu'ils furent, n'en étaient pas moins encore de très jeunes
pousses. De par ses relations au Donjon de Stormwind, il
pouvait compter sur l'appui de quelques membres de la Maison
des Nobles forts puissants et bénéficiant d'un réseau
d'informateurs qui s'étendait à l'ensemble du monde connu.
Dès la menace pesant sur le Comte révélée, il y fit appel,
en toute discrétion. L'ensemble des rapports lui parvenant
l'amena à une conclusion simple mais amère : les enquêteurs
aarkoniens s'étaient gravement fourvoyés.
D'abord, où étaient-ils aller
chercher qu'il y eut le moindre lien entre le navire
marchand inspecté par le nain Barad et le bateau
supposé être passé en Ménéthil cinq à six semaines avant sa
mort... En effet, selon
les renseignements pris chez le Prévôt Lior Hadley, le
bateau qui aurait amené les hommes du Syndicat, dont le
messager, aux environs de Southshore, aurait pu partir de
Ménéthil trois semaines avant la découverte de la lettre,
soit quatre à cinq semaines avant l'entretien entre les
Aarkoniens et Lior Hadley.
Sur ce, les enquêteurs
Aarkoniens se rendirent quelques jours plus tard à Ménéthil,
entendirent parler d'un bateau, et, par une logique étrange,
en conclurent que c'était le bateau du Syndicat. Pourtant, à
ce moment là, cela devait bien faire cinq à six semaines que
le bateau du Syndicat n'était plus à Ménéthil, si tant est
qu'il y ait fait escale un jour... De cette conclusion
hâtive découla une série de fausses pistes qui finit de
perdre les aarkoniens en conjectures et soupçons diffus.
Le Régent fut d'ailleurs assez
surpris lorsqu'il apprit que les Aarkoniens n'avaient jamais
demandé à l'assistante de Barad ce qu'ils étaient venus
chercher: à savoir des informations sur le navire du
Syndicat qui aurait pu amarrer à Ménéthil cinq semaines plus
tôt ! Une erreur que des Agents de la
Laarkonia n'auraient pas
commise. Selon les rapports que la Régence avait en sa
possession, "L'iboga" était juste un navire de
contrebandiers, lesquels ont tué celui inspectant leur
cargaison, avant de prendre la fuite... une triste affaire,
mais qui n'avait rien à voir avec les menaces pesant sur le
Comte.
Un
second rapport donnait plusieurs précisions sur
l'assassin, ce dénommé
"Hadrianus".
Rapport
concernant
l'assassin
présumé
Hadrianus
Est
très
accessoirement
accusé
de
la
récente
mort
de
Lior
Haldey
Première
apparition
il
y
a
5
ou
6
ans.
Rien
ne
laisse
penser
à
une
évolution
des
talents
au
cours
de
ces
années,
ce
qui
est
assez
atypique
puisque
c'est
une
activité
où
l'on
se
forme
sur
le
terrain.
Parfois
décrit
comme
un
humain,
d'autres
fois
comme
une
femme
soit
humaine,
soit
haut-elfe.
Ce
qui,
magies
exceptées,
laisse
penser
à
quelqu'un
qui
n'a
pas
une
grande
stature
et
est
assez
svelte.
Age
et
traits
physiques
méconnus,
par
manque
de
témoins
à
portée.
Les
quelques
on-dits
disponibles
ne
sont
pas
intéressants,
puisque
trop
changeants.
On
lui
prête
un
grand
nombre
de
meurtres.
Trop
grand
pour
être
crédible
en
5-6
ans
d'activité,
ce
qui
laisse
imaginer
qu'on
lui
attribue
les
meurtres
d'autres
personnes...
Cependant,
aucune
preuve
matérielle
n'atteste
ces
accusations.
L'un
des
pans
de
sa
réputation
est
justement
de
ne
pas
être
une
tête
brûlée.
A
plusieurs
reprises,
les
récits
des
assassinats
qu'on
lui
prête
mettent
l'accent
sur
les
talents
d'Hadrianus
pour
désamorcer
les
pièges
mécaniques.
Les hommes de
la Maison des Nobles de Stormwind avaient également usé
d'une méthode efficace à laquelle les Aarkoniens auraient du
songer : l'interrogatoire musclé de personnes affiliées au
Syndicat.
Il en était ressorti un mélange
de superstitions et de détails plus précis que ceux donnés
par le commun des traine-tavernes. D'abord, il fut établi
que le nom d'Hadrianus était un nom connu par une très
grande partie des terroristes du Syndicat. Après avoir servi
à Arathi auprès du Syndicat local, l'assassin aurait été
envoyé à Alterac pour s'infiltrer chez les Perenolde. Cela
se solda par un échec retentissant, et il n'y eut plus
aucune nouvelle d'Hadrianus depuis. Les hommes du Syndicat
interrogés sont tous partagés entre l'idée que l'assassin a
pu s'échapper, et celle qu'il a été fait prisonnier puis
exécuté par les Perenolde.
Ensuite, il fut clairement établit
qu'il n'était certainement
pas liée avec le SI:7, ou avec Ravenholdt. Il aurait
d'ailleurs frappé ces derniers à de nombreuses reprises.
En revanche, tous
s'accordent à dire que son visage
est méconnu. Les gens du Syndicat l'ont très
probablement côtoyé, mais sans établir de lien entre sa
personne et son identité.
Lorsqu'il
apparaissait avec son identité dévoilée, c'était
toujours à visage couvert ; à ces moments là il portait
toujours une paire de gants, sans considération pour la
saison ou le lieu où il se trouvait. Cela a d'ailleurs
amené à une série de spéculations pour savoir ce que
l'assassin pouvait bien vouloir cacher avec ces gants.
Certains sont allés jusqu'à imaginer un sang mêlé avec
quelque chose de peu avouable, dont la nature se lirait
au niveau des mains et avant-bras.
Lors de leurs
opérations, les agents de la Maison des Nobles capturèrent
un chef de troupe du Syndicat, ce dernier, avant de rendre
son dernier souffle, put donner les renseignements les plus
précieux. Il parla d'un
homme jeune, de faible carrure,
mais il affirma que certains disent qu'Hadrianus est une
femme, ou précisent que l'assassin aurait pu passer pour
l'un ou l'autre avec un peu d'efforts et de maquillage. Sa
race est humaine, en tout cas.
Le terroriste indiqua
également qu'il ou elle était assez réputé(e) dans le
Syndicat pour sa connaissance de tout ce qui est
mécanique, il/elle aurait d'ailleurs opéré plusieurs
fois sur des missions de sabotage.
Le Régent
fit état de ces conclusions, le regard sévère, devant le
Conseil. Les Nobles de Maison en prirent bonne note et
transmirent rapidement l'ensemble des informations aux
Aarkoniens, tous prirent conscience des lacunes de leur
enquête.
Ces
nouveaux éléments permettraient certainement des pistes
à venir...
HRP
: L'aventure en est à ce point, les Aarkoniens sont à
présent en possession de nouveaux éléments. L'étau semble se
refermer progressivement sur l'assassin, cette pression
pourrait bien lui faire commettre une erreur dans les heures
à venir...
Découvrez les détails pratiques
(et HRP), découvrez les divers
rapports à
la suite de
ce post.