Les abattis du Comte

Retour aux Grimoires

 

Depuis de longs cycles, le Comte Remington Ridgewell est devenu un appui et un soutien indéfectible des Aarkoniens auprès de la Maison des Nobles de Stormwind. Ces liens étroits allaient bientôt plonger l'Aarkonie dans une intrigue dangereuse...

 

(HRP: Event se déroulant en jeu)

 
 

Introduction

Installé à son bureau, le Régent van Kred s'intéressa au courrier qui lui avait été remis un peu plus tôt ce jour-là. Au milieu des nombreuses missives nécessaires au suivi quotidien des affaires et intérêts Aarkoniens, une lettre s'attira la curiosité de l'homme. Rapidement, le cachet de cire du Prévôt  Maleb de Southshore fut brisé, et l'Aarkonien tira de l'enveloppe le pli qu'elle contenait.

A la Régence d'Aarkonie,


Bien que l'affaire que j'ai à soumettre à votre attention ne vous soit pas directement liée, les liens qu'entretient avec le Duché d'Aarkonie l'un des principaux protagonistes m'imposent de vous prévenir.

Récemment, nous avons pu intercepter un messager du Syndicat lors d'une échauffourée ayant opposé ces bandits et une de nos brigades. Les défenseurs de Southshore emportèrent la victoire, et – fait de plus d'importance – une missive destinée à Aiden Perenolde. Bien qu'ils étaient lapidaires, il n'y a aucun intérêt à vous rapporter avec exactitude les propos. Apprenez cependant que cette note était signée de la main d'une personne nommée « Hadrianus », et prévenait Perenolde du bon déroulement des préparatifs de l'assassinat du Comte Remington Ridgewell.

Cette découverte alarmante a bien évidement été transmise par mes soins à Son Altesse, et s'il y a une décision à prendre, elle sera sans aucun doute prise. Néanmoins, Seigneur Régent d'Aarkonie, les relations confiantes reliant le Duché et Messire le Comte Ridgewell font de vos gens le marchepieds idéal pour quiconque désirerait s'en prendre à sa vie. Je ne peux donc que vous recommander, avec toute la considération que m'inspire votre autorité absolue sur le Duché, de faire preuve de prudence vis à vis des recrues qui viendront à vous durant les semaines à venir, tout comme envers celles qui ont récemment prêté serment à l'Aarkonie.

Ma charge à Southshore ne me permet pas de venir à Stormwind, mais si vous estimiez nécessaire une entrevue entre nous, sachez que je saurais trouver le temps de vous l'accorder dans les plus brefs délais, à vous ou à vos gens, si la demande m'en est faite.


Pour l'Alliance,
Lior Hadley, Prévôt de Messire Maleb, Podestat de Southshore.

La nouvelle fut reçue avec la plus grande attention par les autorités aarkoniennes. Le Conseil, composé des nobles de Maisons auxquels s'adjoignent à ce jour les Officiers Instructeurs de la Milice, fut immédiatement convoqué. La Régence informa donc chacune des Maisons de la situation préoccupante dont on l'avait avertie. Le Régent Daarkan van Kred demanda que chacune des Maisons procède à sa propre enquête, dans leurs domaines respectifs de prédilection, et en bonne intelligence avec la Milice. Un minutieux travail d'enquête attendait sans nul doute les aarkoniens...

Chapitre I

Les Maisons aarkoniennes ne tardèrent pas à assurer la Régence de leur concours complet et immédiat. Le Comte Elnor de la Cour précisait que la Maison de Wernoriae se "chargerait au mieux de la protection des aarkoniens et de Monseigneur le Comte Ridgewell" et la Cardinale Nyx de Bosk soulignait que la Maison de Malaky, en raison de l'intérêt et de la générosité que porte le Comte Ridgewell à la noble cause aarkonienne, oeuvrerait immédiatement pour assurer le Comte des protections arcaniques les plus drastiques. De plus, la Maison de Malaky demanda à ce que l'accès au donjon soit strictement interdit aux miliciens pendant toute la durée des investigations nécessaires à la découverte du traître s'étant glissé dans les rangs Aarkoniens. La mesure ne fut pas promulguée par le Régence, laquelle se contenta d'une prescription interdisant le port d'armes au sein du Donjon par l'ensemble des aarkoniens, sauf exceptions. Il aurait appartenu à la Maison d'Artwendor d'édicter l'interdiction demandée par la Cardinale. Quant aux autorités de la Milice, elles répondirent également à l'appel des autorités, non sans préciser leur grande réticence à ce qu'un "étranger", quelle que fut sa fonction, porte ainsi atteinte à la loyauté de ses miliciens.

Lorsque les autorités de Malaky demandèrent expressément aux Officiers de la milice de tout mettre en oeuvre pour découvrir quel était le serpent que l'Aarkonie nourrissait en son sein, et lorsque, quatre jours plus tard, un courrier de la Cardinale leur fut adressé exigeant de connaître l'état des investigations pour découvrir l'assassin infiltré dans les rangs miliciens, précisant que sans nouvelles rapides de leur part: "il ne faudra pas venir vous plaindre d'ingérence, Malaky prendra les mesures qui s'imposeront", l'Officier Galduth Gorlan réagit de manière virulente, stigmatisant à son tour ce qu'il estimait être les travers de Malaky. Les choses se présentaient mal.

Les atermoiement politiques ne retinrent pas toutes les forces vives du Duché, ainsi, Linebleue d'Harloup, alors milicienne, ne tarda pas à se rendre en Southshore. Elle se rendit auprès de son contact local, le maître des traditions Dibbs, afin de recueillir quelques informations. Celui-ci lui indiqua que le Prévôt Lior Hadley n'était pas disponible immédiatement, elle apprit, de fil en aiguille, que Sire Hadley avait été appelé à Hillsbrad voilà deux jours de cela.

Rapportant sans délai au Conseil les informations ainsi collectées, Dame d'Harloup espéra bien que chacune des Maisons dépêchent l'un de ses représentants pour une entrevue qui pourrait se révéler cruciale.

Chapitre II

Les Aarkoniens ne tardèrent pas à rencontrer le Prévôt Hadley. Les Gardes Prétoriens Elianthïs Ulthue et Lance Aelbarad de la Maison de Wernoriae escortaient le Comte Elnor de la Cour, l’Officer Linebleue d’Harloup étaient également du voyage. Ils en apprirent plus sur l'origine de la missive découverte sur le corps du messager du Syndicat. Selon les souvenirs d'Hadley, ils étaient onze. Il avait été pratiqué sur eux une autopsie avant que leurs corps ne soient rapatriés en Southshore : tous souffraient du scorbut, maladie qui touche les marins quand ils voyagent longtemps en mer et qu’ils se nourrissent mal. En outre, la patrouille qui avait été intercepté venait de l’Ouest et partait visiblement pour la Colline de Darrow, ils avaient très probablement accostés non loin de la côte. Le Prévôt supposa que les Messagers seraient venus du Sud, certainement de la ville de Ménéthil, ou de plus loin peut-être. Hadley indiqua aux Aarkoniens que le meilleur moyen de se renseigner serait de s'adresser à Thurimar Barad, le Magistrat qui assistait le Capitaine Stoutfist à Ménéthil. Si un navire plus ou moins suspect était passé par les quais, il le saurait. Les Aarkoniens ne tardèrent pas plus et quittèrent le Prévôt.

Pendant ce temps là...

Bien repu par son copieux souper, le Prévôt Hadley avait rejoint ses quartiers privés, au second étage de l'Hôtel de Ville de Southshore. Entrant dans la pénombre de son corridor, il se retourna pour verrouiller sa porte, avant de machinalement tendre la main vers la lampe à huile. Le contact froid de l'acier sur sa gorge figea son geste avant qu'il ne puisse allumer la mèche, immédiatement suivi de paroles murmurées directement à son oreille.
- « Le moindre bruit, tu meurs. Un mouvement, tu meurs. Hoche lentement la tête si nous avons un accord. »
N'ayant de toutes évidences pas un goût prononcé pour le sacrifice, le magistrat s'exécuta, et attendit. Près d'une minute s'écoula ainsi, sans que son assaillant ne fasse le moindre mouvement. Lorsque les nerfs de Lior étaient sur le point de céder, la voix de l'autre refit surface, à peine audible.
- « Quelques questions, et nous nous quitterons sans qu'il ne te soit fait le moindre mal. A chaque réponse n'ayant pas l'accent de la vérité, j'enfonce d'un pouce. »
Courte pause, durant laquelle le magistrat sentit la pointe d'une autre arme appuyer fortement dans son dos, au niveau de ses reins. L'homme déglutit péniblement, sentant avec horreur sa pomme d'adam glisser sur la lame appuyée contre sa peau.
- « Hoche la tête une fois pour oui, deux fois pour non. La lettre concernant Ridgewell... Fut-elle vraiment trouvée sur des hommes du Syndicat ? »
Hochement de tête.
- « Etait-elle codée ? »
Hochement de tête.
- « Dibbs fut-il celui brisant le code ? »
Hochement de tête.
- « A-t'il mit longtemps pour y parvenir ? »
Le magistrat voulu secouer la tête ; aussitôt, la lame mordit la chair de son cou, provoquant un très léger saignement. Respirant désormais difficilement, l'homme se reprit et hocha deux fois la tête. Son assaillant prit d'interminables secondes pour digérer l'information, ne faisant rien pour l'apaiser.
- « La lettre est-elle toujours en ta possession ? »
Hochement de tête.
- « Je n'ai pas eu l'irrespect de farfouiller dans l'intimité de tes affaires. Désigne-moi, lentement, le meuble où je pourrais la trouver. »
D'une main tremblante, Lior Hadley désigna une commode située à côté de son secrétaire.
- « Ta coopération me fut précieuse. J'aurais une dernière question, avant que nous nous quittions, tu me permets d'abuser de ton temps ? »
Son contrôle de lui-même lui échappa, et Lior Hadley commença à bredouiller un mot. La seconde syllabe de celui-ci se noya dans des gazouillis écoeurants, tandis que son sang s'engouffrait dans sa trachée désormais béante.
Le corps du Prévôt s'effondra, retenu par les mains habituées de son assaillant. La masse pourtant bien en chair du magistrat toucha le sol sans émettre le moindre bruit susceptible d'inquiéter quelqu'un en dehors de la pièce.

Sans plus d'égard pour cet homme agonisant, la silhouette traversa la pièce jusqu'à la commode. Une dizaine de secondes plus tard, l'assaillant trouvait la lettre du Syndicat, et la glissait sous sa tunique. Retournant vers le magistrat, il se pencha sur ce dernier, et bloqua la tête de l'homme sous son genou. Le fil de sa dague frappa avec précision entre les vertèbres cervicales, mettant un terme à l'agonie.
- « Regrettable, plus de cran et tu vivais. »

Se redressant, la silhouette se dirigea vers la fenêtre de la chambre du Prévôt.
Thurimar Barad, hmm, le nom ne lui disait rien. Un Nain, sans doute, à en croire la consonance. Lui rendre visite au petit matin ne serait pas déplaisant.

Chapitre III

 

Lors de ses investigations à Ménéthil, le Garde Prétorien Elianthïs Ulthue avait pu apprendre que Thurimar Barad était actuellement au large de la cité portuaire. Selon son assistante, une Naine répondant au nom de Imli Arshgem, il inspectait un navire marchand placé en quarantaine. La femme avait affirmé au Prétorien que Sire Barad serait de retour à la Citadelle de Ménéthil sur les coups de midi, dans le pire des cas. Le Prétorien Ballian de Hauteterres et le Comte de la Cour purent se renseigner plus précisement : Un bateau nommé l’Iboga, venant de Kul’Tiras avait jeté l’ancre à la limite de la zone de mouillage, et il était parti avant sa mise en quarantaine. Son tonnage était de 400 et selon les estimations de l’assistante il y avait un équipage d’une trentaine d’hommes.

La Naine expliqua également aux Aarkoniens son inquiétude de n'avoir pas revu son patron depuis deux jours, l'absence était longue pour une simple inspection de routine. Proposant à l'assistance leur concours pour se mettre à la recherche de Thurimar, les Aarkoniens louèrent une petite barque et se rendirent à l'endroit que désignaient les rapports de l'assistance. Le voyage fut macabre puisque le corps flottant d’un Nain fut leur seule rencontre.

 

Imli Arshgem l'identifia comme étant le Magistrat que les aarkoniens cherchaient. Une piste semblait s'évaporer. Bouleversée, l’assistante remis aux aarkoniens une lettre scellée magiquement, elle s'enfuit, en pleurs, avant que le Comte De La Cour ne put l'interroger sur sa provenance. De retour à Stromwind, la missive fut confiée à la Milicienne Siiam Lilienthal, versée dans les arts magiques. Lorsque le corps fut enfin arrivé à l'Hospice Aarkonien, selon les ordres du Comte, une autopsie fut pratiquée par le Médecin ducal : la cause de la mort n’était pas seulement la noyade, les côté tuméfié du nain révélait qu'un coup de poignard lui avait été porté dans le rein droit. La blessure était aussi nette que précise, le meurtrier savait ou frapper. Visiblement, quelqu'un précédait les Aarkoniens. Quant au contenu de la lettre, il fut communiqué au Conseil, les autorités des diverses Maisons et de la Milice en furent donc informées :

La Lettre scellée magiquement

Mon ami,

Dame Beve fut excessivement satisfaite de l’aide que vous avez accordé à nos œuvres. Sachez qu’elle saura vous remercier comme il se doit. Un de mes Agents vous attendra à l’Antre Forlorn le 23éme jour à la 20e heure et 30 minutes. Ne tardez guère. L’homme n’est pas patient.

Seigneur U. Hadanot.

Dame Beve, U.Hadanot... des noms qui ne parlaient pas à la plupart des Aarkoniens. Le Comte De La Cour ne tarda cependant pas à comprendre que cette « Dame Beve » n'était autre que Lady Beve Perenolde, la fille de Lord Aiden Perenolde, le triste dirigeant de l’organisation du Syndicat. La Maison de Malaky, par l'intermédiaire de la Vicomtesse Phaenan Dourton, informa les aarkoniens quant à l'identité du second personnage évoqué dans la missive : Ul'haik Hadanot. Ancien mage de Dalaran, talentueux Quel'Dorei flétri d'orgueil et supposé s'être allié à Kel'Thuzad après la chute de la Citadelle Violette.

Si la Vicomtesse indiqua ne pas avoir la moindre idée de son allégeance actuelle, elle souligna cependant que d'aucuns supposent qu'il a été intégré au Culte des Damnés.

Quant à l'Antre de Forlon, les aarkoniens de souche naine ne tardèrent pas à expliquer qu'il s'agissait du nom d'une échoppe mal connue, dans la Caverne Lugubre d'Ironforge... ce n'était pas le repère d'un quelconque dragon...

                                                                                                                                          - La Caverne Lugubre en Ironforge -

Chapitre IV

Pendant ce temps là...

Ses pas résonnaient sur le pavé d'Ironforge tandis qu'elle se dirigeait vers ce quartier au nom si avenant :caverne lugubre, fallait-il être Nain pour baptiser un lieu de la sorte. Essuyant la sueur de son front, elle espérait qu'au moins l'air y serait plus frais que dans le reste de cette fournaise de ville. Ménéthil ne lui avait rien apprit, le magistrat ayant eu la bonne idée de se faire tuer avant qu'elle n'ait le temps de le rencontrer. Le pire étant qu'elle ne s'attendait pas non plus à apprendre quoique cela soit dans cette échoppe. Pour situer cet Antre de Forlorn, elle avait du perdre une heure à poser des questions au hasard aux passants croisant sa route. A croire que personne n'avait jamais entendu parler de ce qui était – elle avait fini par l'apprendre – un magasin ésotérique. Ce qui, maintenant qu'elle en apercevait la devanture, n'avait rien d'étonnant. Un commerce glauque dans un lieu au nom sinistre. Elle haussa les épaules, après tout, en dépit de son nom, ce quartier d'Ironforge restait gardé et sous la même autorité que le reste de la capitale. Des lieux plus alarmants l'avait déjà vus passer.

La femme ajusta ses habits avec précision, veillant bien à ne pas avoir l'air tiré à quatre épingle, tout en restant assez correctement vêtue pour pouvoir assumer le rôle qu'elle s'était choisi. L'heure du rendez-vous avec cet impatient agent était passée depuis longtemps, et elle ne s'attendait pas à le croiser. Elle ne le désirait même pas ; à quoi bon ? Cet agent, qui qu'il soit, avait reçu
l'ordre de recevoir un Nain. Pouvant difficilement se faire passer pour cela, Hadrianus n'aurait pas même songé à tenter sa chance... Elle prit un air absorbé, et pénétra dans l'échoppe.
- «
Ola ! », l'aborda le Nain borgne tenant le comptoir.
Saluant le commerçant d'un signe de la tête, elle se pressa de regarder les diverses marchandises mises en vente. Une sorte d'apothicaire, en effet, des tas d'objets encombraient l'échoppe, et elle n'aurait pas su en nommer la moitié d'entre eux.
- «
Qu'est-ce que je peux faire pour la dame ? », continua le Nain après un court instant.
Hadrianus prit le temps de saluer d'un sourire fade la gnome en robe qui assistait de toutes évidences le Nain. De précieux instants volés afin de peaufiner son mensonge... Un peu avant que l'attente ne puisse mettre la puce à l'oreille du Nain, elle répondit d'une voix songeuse.
- «
Du trogg, oui, cela devrait convenir. Vous avez de l'os de trogg, évidement. »
Elle regarda le visage du Nain, le fixant quelques secondes après l'avoir ignoré jusque là, puis se remit à détailler les diverses étagères.
- «
En poudre, uniquement en poudre les os. Je vous dis pas la place que ça me demanderait sinon. »
Le Nain quitta le comptoir pour monter à l'étage, où elle l'entendit fouiller. Moins d'une minute plus tard, il était de retour et lui tendait un bocal en verre.
- «
Ca suffira ? La quantité. »
Elle hocha la tête, porta la main à sa bourse, et regarda de nouveau le Nain.
- «
C'est pour quoi faire ? », lança t'il.
- «
Pour faire ce pourquoi l'on vient chez vous. », répondit-elle avec un sourire entendu, avant de reprendre, « Je pourrais être bavarde si cela était gratuit. »
Le commerçant, qui avait affiché un grand sourire au début de la réponse, laissa échapper un grognement amusé.
- «
Je préfère encore m'asseoir sur ma curiosité ! Une pièce et quarante argent, la dame Elfe. »

Sortie après avoir payé, la femme s'éloigna de l'échoppe. Elle n'y avait rien apprit, comme elle s'y était attendue de prime abord. A l'exception du fait qu'elle n'avait pas senti chez ce Nain l'arrogance inconsidérée et l'assurance déraisonnable commune à la majorité des membres du Syndicat. Soit son échoppe et lui n'avaient rien à voir avec l'agent qui s'y était trouvé. Soit l'échoppe, l'agent et le Nain ne servaient pas le Syndicat. Pourtant peu joueuse, elle aurait parié sur cette frêle intuition. Un sourire apparu sur ses lèvres tandis qu'elle replaçait derrière son oreille en pointe une mèche de cheveux rebelles.

Beve Perenolde... Ce nom ne lui inspirait déjà pas grande confiance. Pas plus que de crainte ; la femme n'avait pas grande envergure. En revanche, Hadanot... Ne pas connaître ce nom l'inquiétait au plus haut point. Une inconnue dans son équation... Quelqu'un d'extérieur au Syndicat ? Il n'y avait guère qu'un des versants de l'organisation qu'elle ne connaissait pas. Se rapprochant de la Grande Forge, Hadrianus y jeta sans considération le bocal acheté et continua sa route en direction des griphons. Les membres du Veille d'Argus se feraient une joie d'avoir à la renseigner.

Assise sur le griphon qui venait de l'emmener dans la fraîcheur mordante de Khaz Modan, la femme se massa les tempes.
- «
Pense. », s'ordonna-t'elle à voix haute.
Si elle désirait pouvoir se protéger efficacement, il fallait qu'elle comprenne au plus vite ce qui se tramait dans son dos. Ne pas y parvenir commençait non pas à l'agacer. Mais à l'inquiéter.
Beve savait sous quelle identité elle se cachait. Elle savait aussi qu'il aurait suffit de lui proposer un contrat, pour s'acheter sa loyauté, ou même pour l'amener à se rapprocher dangereusement d'Alterac et des assassins du Syndicat. Et pourtant, l'héritière des Perenolde passait par toute cette mise en scène. Non, vraiment, Hadrianus ne savait pas ce que la vieille Humaine et ce Hadanot avaient en tête. Mais elle tenait pour certain que ce projet lui serait inévitablement désagréable, s'il venait à se concrétiser.

Chapitre V

Le 24e jour du Second Grand Cycle, les aarkoniens prirent connaissance des dispositions d'urgence en vigueur concernant la sécurité de leur hôte le Comte Ridgewell. Demandées par la Maison de Malaky, édictées par la Maison d'Artwendor et approuvées des autorités de la Régence.

 

Loi sur les mesures d'urgences établies pour la sécurité de Monsieur le Comte de Ridgewell.

Loi visant à autoriser à titre temporaire des mesures extraordinaires de sécurité en situation de crise. En l'occurrence, est attendu de tout Aarkonien l'obligation primordiale d'assurer la sécurité de Monsieur le Comte de Ridgewell et ce jusqu'à l'annulation complet de l'état d'alerte par les autorités de la Régence d'Aarkonie. Il est entendu que la présente loi n’a pas pour effet de porter atteinte à la compétence conférée à la royauté de Stormwind de prendre des mesures d'urgence en tous lieux, territoires ou zones qui relèvent de la compétence du Duché d'Aarkonie. La Maison d'Artwendor, sur l'avis de la Maison de Malaky et avec le consentement des autorités de la Régence d'Aarkonie, édicte :


I. Garde personnelle de Monsieur le Comte de Ridgewell.

I.I Les effectifs actuels de la garde personnelle du Comte de Ridgewell seront doublés et l'accompagneront dans tous ses déplacements intérieurs et extérieurs au Donjon de Stormwind.
I.II La-dite garde vérifiera chaque pièce avant le passage de Monsieur le Comte de Ridgewell.
I.III La-dite garde sera relevée toutes les deux heures.


II. Sécurite des appartements de Monsieur le Comte de Ridgewell.

II.I Deux gardes seront de faction devant chacune des portes des appartements de Monsieur le Comte de Ridgewell.
II.II Des rondes extérieures menées par groupe de trois seront effectuées toutes les demi-heures.
II.III Les gardes délégués à la sécurité des lieux seront relevés toutes les deux heures, soit une heure exacte après la garde personnelle de Monsieur le Comte de Ridgewell.


III. Securite des biens adresses a Monsieur le Comte de Ridgewell.

III.I Tout paquet envoyé à l'intention de Monsieur le Comte de Ridgewell sera vérifié par une personne de confiance, exclusivement nommée par le Comte de Ridgewell en personne.
III.II Tout paquet envoyé à l'intention de Monsieur le Comte de Ridgewell sera analysé par un mage de confiance, exclusivement nommé par le Comte de Ridgewell en personne.
III.III Toute nourriture ou boisson adressée à Monsieur le Comte de Ridgewell sera vérifiée et déclarée vierge de tout poison.


IV. Accès aux quartiers de Monsieur le Comte de Ridgewell.

IV.I L'identité de tout visiteur sera vérifiée à l'entrée du Donjon de Stormwind.
IV.II Sauf dérogation nominative et exceptionnelle, accordée par la Régence d'Aarkonie, le port d'Armes dans le Donjon de Stormwind est désormais interdit. Les armes seront confiées aux Gardes de l'entrée du Donjon qui en disposeront sur les râteliers prévus à cet effet.
IV.III Tout milicien Aarkonien désirant audience auprès de Monsieur le Comte de Ridgewell devra, après en avoir formulé la demande explicite, être accompagné d'un Noble, d'un Officier ou d'un garde Prétorien ou a défaut, de deux gardes délégués à cet effet.


La loi sur les mesures d'urgences pour la sécurité de Monsieur le Comte de Ridgewell prend effet à ce jour, jusqu'à l'annulation de l'état d'alerte par les autorités de la Régence d'Aarkonie.

 
 

" [...] Cela faisait peut-être une demi-heure, probablement même un peu plus, qu'elle se trouvait là. Adossée contre un mur taillé à même la roche, les yeux clos et le visage concentré. Ne cessant de faire rouler une perle entre ses doigts, Phaenan observait cet Antre de Forlorn, à sa manière. Peu lui importait d'être dans l'échoppe même où à deux cents mètres de celle-ci, comme c'était actuellement le cas. Bien au contraire, à distance elle s'évitait l'attention des occupants. Un simple magasin de composants ésotériques ? Qu'un tel commerce demande une certaine connaissance des Arcanes aurait facilement expliqué que ceux présents dans l'échoppe aient quelques rudiments en matière de Magie. Mais là... Trois d'entre eux étaient bien loin de n'être que des novices. Ou d'être de simples Mages. La Magicienne s'éloigna de leurs esprits avant de risquer d'attirer leur méfiance, se concentrant davantage sur le moins expert des quatre commerçants : le Nain, ce dénommé Gerrig Bonegrip. La perle glissa entre pouce et annuaire, avant de disparaître dans le creux de sa paume. Ce Nain... Sa présence... Il y avait en eux lui même désagréable sensation que celle qui empestait Silithus. Et il y avait d'autres gens comme lui dans le sous-sol de l'édifice. Phaenan serra les poings, coupant sa Divination tout en commençant à se diriger vers la Garde Militaire d'Ironforge.[...]

Les autorités aarkoniennes avaient résolu de mener l'enquête dans l'échoppe naine avec les plus grandes précautions. L'opération devait être minutieusement menée. Dans le but de réaliser cette mission potentiellement vitale pour la sécurité du Comte Ridgewell, les Aarkoniens furent inviter à se tenir à disposition du Duché dès la 20e heure du 25e jour du IIe Grand Cycle. Par sécurité, le lieu de rendez vous choisi ne serait communiqué que par communicateur peu avant l'opération elle-même.

Cette mission de renseignement, demandant finesse et discrétion, ne mobilisera toutefois pas l'ensemble des troupes aarkoniennes, elle nécessitait pourtant une préparation et une revue préalable des forces en présence, ce qui justifiait la mobilisation.

L'heure approchait, les troupes aarkoniennes furent divisées en sections, l'une d'entre elle recevrait la direction des opérations.

C'est au Milicien Elcam de Frégocité et à son groupe que l'on confia le pan le plus délicat de l'opération.

Suivant les ordres de l’Officier Linebleue, Elcam entra normalement dans le magasin « l’Antre de Forlon », le visage brillant de sueur dû à la fournaise de la ville. Un nain, apparemment maître des lieux et deux gnomes tenaient la boutique. Chacun vaquait à ses occupations, le nain donnait des ordres à ses employés. Le Milicien se présenta devant lui sans lui donner de nom, simplement en tant que livreur. Il ne l’écouta pas et lui lança de voir ça à l’étage. À mi-chemin dans l’escalier, il le rappela, l’ordre de monter n’était apparemment en fait pas destiné à l'Aarkonie, le nain ne l’avait pas écouté du tout. Mais au moins dorénavant, il avait capté toute son attention. D’un rapide coup d’œil, le Milicien rapporta avoir vu à l’étage trois personnes. Un elfe, bien vêtu, un humain en robe et, au fond de la salle, près d’une bibliothèque, une personne de petite taille, ne pouvant dans la pénombre distinguer si c’était un gnome ou un nain, ou même un enfant, bien que cela soit peu probable dans ce lieu. Le Milicien se présenta au nain qu'il avait visiblement fâché. Après quelques phrases, l’atmosphère se détendit de nouveau. Il lui parla du colis, qu'il avait pris du retard à cause d’un contrôle surprise, il sembla croire que le Milicien était bien le livreur qu'il attendait. Sans donner trop de détails, Elcam le laissa parler. Plus nous avancions, plus ses collègues se rapprochaient de l'Aarkonien, pour l’inspecter sûrement. Heureusement, il était venu non armé et même la cotte de maille sous sa chemise n’était pas suspecte pour un livreur qui parcourait les cités.

Le guidant sur un nom mal prononcé, le nain Gerring corrigea immédiatement le Milicien en lui donnant le nom de Barad, ce qui tend à prouver un lien entre eux. A ce moment là, l'homme Elfe descendit rapidement les escaliers et sortit du magasin en courant. Il passa derrière le Milicien, si bien que celui-ci ne put voir son visage.

Elcam insista alors pour reprogrammer la livraison au plus tôt. Mais Gerring voulait que la livraison soit faite impérativement par Barad en personne. Gerring parla alors d’un homme, le destinataire du colis, qui le réceptionnera lui-même, le surlendemain soit le 27 du IIe Grand Cycle à la sixième heure de l’après-midi. Nous ne pûmes avoir plus d’informations sur ce destinataire, ni même sur ce colis. Le nain devenant méfiant, le Milicien se retira. Aucune piste claire ne se dégageait... un élément, ou plusieurs, devait manquer aux aarkoniens. Quelques jours passèrent avant que les autorités aarkoniennes n'ordonnèrent une nouvelle tentative au sein de l'échoppe. Elle fut, cette fois-ci, confiée au nain Groyn Blackstone. Il n'en apprit guère plus bien qu'il fut reçu à l'étage. Son hôte, un humain, lui remit une gemme de jade pour sa présence, tout en affirmant ne pas attendre de livraison du nain
Thurimar Barad. Les autorités de Malaky demandèrent à ce qu'on la leur confia pour étude arcanique. 

Chapitre VI

Le dossier concernant la menace pesant sur le Comte Ridgwell accaparait particulièrement la Maison de Malaky, la Cardinale de Paltenio, Nyx de Mariakale, en tête. Elle avait reprit et épluché les différents courriers et rapports de l'affaire. L'implication du Syndicat la laissait froide, elle avait suffisamment été confrontée à diverses congrégations de malfrats pour savoir que celle-ci était juste plus connue que les autres. Par contre, savoir que le Culte des Damnés y était mêlé d'aussi près la faisait frissonner malgré la chaleur diffusée par l'importante cheminée qui ronronnait dans son bureau. Relevant la tête, elle s'abandonna à la réflexion quelques instants. Bientôt un Grand Cycle qu'ils avaient apprit le projet d'assassinat du Comte Ridgewell, et pourtant aucun incident n'avait été à déplorer au Donjon. Certes les protections et précautions s'étaient immédiatement multipliées, mais le fait que vraiment rien n'était venu perturber la sérénité de leur hôte la gênait. Cela faisait beaucoup de temps à son goût. Un assassin confirmé, surtout oeuvrant avec l'appui d'aussi importantes structures que le Syndicat et le Culte des Damnés aurait depuis longtemps tenté une action quelconque. Pourquoi ne se passait-il donc rien ? L'information contenue dans la lettre était-elle véridique ? Mais si la lettre était un leurre... dans quel but ? Jeter la suspicion dans les rangs Aarkoniens ? Pourquoi ? La Cardinale retournait les questions dans sa tête sans y trouver de réponses satisfaisantes, elle n'était pas la seule. Au moins venait-elle de recevoir les résultats de l'analyse de la gemme de jade que Malaky avait demandé.

École des Conjurateurs de Stormwind,


A l'attention de la Cardinale de Paltenio et de la Vicomtesse de Matrane.


Après quelques jours d'études, nous avons découvert que la Jade que vous nous avez confiée était une gemme enchantée. C'est en effet l'un des principaux éléments nécessaires pour le rituel permettant à un vivant d'être transformé en Fantôme. Aussi étrange que cela puisse sembler de la part d'un esprit sain, cette "mort" semble être considérée comme un honneur par les membres du Culte des Damnés.

Bien que naturelle, la jade a été soumise à une série de magies tenant de la nécromancie. Rien cependant qui ne puisse particulièrement permettre de localiser son porteur.

Les sortilèges ayant modelé la jade en vue de sa future utilisation étaient relativement complexes ; ce n'était pas l'oeuvre d'un amateur, ni même d'un Mage disposant de peu de ressources. Nos premiers conseils seraient de détruire cet objet sur le champ. Nous laissons cependant à la discrétion de votre jugement un tel acte.

Recevez, chères confrères Aarkoniennes, l'expression arcanique de notre respect,


Conseil des Arcanes de Stormwind

La nécromancie... La cardinale comprenait à présent pourquoi elle et la Vicomtesse Phaenan Dourton avait du s'en remettre au Conseil des Arcanes de Stormwind. Elles qui n'avaient aucune notion dans l'art maudit, n'avaient pu, seules, déterminer les sortilèges émanant de la Jade.

Le Culte des Damnés... La nécromancie pratiquée par des experts... tout cela menait à Scholomance, la terrible école installée dans Caer Darrow. Les nécromants usaient et abusaient de leurs pouvoirs pour protéger le bastion fortifié et leurs étudiants. Si la menace originelle était partie de là-bas... pourquoi leur cible aurait été le Comte Ridgewell ? A moins que ce ne soit L'Aarkonie qui ne soit réellement visée... et si cela était... dans quel but ? La soumission aux vote des aarkoniens de la Loi sur la Démonologie ? Possible... Le Culte des Damnés craindrait-il que L'Aarkonie ne donne l'exemple à toute l'Alliance en adoptant cette Loi ? Possible aussi...

De longs jours passèrent, le système de sécurité mis en place autour du Comte perdurait. Mais les autorités aarkoniennes s'étonnaient que rien de nouveau ne laissa présager d'une menace réelle. La Maison d'Artwendor convoqua une réunion du Conseil, ouverte à tout aarkonien, pour convenir des dispositions à venir. Après quelques divergences d'opinion sur de menus détails, on fut d'accord.

Avant que la menace soit jugée levée, on procéderait à l'interrogatoire des nouvelles recrues aarkoniennes.

Chapitre VII

Cela faisait plusieurs jours que les enquêteurs aarkoniens interrogeaient les Recrues fraîchement enrôlées, force était de constater que les résultats étaient plus que maigres et que la suspicion générale n'avait rien de plaisante. Depuis la missive annonçant le danger encouru par le Comte, on avait fort peu entendu la Régence, cela changea le 18e jour du IIIe Grand Cycle.

Daarkan van Kred, Régent d'Aarkonie, savait que l'étendard aux couleurs noir et or n'avait pas encore regagné sa puissance d'antan, que nombre d'Aarkoniens, aussi prometteurs pour l'avenir du Duché qu'ils furent, n'en étaient pas moins encore de très jeunes pousses. De par ses relations au Donjon de Stormwind, il pouvait compter sur l'appui de quelques membres de la Maison des Nobles forts puissants et bénéficiant d'un réseau d'informateurs qui s'étendait à l'ensemble du monde connu. Dès la menace pesant sur le Comte révélée, il y fit appel, en toute discrétion. L'ensemble des rapports lui parvenant l'amena à une conclusion simple mais amère : les enquêteurs aarkoniens s'étaient gravement fourvoyés.

D'abord, où étaient-ils aller chercher qu'il y eut le moindre lien entre le navire marchand inspecté par le nain Barad et le bateau supposé être passé en Ménéthil cinq à six semaines avant sa mort...  En effet, selon les renseignements pris chez le Prévôt Lior Hadley, le bateau qui aurait amené les hommes du Syndicat, dont le messager, aux environs de Southshore, aurait pu partir de Ménéthil trois semaines avant la découverte de la lettre, soit quatre à cinq semaines avant l'entretien entre les Aarkoniens et Lior Hadley.

Sur ce, les enquêteurs Aarkoniens se rendirent quelques jours plus tard à Ménéthil, entendirent parler d'un bateau, et, par une logique étrange, en conclurent que c'était le bateau du Syndicat. Pourtant, à ce moment là, cela devait bien faire cinq à six semaines que le bateau du Syndicat n'était plus à Ménéthil, si tant est qu'il y ait fait escale un jour... De cette conclusion hâtive découla une série de fausses pistes qui finit de perdre les aarkoniens en conjectures et soupçons diffus. 

Le Régent fut d'ailleurs assez surpris lorsqu'il apprit que les Aarkoniens n'avaient jamais demandé à l'assistante de Barad ce qu'ils étaient venus chercher: à savoir des informations sur le navire du Syndicat qui aurait pu amarrer à Ménéthil cinq semaines plus tôt ! Une erreur que des Agents de la Laarkonia n'auraient pas commise. Selon les rapports que la Régence avait en sa possession, "L'iboga" était juste un navire de contrebandiers, lesquels ont tué celui inspectant leur cargaison, avant de prendre la fuite... une triste affaire, mais qui n'avait rien à voir avec les menaces pesant sur le Comte.

Un second rapport donnait plusieurs précisions sur l'assassin, ce dénommé "Hadrianus".

Rapport concernant l'assassin présumé Hadrianus

  • Est très accessoirement accusé de la récente mort de Lior Haldey
     

  • Première apparition il y a 5 ou 6 ans. Rien ne laisse penser à une évolution des talents au cours de ces années, ce qui est assez atypique puisque c'est une activité où l'on se forme sur le terrain.
     

  • Parfois décrit comme un humain, d'autres fois comme une femme soit humaine, soit haut-elfe. Ce qui, magies exceptées, laisse penser à quelqu'un qui n'a pas une grande stature et est assez svelte.
     

  • Age et traits physiques méconnus, par manque de témoins à portée. Les quelques on-dits disponibles ne sont pas intéressants, puisque trop changeants.
     

  • On lui prête un grand nombre de meurtres. Trop grand pour être crédible en 5-6 ans d'activité, ce qui laisse imaginer qu'on lui attribue les meurtres d'autres personnes... Cependant, aucune preuve matérielle n'atteste ces accusations. L'un des pans de sa réputation est justement de ne pas être une tête brûlée.
     

  • A plusieurs reprises, les récits des assassinats qu'on lui prête mettent l'accent sur les talents d'Hadrianus pour désamorcer les pièges mécaniques.

Les hommes de la Maison des Nobles de Stormwind avaient également usé d'une méthode efficace à laquelle les Aarkoniens auraient du songer : l'interrogatoire musclé de personnes affiliées au Syndicat. Il en était ressorti un mélange de superstitions et de détails plus précis que ceux donnés par le commun des traine-tavernes. D'abord, il fut établi que le nom d'Hadrianus était un nom connu par une très grande partie des terroristes du Syndicat. Après avoir servi à Arathi auprès du Syndicat local, l'assassin aurait été envoyé à Alterac pour s'infiltrer chez les Perenolde. Cela se solda par un échec retentissant, et il n'y eut plus aucune nouvelle d'Hadrianus depuis. Les hommes du Syndicat interrogés sont tous partagés entre l'idée que l'assassin a pu s'échapper, et celle qu'il a été fait prisonnier puis exécuté par les Perenolde.

Ensuite, il fut clairement établit qu'il n'était certainement pas liée avec le SI:7, ou avec Ravenholdt. Il aurait d'ailleurs frappé ces derniers à de nombreuses reprises. En revanche, tous s'accordent à dire que son visage est méconnu. Les gens du Syndicat l'ont très probablement côtoyé, mais sans établir de lien entre sa personne et son identité.

Lorsqu'il apparaissait avec son identité dévoilée, c'était toujours à visage couvert ; à ces moments là il portait toujours une paire de gants, sans considération pour la saison ou le lieu où il se trouvait. Cela a d'ailleurs amené à une série de spéculations pour savoir ce que l'assassin pouvait bien vouloir cacher avec ces gants. Certains sont allés jusqu'à imaginer un sang mêlé avec quelque chose de peu avouable, dont la nature se lirait au niveau des mains et avant-bras.

 

Lors de leurs opérations, les agents de la Maison des Nobles capturèrent un chef de troupe du Syndicat, ce dernier, avant de rendre son dernier souffle, put donner les renseignements les plus précieux. Il parla d'un homme jeune, de faible carrure, mais il affirma que certains disent qu'Hadrianus est une femme, ou précisent que l'assassin aurait pu passer pour l'un ou l'autre avec un peu d'efforts et de maquillage. Sa race est humaine, en tout cas.

 

Le terroriste indiqua également qu'il ou elle était assez réputé(e) dans le Syndicat pour sa connaissance de tout ce qui est mécanique, il/elle aurait d'ailleurs opéré plusieurs fois sur des missions de sabotage.

Le Régent fit état de ces conclusions, le regard sévère, devant le Conseil. Les Nobles de Maison en prirent bonne note et transmirent rapidement l'ensemble des informations aux Aarkoniens, tous prirent conscience des lacunes de leur enquête.

Ces nouveaux éléments permettraient certainement des pistes à venir...

 

HRP : L'aventure en est à ce point, les Aarkoniens sont à présent en possession de nouveaux éléments. L'étau semble se refermer progressivement sur l'assassin, cette pression pourrait bien lui faire commettre une erreur dans les heures à venir...

 

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