La passion de la
généalogie... que peut-il y avoir de plus tranquille et sûr
? Peut-être bien plus de choses qu'on ne l'imaginerait...
(HRP: Event se déroulant en jeu)
- Les Clairières de Tirisfal -
Introduction
- Par la Flamme !
"... Le cri de Nyx
résonna sous les voûtes de la
Bibliothèque Ducale. Elle se
leva subitement et renversa la
chaise sur laquelle elle était
assise, comme à son habitude
lorsqu'elle se plongeait dans
les vieux écrits Aarkoniens pour
retracer l'histoire de ses
ancêtres. La longue table de
noyer était recouverte de
parchemins, de livres anciens,
de vieilles lettres et de divers
documents plus ou moins récents.
Ce qui avait fait bondir Nyx
était une missive hâtivement
rédigée à l'emblème de l'Aube
d'Argent... ".
Camp
du
Noroit,
Cinquième
jour
du
Douzième
Grand
Cycle
de
l'An
Vingt-Cinq,
Dame
de
Bosk,
Suite
à
votre
courrier
nous
avons
essayé
de
retrouver
traces
de
votre
famille.
Malheureusement
le
peu
de
documents
que
nous
avons
pu
évacuer
avant
la
chute
de
Lordaeron,
ne
nous
a
pas
permis
d'en
apprendre
beaucoup.
L'essentiel
des
archives
étant
restées
en
notre
regrettée
capitale.
Cependant,
le
hasard
a
voulu
que
l'un
de
nos
soldats,
ayant
eu
vent
de
vos
recherches
se
rappela,
en
voyant
vos
armes
familiales,
avoir
trouvé
il y
a
quelques
années,
un
coffre
contenant
divers
effets
dont
certains
étaient
brodés
des
armes
de
Mariakale.
Ce
coffre
était
dans
une
ferme
actuellement
en
ruine,
située
au
coeur
de
Tirisfal,
zone
infestée
par
la
Peste,
au
lieu-dit
"Les
Balnirs".
Nous
ne
pouvons,
et
vous
le
comprendrez
aisément,
dans
notre
situation
envoyer
des
hommes
enquêter
sur
cette
découverte,
le
fléau
ne
nous
laissant
aucun
répit.
Nous
regrettons
de
ne
pouvoir
vous
aider
plus
avant.
Officier
Pureheart.
Aube
d'Argent
La
missive dut faire la plus grande
impression sur la Cardinale de
Paltenio Nyx de Bosk, née de
Mariakale. Car
ce fut visiblement à
la hâte qu'elle rangea
sommairement les documents
éparpillés sur sa table de
travail, oubliant la lettre dans
la bibliothèque. L'histoire
aurait pu s'arrêter à ces
considérations généalogiques
somme toute fort communes, mais,
au contraire, c'est ici que
notre aventure débute...
Chapitre I
La Cardinale avait pris
le temps d'un rapide message à
l'attention de son
tendre époux, le Sénateur Kabuga
de Bosk. Elle l'informait de son
voyage et l'assurait être de
retour bientôt. C'est cette
assurance qui, bientôt, mis tout
le Duché en alerte. Car
plusieurs jours s'écoulèrent
sans qu'aucune nouvelle ne
parvint de la Cardinale de Bosk.
Si ceux de la Maison de Malaky
dont elle avait la charge furent
les premiers à s'étonner de
cette inhabituelle absence,
c'est d'une Garde Prétorienne de
la Maison de Wernoriae que de
nouveaux éléments vinrent :
Alfane Eärywn.
La Prétorienne rapporta aux
autorités sa rencontre avec une
dénommée Dahianne de
Mariakale dans les rues d'Ironforge.
Sa ressemblance avec la
Cardinale était étonnante -
voire effrayante - on les
croirait presque jumelles aux
dires de la Prétorienne.
Connaissant la passion de la
Cardinale pour la généalogie et
les recherches actives qu'elle
effectuait sur sa famille,
Alfane s'empressa de demander à
Dahianne si elle avait un lien
de parenté avec Nyx de
Mariakale, Cardinale de Paltenio
et devenue depuis quelques
Cycles Nyx de Bosk. Question à
laquelle Dahianne répondu
simplement qu'elle n'avait pas
de famille... Intriguée - tant
par la ressemblance physique que
par la concordance patronymique
- Alfane proposa alors à
Dahianne d'aller consulter les
archives du Duché, afin de
vérifier, dans
les
travaux généalogiques de Nyx,
si il était mentionné quelque
part une Dahianne de Mariakale.
Les deux femmes se mirent
d'accord sur la suite des
évènements : Alfane irait
consulter les archives du Duché
et préviendrait Dahianne par
courrier du résultat de ses
investigations. Ce qu'elle fit
bientôt.
Elle apprit ainsi que Dahianne
était la fille de Lorion de
Mariakale et de Calania
des Confins. Tous deux
décédés aujourd'hui.
Le nom de Dahianne figurait donc
en bonne place sur l'arbre
généalogique des de Mariakale,
au même niveau que celui de Nyx.
Les deux femmes étaient
cousines.
Face à tous ces éléments et
à la disparition de sa
femme, le Sénateur Kabuga
de Bosk, bouleversé,
exigea de rencontrer
immédiatement Dahianne, de
sorte à essayer d'en
apprendre plus long sur la
famille de Mariakale et sur
la destination de Nyx. La
Prétorienne Alfane retrouva
donc le Sénateur de Bosk,
qui était accompagné du
Prétorien Ithilyrr près
de la cathédrale de Lumière
de Stormwind.En effet,
l'adresse que Dahianne - qui
était prêtresse de la
Lumière - lui avait laissé,
était celle du couvent
attenant à la cathédrale.
Et là, Alfane, Kabuga et
Ithylirr allaient faire une
découverte encore plus
surprenante...
Chapitre II
Le
gardien du couvent avait été
attaqué, la lettre expédiée par
Alfane à Dahiane, volée, et,
pire que tout, soeur Dahianne
avait disparue. Au milieu du
désordre de la petite chambre de
Dahianne, ils purent trouver des
traces de sang frais, sous le
lit. Après un interrogatoire
minutieux et fastidieux du
gardien du couvent, les
aarkoniens découvrirent par où
les malandrins étaient passés:
par d'antiques souterrains,
creusés à l'époque de la
construction de la cathédrale,
que les ecclésiastiques
gardaient secret pour pouvoir
fuir en cas d'attaque
intempestive sur la ville. A
l'entrée du souterrain, Kabuga
et Alfane découvrirent des
preuves irréfutables du passage
des êtres qui avaient mis le
couvent sans dessus, volés la
lettre d'Alfane et certainement
enlevés Dahianne... Mais
dans quel but ?
Le Sénateur partit vers le nord,
explorer le lieu-dit mentionné
dans la lettre de l'Aube
d'Argent et la Prétorienne
Alfane avait fait appel à ami
ayant affiliation avec le SI-7,
Dorlaël, afin qu'il puisse lui
donner des informations sur des
choses suspectes s'étant
déroulées à Stormwind, pendant
la nuit. Et il y en eut...
Les rapports remis par la
Prétorienne aux autorités
contiennent le témoignage de
Dorlaël :
"[...]
Des
agents
en
charge
de
la
surveillance
des
gardes
de
la
ville,
qui
sont
placés
sur
les
remparts
qui
surplombent
la
vallée
des
héros,
ont
vu
passer
un
étrange
chariot
noir,
conduit
par
deux
silhouettes
voûtées
dégageant,
ont-ils
dit,
une
odeur
infecte...
Une
odeur
de
mort...
Encore
pire
que
l'odeur
qui
se
dégage
parfois
des
chariots
qui
évacuent
les
carcasses
de
viandes
des
cuisines
de
la
caserne.
Cette
odeur
les
a
vraiment
frappé.
[...]
Les
roues
du
chariot
étaient
de
trés
bonne
facture
et
portaient
en
leurs
centres
une
marque
particulière
trés
reconnaissable
pour
les
spécialistes
: la
signature
du
maréchal
férant
de
Darkshire,
dans
le
Bois
de
la
Pénombre.
[...]"
Une odeur de mort, le Bois de la
Pénombre, Tirisfal, le Fléau...
Tous cela sentait le non-mort à
plein nez...
Chapitre III
Les Aarkoniens, et
tout
particulièrement ceux de la
noblesse, étaient bouleversés
par la disparition de la
Cardinale. Ainsi, une expédition
fut ordonnée par la Vicomtesse
Phaenan Dourton, le Comte
Elnor De La Cour et le
Sénateur Kabuga de Bosk.
Leurs pas les menèrent en
Lordaeron, plus précisément à la
ferme des
Balnirs
en Tirisfal. Une première
journée s'écoula sans que le
moindre indice vienne éclairer
le sombre ciel de la région. Le
lendemain, le Comte et le
Prétorien Ithilyrr Ambersong
firent halte au Camp du Noroît
et firent quelques demandes au
sujet de la famille Balnir. Ils
furent bien étonnés lorsque une
garde de l’Aube d’Argent fut à
même de les informer de
plusieurs faits que nous
résumerons ainsi: D'abord qu'à
l’intérieur de la ferme des
Balnirs, il y a fort longtemps,
un coffre en bois renfermait des
vêtements aux armoiries
de la famille
De
Mariakale
; ensuite qu'un archiviste de
Stormwind du nom de
Morkalawen,
faisant partie du SI:7, garde en
sa possession les seuls
documents d’archive de Tirisfal,
les autres étant restés à
Brill.
C'est donc la direction de la
Capitale humaine que les
aarkoniens prirent. Ils
arrivèrent le lendemain.
L'Officier Elianthïs Ulthue
rejoint la Vicomtesse Dourton et
le Comte De La Cour. La
discussion avec l'archiviste fut
assez périlleuse, il se résolut
cependant à livrer de précieuses
informations :
La famille
De Mariakale habitait à
Tirisfal, dans
la
ferme de la Clairière.
Il confirma que selon les
registres
Dahianne
était bien la fille
de Lorion de Mariakale et
de Calania des Confins.
Information que la Prétorienne
Alfane avait déjà recueilli
précédemment. Mais ils apprirent
également que le
fléau avait tué les parents et
que Dahianne fut recueillie par
des voisins, les Balnirs. Tous
se réfugièrent à
Menethil
lorsqu'ils virent le Fléau
prendre son irrémédiable
ampleur. Peu enclin à aider les
aarkoniens, l'archiviste
Morkalawen leur interdit d'en
apprendre plus par la lecture
des registres. Il finit de
s'irriter lorsqu'il vit la
Vicomtesse Dourton incanter sous
son nez. Il ne comprit rien à ce
qu'elle marmonna et s'empressa
d'écarter le registre de la main
qu'elle avait posé sur sa
couverture.
Sur ces entrefaits, le Comte De
La Cour entreprit de se rendre
seul en Menethil pour y enquêter
sur les Balnirs. Contre toute
attente, ce fut à l'auberge
qu'il trouva une piste. L'une
des servantes s'avéra
être la dernière des Balnirs !
C'était une fille simple qui ne
savait rien d'autre de Dahianne
que le fait qu'elle vivait
désormais en Stormwind où elle
avait embrassé la carrière des
ordres... de bien maigres
renseignements...
Désemparés, les aarkoniens ne
savaient où diriger leurs
recherches. Aucune nouvelle
piste, aucun élément nouveau
n'était à relever depuis
plusieurs jours... les pires
craintes concernant la Cardinale
Nyx de Bosk couraient dans les
esprits.
Ne pouvant se résoudre à
l'inactivité, dans la soirée du
vingt-troisième jour du Douzième
Grand Cycle, la Baronne
Elenwë Alquàirë leva une
expédition composée des
Prétoriens Elianthïs Ulthue,
Goldwynn Eldoras,
Galaad d'Elethan et
Tamlyn d'Innès afin de se
rendre au donjon d'Ombrecroc
pour vérifier qu'il ne recelait
aucune trace de la Cardinale. Ce
fut le cas, à ce jour rien n'a
été trouvé dans les couloirs en
ruine qui étaient et doivent
être encore la proie du maudit
sorcier Arugal puisque
personne n'a pu allumer un feu
pour purifier le lieu.
Bientôt les jours s'écoulèrent,
sans nouvelles de la Cardinale
en charge de la Maison de
Malaky. Certains indices furent
pourtant bientôt révélés : Un
mystérieux coffre dans une ferme
des Balnir, la présence d'une
Réprouvée qui semblait pister
les Aarkoniens et que tout
laisser présager être la
propriétaire de la "demeure".
Mais rien, non rien, ne vint
déclencher chez ceux qui furent
présents lors d'une série
d'événements peu anodins un
quelconque déclic. A croire que
certains étaient prêts à faire
le deuil de la Cardinale Nyx de
Bosk, née de Mariakale.
Chapitre IV
Durant trois semaines – vingt
longs et précieux jours –
d'absence, les Aarkoniens
s'étaient révélés complètement
incapables de progresser dans
leur recherche de Dame Nyx.
La Vicomtesse Phaenan Dourton
était d'une humeur massacrante
depuis quelques temps, si on eut
craint pour elle également
lorsqu'elle disparut quelques
jours, sans donner non plus la
moindre nouvelle, son
retour allait être
douloureusement ressenti par les
Aarkoniens. Parce que sa
supérieure, son amie, n'était
toujours pas de retour, la
Magicienne s'était renseignée
auprès du Secretarius et avait
obtenu de lui copie de
tous les
rapports rédigés par
les Aarkoniens concernant cette
disparition.
A ses yeux, les Aarkoniens
n'étaient pas uniquement
bredouilles, pire : ils étaient
restés bras ballants ! Aucun
d'entre eux n'avait envisagé de
creuser l'une des pistes qui
pourtant étaient connues.
Quid de la présence de
Calamity à la ferme des
Balnir ?
Quid du contenu du coffre
découvert à ce même endroit ?
Quid de l'étrange comportement
de la Réprouvée ?
Tout ces éléments avaient été
contés par voie orale, puis
avaient été inclus dans les
différents rapports... Et
pourtant, un regard en arrière
sur ces vingt longues journées
lui apprenait qu'elle était
absolument la seule à avoir
puisé dans ces indices ! Elle
saisit une plume, un parchemin
et un encrier. Elle commença à
rédiger une lettre ouverte aux
Aarkoniens, d'une main
tremblante donnant naissance à
une écriture saccadée.
Azshara,
le
neuvième
jour
du
Premier
Grand
Cycle.
A
l'ensemble
des
Aarkoniens,
Une
question
me
brûle
l'esprit.
Manquez-vous
donc
de
coeur,
ou
bien
est-ce
la
pensée
qui
vous
fait
défaut
?
Les
festivités
annonçant
la
venue
de
l'hiver
vous
ont-elles
accaparées
au
point
que
vous
en
ayez
totalement
oublié
l'absence
de
l'une
des
vôtres
?
Non
?
Alors,
Aarkoniens,
je
vous
mets
tous
en
demeure
de
m'expliquer
les
raisons
de
votre
total
manque
d'avancée
concernant
la
disparition
de
la
Cardinale
de
Paltenio
!
Oserez-vous
venir
m'affirmer
que
vous
manquiez
d'indices
?
Sénateur
de
Bosk
!
Comte
de
Prekral
! Et
les
découvertes
que
nous
avions
tous
les
trois
réalisées
lors
des
fouilles
de
la
ferme
des
Balnir
? Et
vous
autres,
vous
tous
Aarkoniens,
n'avez-vous
donc
pas
lu
les
écrits
du
Sénateur
de
Bosk
et
du
Comte
de
la
Cour
?
Tout
s'y
trouve
! A
quoi
donc
vous
servent
vos
yeux,
s'ils
sont
aussi
aveugles
?
N'ayant
eut
le
temps
de
le
faire
hier,
je
pense
qu'il
est
temps
de
vous
informer
de
l'avancée
que
j'ai
réalisé
tandis
que
vous
deviez
boire
gaiement
devant
les
feux
d'artifices
organisés
par
je
ne
sais
trop
quelle
corporation
d'Undermine.
Parenthèse
:
cette
fois
encore,
si
mon
mépris
vous
choque,
prouvez-moi
donc
qu'il
est
injustifié,
en
prenant
cette
recherche
à
coeur
!
Dame
Calamia
des
Confins
fut
victime
du
Fléau,
elle
ne
repose
donc
pas.
Cela,
vous
le
saviez,
ou
du
moins
deviez
le
savoir.
Cependant,
elle
appartient
à ce
clan
de
non-vivants
ayant
échappé
à
l'emprise
du
Trône
de
Glace,
ceux
qui
se
nomment
eux-mêmes
Réprouvés
et
hantent
les
catacombes
de
Lordaeron.
J'ai
donc
vécu
ces
trois
dernières
semaines
en
ce
lieu,
dans
l'espoir
d'y
pêcher
de
nouveaux
éléments.
Feu
Dame
des
Confins
a
adopté
le
surnom
de
Calamity,
stigmatisant
d'ailleurs
ainsi
une
rupture
avec
sa
vie
passée.
Dans
sa
non-vie,
elle
est
désormais
loyale
à la
Reine
Banshee,
servant
celle-ci
sous
le
rang
de
Lieutenant.
Puisque
je
suis
prête
à
parier
une
chemise
que
c'était
elle
qui
a
tenté
d'empêcher
le
Sénateur
et
moi-même
de
découvrir
le
coffre
des
Balnir,
une
question
s'impose
: «
Pourquoi
? »
Lors
de
mon
départ,
j'espérais
que
cela
fut
pour
un
motif
sain,
forte
de
ma
croyance
en
la
capacité
des
Réprouvés
à ne
pas
sombrer
dans
la
malfaisance.
Désormais,
je
considère
que
cette
Calamity
a
désiré
nous
éloigner
de
celle
qui
était
sa
fille,
et
les
motifs
d'une
fidèle
de
Sylvanas
ne
sauraient
être
bons...
Si
l'Aarkonie
venait
à
retrouver
Dame
Dahianne,
celle-ci
serait
évidement
accueillie
en
son
sein,
puisque
sa
place
s'y
trouve
tout
naturellement.
La
Réprouvée
désirait-elle
éviter
que
Dahianne
de
Mariakale
ne
puisse
profiter
de
la
protection
de
l'Aarkonie
?
Aussi
relatives
que
soient
à ce
jour
les
forces
Aarkoniennes,
elles
ne
sont
pas
comparables
à
celle
d'un
banal
gardien
de
dortoir...
Je
suis
donc
convaincue
que
la
Réprouvée
a
pour
sa
fille
des
projets
qui
m'échappent,
mais
qui
ne
peuvent
être
ni
bénéfiques
à
l'Alliance,
ni
même
pour
l'Aarkonie,
et
qui
sont
-
quoiqu'il
en
soit
-
très
certainement
déplaisants
pour
Dame
Dahianne.
Pourquoi
ce
long
écart
sur
la
Cousine
de
la
Cardinale
de
Paltenio
?
Nous
entrons
désormais
dans
mes
hypothèses,
mais
Dame
Nyx
ne
pourrait-elle
pas
s'être
laissée
surprendre
par
cette
Réprouvée
?
Etant
donnée
l'avance
qu'elle
avait
sur
nous,
je
reste
assurée
que
Dame
Nyx
a pu
rejoindre
la
ferme
des
Balnir
avant
nous.
Pourtant,
nous
y
avons
trouvé
intouché
le
contenu
du
coffre.
Pour
quelle
raison
Dame
Nyx
aurait-elle
laissé
là
des
objets
qui
seraient
bien
plus
chers
à
ses
yeux
qu'aux
nôtres
?
Je
m'avance
en
terrain
incertain,
Aarkoniens.
Mais
Dame
Nyx
ne
se
trouve
certainement
pas
dans
les
geôles
d'Ombrecroc.
Son
absence
s'explique
probablement
par
une
rencontre
avec
cette
Réprouvée,
ou
avec
les
agents
de
celle-ci.
Si
le
Sénateur
et
moi-même
avons
évité
de
subir
le
même
sort,
il y
a
fort
à
parier
que
cela
soit
car
nous
étions
ensemble.
Lors
de
notre
opposition,
la
Réprouvée
était
menaçante,
mais
n'a
– à
aucun
moment
–
osé
franchir
le
pas
et
passer
à
l'acte.
Peut-être
étions-nous
aussi
plus
vigilants
–
recul
émotionnel
aidant
–
que
ne
pouvait
l'être
Dame
Nyx.
Que
cela
soit
heureux
ou
non,
je
n'ai
pu
trouver
aucune
trace
de
la
Cardinale
de
Paltenio
dans
les
Ruines
de
Lordaeron,
pas
plus
qu'à
Brill.
Mais
je
n'aurais
pas
la
prétention
de
m'être
aventurée
de
partout.
Seule,
je
devais
songer
à ma
sécurité.
Si
d'autres
Aarkoniens
participaient
à
une
expédition
sur
le
terrain,
en
revanche...
La
donne
serait
aussi
différente
que
ne
le
seraient
peut-être
les
résultats.
Phaenan.
*
rune
de
Mage
en
guise
de
signature
*
Blessés en leur orgueil ou
nourris d'un espoir nouveau, les
Aarkoniens réagirent
massivement, tous enfin prirent
conscience qu'une action commune
serait nécessaire à la survie de
leur soeur. Sous l'égide de la
Baronne Elenwë Alquàirë la
Maison de Wernoriae sonna le
rassemblement, ordonnant qu'une
expédition militaire d'envergure
soit menée en Lordaeron.
Le Régent, Le
Comte Elnor, la
Baronne Elenwë, la
Vicomtesse Phaenan,
les Prétoriens Galaad
et Ballian ainsi que
le Milicien Lituasse
participèrent à une mission
d'exploration au coeur du
territoire des non-morts.
Leurs pas les menèrent
jusqu'aux portes d'Undercity...
divers indices laissaient à
penser que la cardinale
pourrait fort bien y être
retenue. Mais les Aarkoniens
durent se replier rapidement
lorsque la garde de la Cité
fut
bientôt prévenu de la présence
d'humain non loin des égouts de
la Capitale. Les troupes
aarkoniennes devraient être plus
nombreuses et mieux armées si
elles voulaient tenter une
incursion si dangereuse. A
présent, les autorités étaient
certaines que le Salut de la
Cardinale passerait par une
attaque des prisons d'Undercity,
des indices probants
concordaient enfin. Mais quels
tourments la Cardinale
vivaient-elles pendant que le
déploiement se mettait en
place...
Pendant ce temps,
dans les geôles d'Undercity...
Elle osait
à peine
respirer.
Elle
entendait
ou croyait
entendre
le bruit
continu
des pas
frappant
l’eau
souillée
des
égouts.
Ils les
cherchaient,
ils
allaient
les
torturer
encore et
encore.
Elle ne
pourrait
pas
supporter
de se
retrouver
de nouveau
aux mains
de ses
bourreaux.
Cette
souffrance
était
insupportable,
son
cerveau
était
embrouillé
par la
peur et
les effets
des
produits
qu’ils
l’avaient
forcé à
ingérer.
Des
potions
innommables
aux goûts
tous plus
écœurants
les uns
que les
autres.
Elle
sentait
qu’elle
perdait
l’esprit.
Elle était
à deux
doigts de
s’évanouir,
le moindre
essai
d’incantation
lui
irradiait
la tête,
impossible
de
s’enfuir
d’ici par
le simple
appel d’un
portail
magique,
cela
aurait été
si simple,
mais elle
en était
incapable.
Elle
tremblait,
la terreur
et le
froid la
glaçait
alors
qu’elle se
recroquevillait
dans un
recoin
sombre des
égouts de
Lordaeron.
Elle avait
perdu la
notion du
temps, les
minutes
semblaient
des
heures,
s’endormir
enfin,
elle ne le
pouvait
pas… ils
la
trouveraient,
elle
devait
veiller,
elle
devait
résister
au
sommeil.
Elle se
terrait
là, comme
un animal
pris au
piège. Sa
robe en
lambeaux
lui
collait à
la peau,
trempée de
la
pourriture
qui
s’insinuait
partout
dans cet
endroit
infect.
L’odeur
abominable
qu’elle
respirait
depuis des
jours et
des jours
la menait
continuellement
au bord de
la nausée.
Elle
essayait
de centrer
son esprit
sur le
souvenir
des yeux
tendres de
son mari,
elle avait
survécu
pour lui.
Elle ne
voyait pas
quelle
autre
espoir que
celui de
revoir
Kabuga
aurait pu
lui donner
la force
de tenir
face à ses
tortionnaires.
Peut-être
aussi la
découverte
de cette
cousine
inconnue.
Se
retrouver
face à
l'image
d'elle
même avait
réveillé
ses sens
endoloris
lorsque la
jeune
fille qui
lui
ressemblait
tant avait
été jeté
sur la
paillasse
commune.
Commune
aux hommes
et femmes,
endormis
ou
évanouis,
qui comme
elles
étaient
victimes
des
apothicaires
et de
leurs
expériences
abjectes.
Quelle
ironie du
sort avait
pu les
réunir
dans cet
endroit,
après
toutes les
recherches
qu'elle
avait
menées
pour la
retrouver.
Mourir
ensemble,
ce n'était
pas les
retrouvailles
que Nyx
avait
imaginé.
Grelottante,
Nyx
empêchait
ses dents
de
s'entrechoquer.
Dans la
folie qui
l'envahissait,
ce simple
frottement
semblait
pire que
le
carillonnement
des
cloches de
la
cathédrale
de
Stormwind.
Stormwind,
la douce
capitale
dorée de
lumière
lui
semblait
au bout du
monde. Son
foyer, ses
amis,
pourvu
que...
Dahianne
avait-elle
pu
s’enfuir ?
Elles
étaient au
bord de
l’épuisement
tant
physique
que mental
lorsqu’elles
avaient
profité
d’un
moment
d’assoupissement
de leur
geôlier
pour
s’enfuir
du
sous-sol
de l’Apothicarium.
Toutes
leurs
maigres
forces
avaient
été mises
à
contribution
pour leur
permettre
d’user de
précaution
à se
faufiler
dans les
sombres
couloirs.
Comment se
repérer
dans cet
enfer,
lorsque
l’on est
en fuite,
exténué
par la
douleur et
l’angoisse.
Elles
avaient
erré
pendant ce
qui leur
avait paru
des
heures,
dans les
galeries
nauséabondes,
redoutant
les
lumières
et le
moindre
bruit de
pas.
Serrées
l’une
contre
l’autre
tant pour
se
réchauffer
que pour
se
rassurer
d’être
encore en
vie dans
un endroit
où seule
la mort
résidait.
Puis, la
panique
avait
supplanté
leurs
laborieux
efforts de
discrétion
lorsque
les cris
étaient
parvenus à
leurs
oreilles.
Des bruits
de courses
résonnaient,
impossible
de les
localiser
exactement.
Alors
elles
s’étaient
mises à
courir,
droit
devant
elles
jusqu’à ce
qu'elles
trébuchent
dans une
immense
flaque
fétide.
Les égouts
de
Lordaeron.
Sûrement
leur seule
porte de
salut.
Mais les
cris de
ces voix
effroyables
des
non-morts
étaient
juste
derrière
elles. Nyx
avait
alors
poussé
Dahianne
dans une
direction,
lui
murmurant
que se
séparer
s’était
obtenir au
moins une
chance de
survivre.
Les yeux
larmoyants
des deux
cousines
s’étaient
croisés en
un au
revoir qui
pouvait
être un
adieu.
Dahianne
ne voulait
pas
quitter
Nyx, mais
les
poisons
qui lui
avaient
été
injectés
l’empêchait
d’être
lucide,
elle obéit
à sa
cousine
machinalement,
sans se
défendre
et malgré
l’éclair
vacillant
de sa
raison qui
lui disait
que
s’était
une folie.
Pataugeant
dans le
liquide
vert et
visqueux
qui
bouillonnait
au cœur
des
égouts,
elle
reprit sa
course. La
galerie
s’évasait,
la montée
s’accentuait
lorsqu’elle
débouchât
enfin à
l’air
libre.
Enivrée
par les
odeurs
suaves de
la nuit,
elle tomba
à genoux,
ses deux
mains
s’écrasant
dans
l’herbe
humide. La
liberté
était si
proche,
mais elle
était
incapable
de faire
un pas de
plus. Elle
haletait
et fût
prise de
vomissements
incontrôlables.
Souillée,
éreintée,
étourdie
par
l’inhalation
subite
d’air pur,
elle eut à
peine la
force de
ramper
vers les
buissons
avoisinants.
Le calme
et le
silence de
la forêt
eu raison
du peu
d’endurance
qui lui
restait,
elle
s’affala
dans les
fougères
hautes,
dissimulée
aux
regards
par
l’enchevêtrement
des
branches
basses
d’un
arbuste
touffu et
perdit
connaissance.
Chapitre V
Lorsque la Milicienne
Shelliànndyllis
avait suivi le Sénateur de Bosk
et la Vicomtesse de Matrane sur
l'Île de Theramore pour
coinfirmer les rumeurs qui
faisaient état de la présence de
Dame Dahianne de Mariakale à
l'hôpital de la ville, elle
s'attendait à n'être qu'une
simple escorte. Prompt à
l'action et poussé par l'envie
insoutenable de retrouver la
trace de sa femme, le Sénateur
s'était rendu dans la ville sans
hésitations, malgré les
injonctions à la prudence de la
Milicienne qui craignait que
cela ne fut un piège, une rumeur
destinée à tromper l'Aarkonie.
Bientôt, ils furent arrivés à
l'hospice.
L'odeur de maladie mêlée à celle
du désinfectant et autres
produits médicaux souleva le
coeur de la chasseresse. La
maladie... La pire façon de
mourir. Crispée et mal à l'aise,
laissant son familier, Koumal,
garder le seuil de la pièce,
elle entra à la suite du
Sénateur, se plaçant le plus
loin possible de la malade,
respirant le moins possible
l'air contaminé. Enfin la visite
se terminait, c'était bien la
cousine de la Cardinale qu'un
corps expéditionnaire avait
recueilli.
La Milicienne s'aspergea le
visage d'eau fraîche et pure, et
ramena son esprit dans la pièce.
" Le mal se transmet par le
toucher", avait dit le
médecin. Elle ne risquait donc
rien. Serait-ce le cas de
tous...
L'état de santé de la cousine de
la Cardinale semblait se
stabiliser avec les heures. La
phase critique sembla bientôt
être passée. La jeune patiente
ayant relativement bien supporté
les médications passa une nuit
calme à l'hospice de Theramore.
Mais les médecins ne se
prononçaient pas encore :
souffrait-elle d'une dénutrition
et des séquelles liées aux
mauvais traitements
manifestement subits durant une
longue période ou y avait-il
autre chose ? Les nombreuses
traces d'injection pouvaient
laisser penser qu'un
empoisonnement n'était pas non
plus exclu.
Les services du SI:7 furent
bientôt informé du mal étrange
et, surtout, de l'endroit duquel
venait la patiente. Ils fut
exigé une mise en quarantaine
par ordre du Roi. De ce fait les
visites furent interdites, aucun
aarkonien ne put plus approcher
Dahianne dès ce moment. Mais la
question se posait bien, la
quarantaine était-elle liée à la
personnalité de la patiente ou à
une possibilité de
contamination...
Le lendemain, un courrier
parvenait à l'adresse du
Sénateur Kabuga de Bosk :
Hôpital
militaire
de
Theramore,
Sieur
de
Bosk,
J'ai
d'excellentes
nouvelles,
Soeur
Dahianne
s'est
réveillée
ce
matin
et a
pu
dire
quelques
mots.
Je
l'ai
rassurée
concernant
votre
venue
de
la
veille
mais
j'ai
du
hélas
lui
redonner
des
calmants,
elle
ne
cessait
de
vouloir
partir
pour
Lordaeron,
ce
qui
en
dehors
de
la
quarantaine
est
une
folie
vu
son
état
de
faiblesse.
La
légère
dose
que
je
lui
ai
administrée
devrait
la
tenir
endormie
jusqu'en
fin
d'après-midi.
En
espérant
qu'elle
revienne
à de
plus
sages
désirs
lors
de
son
réveil,
nous
essaierons
d'en
savoir
plus
sur
la
mésaventure
qu'il
la
conduite
à se
retrouver
dans
notre
hôpital.
Docteur
Gustav
VanHowzen
Chapitre VI
Le déploiement ordonné par la
Régence était enfin prêt. Les
Aarkoniens n'en pouvaient plus
de cette éprouvante attente,
mais l'opération n'était pas
sans danger, sa planification
avait demandé du temps et les
conseils des plus hauts
stratèges. A la 17e heure du
dernier jour du cycle, l'armée
aarkonienne était prête à passer
à l'action. Pour éviter toute
représailles éventuelles, les
écussons et oriflammes aux
couleurs aarkoniennes ainsi que
les uniformes étaient proscrits.
La colonne aarkonienne
s'étendit bientôt le long
des clairières de Tirisfal.
Les ordres étaient clairs,
l'incursion devait être des
plus discrètes, l'action ne
commencerait qu'une fois
rejointe la Cité des
non-morts, et à ce moment
là, il faudrait frapper vite
et fort.
Les troupes de la Milice
étaient également déployées,
guidées par l'Officier
Galduth Gorlan, les
Miliciens Mälaack,
Zalathorn, Groyn
et les Miliciennes Liete
et Maliciä,
n'eurent pas la tâche la
plus évidente. Ils durent
assurer la reconnaissance du
chemin à suivre. Tâche
d'autant plus ingrate que,
une fois sur place, ils
devraient dans un premier
temps couvrir les arrières
des troupes régulières et de
l'Etat-Major. Ils ne
seraient dans le feu de
l'action que dans un second
temps. Certains ne
manquèrent pas de s'en
plaindre, d'autres en
étaient très satisfaits...
Arrivées devant l'entrée des
égouts d'Undercity, les
troupes aarkoniennes
s'attelèrent immédiatement à
la tâche selon les ordres
prévus. Une escouade
s'introduisit en
reconnaissance, la Milice
couvraient l'entrée et les
Prétoriens Goldwynn,
Lance et Galduth
préparaient la première
vague d'assaut.
Le chemin était ouvert, les
éclaireurs annoncèrent
bientôt ce que tous
attendaient
Dame Nyx était à portée de
vue... Mais elle était sous la
garde de l'un des serviteurs de
la Banshee et d'une non-morte,
certains la reconnurent
ultérieurement : Calamity.
Mais l'ordre d'attaque fut
ordonné, les Aarkoniens
chargèrent en nombre, surprenant
puis éliminant les geôliers de
la Cardinale.
Bientôt tout ce que
l'expédition comptait de
Médecins, d'Infirmiers et
d'Apothicaires se précipita
au secours de la Cardinale,
ses blessures étaient
importantes et elle semblait
plongée dans un coma
profond.
La Vicomtesse Phaenan
Dourton fouilla le corps
inanimé de la non-morte dans
l'espoir diaphane d'y
découvrir une quelconque
potion adaptée aux soins que
l'état de Dame Nyx
réclamait, en vain... du
moins pour ce qui était
d'une potion.
Mais la présence d'une
troupe armée de
représentants de l'Alliance
avait tout pour alerter les
non-morts de la Capitale, il
fallait se presser. Les
Aarkoniens transportèrent le
corps inerte de la Cardinale
en lieu sûr.
L'Aarkonie retrouvait sa
Cardinale, si son état
préoccupait au plus haut point
les responsables de l'Hospice
Aarkonien et que tout
danger pour elle n'était pas
écarté, l'Aarkonie poussait un
"ouf" de soulagement, il s'en
était fallu de peu que l'on ne
récupéra qu'un cadavre.
A suivre, l'épilogue, notamment
avec les récits relatifs à la
"transformation" de Phaenan et à
la propagation de l'épidémie
ayant suivi le rapatriement de
Dahianne et Nyx.
Découvrez les détails pratiques
(et HRP), découvrez les divers
rapports à
la suite de
ce post.