De pesantes menaces

Retour aux Grimoires

 

Trouvez ici le récit d'une rencontre bien singulière.

(HRP: Event s'étant déroulé en jeu)

 
 
 
Une étrange personne...
 

Depuis plusieurs jours, une jeune humaine, dont certains rapportèrent qu'elle se fut nommée Malenka, n'avait de cesse d'approcher les aarkoniens et de leur prédire le plus funeste des destins. "Une folle !", c'est ce que certains ne manquèrent pas de penser assez rapidement. Les jours passèrent, les rencontres et menaces se multiplièrent. Le Régent fut sollicité par l'excentrique personnage, mais les portes du Donjon restèrent closes à la jeune femme. Bientôt, pourtant, d'étranges événements survinrent en Aarkonie. Depuis le dernier exercice de la Milice, le milicien Galduth semblait touché d'un mal étrange et le comportement de plusieurs aarkoniens semblait... troublé. Ainsi, peut-on lire avec intérêt ce que le Prétorien Brachyoure rapporta de sa rencontre avec la dénommée Malenka :

"La première fois que Brachyoure l’avait vue, il était en compagnie du Caporal Segwarides, à Stormwind, il y a de cela quelques jours déjà. Le prétorien était dans l’échoppe de Weller, lorsqu’il avait entendu crier à

l’extérieur. Des mots à propos d’aarkoniens. Brachyoure ne se rappelait plus des termes exacts. Abrégeant ses courses, il était tombé nez à nez avec le Caporal, puis après quelque discussion à propos de ces cris, ils avaient croisé cette femme… La rencontre débuta tout aussi communément qu’avec n’importe quelle passante dans une rue, mais Brachyoure reconnut aussitôt en elle la voix de la femme qui avait crié précédemment, bien qu’au début, elle nia les faits. [...] L’entrevue fut courte, et peu de choses en furent retirées, mis à part qu’elle disait posséder des informations vitales à propos d’un des membres du Duché.

Mais une expédition étant prévue contre le Monastère de la Croisade Ecarlate dans les minutes qui suivaient, le prétorien et le Caporal durent s’esquiver, non sans que Segwarides eût fait promettre à la dame de le recontacter plus tard. Les deux aarkoniens étaient alors partis à dos de griffon en direction d’Ironforge. Brachyoure ne se rappelait plus vraiment ce qui s’était passé ensuite. La femme semblait avoir contacté d’autres personnes, notamment Goldwynn, qu’elle avait finalement ignoré, ainsi que le fier Alath, qui avait été à deux doigts de lui passer sa lame au travers de la gorge. Il fût unanimement décrété qu’elle était folle…" [pour les premiers rapports, lisez ce post]

 

Chapitre I

Comme le mentionnait la Caporal Nyx de Mariakale dans son rapport successif à l'exercice de la MIlice, Sieur Galduth fut trouvé hagard et prostré au sol, dans un coin de la pièce qui servit à l'exercice de la Flamme. La fièvre avait envahi son corps, il tremblait et suait, marmonnant dans son délire des paroles incompréhensibles. La Caporal s'était penchée auprès du paladin, et avait essayé de le tirer de cet état vivement inquiétant. Que s'était-il passé pour que Sieur Galduth puisse se retrouver ainsi, alors qu'il était en plein forme lors de l'exercice de chasse à l'homme, organisé dans la capitale ? Bientôt, il fut sorti de son délire. Mais le Régent ordonna qu'il fut conduit à l'infirmerie. Le Médecin ducal constata que le corps était brûlant de fièvre et agité de soubresauts incontrôlables. Nul besoin de connaissances poussées en médecine, pour comprendre que l'état du milicien était grave. Il sembla pourtant s'apaiser de lui-même, le Médecin semblait ne pas y comprendre grand chose...


 

Depuis, l'état de Milicen faisait l'objet de contrôle par les services médicaux du Duché et, si on le trouvait agité, on ne décelait aucun symptôme particulier. L'affaire pu s'arrêter là, mais de nouveaux faits incitèrent bientôt les autorités à prendre de nouvelles mesures...  

Chapitre II

Le soleil rougeoyant de cette fin de journée colorait les allées de Stormwind d’une douce lumière orangée. Comme chaque soir, nombreux étaient les aventuriers de tous horizons venant chercher un repas ou un peu de repos. Les enclumes résonnaient d’un bruit sec, indiquant le labeur quotidien des forgerons chargés des réparations d’usages, lorsque ce n’était pas que pur rafistolage. La boulangère haranguait les passants, les enfants mendiaient quelques confiseries ou pièces de cuivre. Sur la place principale, un incroyable troc se déroulait comme chaque soir, permettant à chacun de vendre ou d’échanger les récoltes – honnêtes ou non – de la journée. Les courtiers, banquiers et autres coursiers savaient que le coucher du soleil annonçait le début de leurs taches. Le Régent quittait le Donjon, ou moult affaires administratives l'avaient retenu l'entier de la journée. Il regagna ses quartiers, au coeur de la Cité. 

Il fit tourner la lourde clé de fer dans la serrure massive de la porte de chêne. Déposant sa cape et son tabbard sur le dossier d'un lourd fauteuil couvert d'étoffe pourpre, il remarqua bientôt l'ombre chancelante d'un volumineux paquet, déposé au chevet de son lit. Un emballage brun, de piètre qualité, couvrait le tout. Le Régent, intrigué, déposa le colis sur son lit et entreprit d’en défaire l’emballage. Un tableau. Plus d’un aarkonien connaissait ses goûts pour l’art, et nombreux avaient des talents artistiques indéniables. Van Kred sourit à l’idée de découvrir la toile qu’on lui adressait. Un portait visiblement. Il l’inclina pour l’éclairer à la lumière des chandelles. Il fut saisi d’effroi. La toile n’avait rien de charmant ou d’idyllique…elle était tout le contraire. Qu’avait-on voulu représenter ? Le plus béotien des étudiants des beaux arts l’eut compris sans difficulté : la menace. Et un petit mot le confirmait : « Vous n’avez voulu m’écouter, voici donc un petit souvenir de votre Caporal Nyx. En espérant que cela vous réchauffera le cœur de contempler l’image de cette belle dame, qui bientôt ne sera plus. »

La toile portait une signature, nargueuse, et le nom n'était pas inconnu: Malenka.

Pressentant que l'excentrique jeune fille pouvait être détentrice d'informations peut-être plus capitales que ce qu'il avait voulu croire jusqu'à présent, le Régent convoqua d'urgence le Conseil et l'informa de la situation. L'ensemble des troupes aarkoniennes devrait se mettre à la recherche de Malenka, lui soutirer les informations qu'elle cachait depuis plusieurs cycles et exiger d'elle qu'elle s'explique de ses menaces répétées. L'affaire, d'anodine, devenait brûlante...

Chapitre III

Les jours passaient, le Milicien Galduth, toujours atteint d'une sorte de fièvre délirante, semblait complètement perdre l'esprit. Les autorités médicales du Duché pensaient que si la maladie continuait de ronger le Milicien, celui-ci pourrait y succomber ou en tous les cas en garder des séquelles profondes. Selon les ordres du Régent, les aarkoniens s'étaient déployés sur le terrain et avaient collecté un certain nombre d'indices. Ainsi, le Prétorien Brachyoure finit par découvrir que les parents de Galduth tenaient une auberge dans le NorthShire et avaient disparu sans laisser de traces. Son père s'appelait Damiel. Leur fille, Malenka, était toujours dans la région et avait été aperçue récemment à la taverne du Cochon Siffleur dans la vieille ville de Stormwind. A la surprise des aarkoniens, ce ne fut pas Malenka qui fut débusquée dans la taverne, mais ses parents, un couple de vieillards qui dînait à heure régulière dans ce quartier de la Cité.

Il ne fut pas aisé d'obtenir d'eux des renseignements.

Le prétorien Brachyoure, les Miliciens Elnor, Filandre, Laerion  n'y parvinrent pas et, alors que tous allaient abandonner là cette piste, le Milicien Barak prononça le nom de Malenka... S'en suivit une scène rocambolesque rapportée par la plume habile du Prétorien Brachyoure:

 

"[...] Ce n’est qu’aux cris de voix orques qu’il était sorti en trombe de l’auberge, l’épée à la main. Mais ce n’était que deux jeunes mages qui tentaient d’apprendre leur langue, non sans difficulté [...]

 

[...] Alors que Barak questionnait judicieusement le couple à propos de Malenka, ces derniers profitèrent de l’état de panique générale pour s’enfuir. Le milicien pu suivre le mari jusqu’à l’extérieur de Stormwind où un groupe de Défias l’attaqua subitement, et lui trancha froidement la gorge. Il n’y avait plus rien à faire pour lui. Filandre avait réussi de son côté, à rattraper la femme, et à l’emmener dans la salle Ridgewell, pour l’interroger. [...]"

Et le Milicien Barak d'apporter son propre témoignage :

 

" Barak se lança immédiatement à leur poursuite. Il eu vite fait de les rattraper aux portes de la ville, il tenta plusieurs fois d'arrêter le vieil homme mais celui-ci l'envoya valdinguer d'un coup de coude bien placé. Sortant de la ville, il s'engagea dans les montagnes et sous le regard horrifié de Barak se jeta sur un groupe de brigands défias qui le tuèrent sans sommations. Barak n'eu pas le temps de le sauver, lorsque tous les défias étaient à terre l'homme était mort ".

Avant même que des questions soient posées, Malenka était arrivée en courant dans la salle et avait pris un paquet des mains de la vieille femme, l’appelant "mère", avant de s’enfuir. La rattrapant à la sortie du donjon, le Prétorien Brachyoure lui avait annoncé sans aucun tact, que son père venait juste d’être tué. Mais cela n’eut pas l’effet espéré, et restant de marbre, la rousse s’éloigna des aarkoniens, marmonnant que "c’était mieux ainsi", alors que des miliciens tentaient de la suivre discrètement. L'habilité rhétorique de Brachyoure amena Malenka à s'apaiser et à accepter l'hospitalité aarkonienne pour la nuit. Le lendemain, le régent Daarkan et le Caporal Segwarides se rendirent dans la maison de l'aube d'argent à Stormwind, pour y voir la dénommée Malenka. En premier lieu le régent a discuté avec elle, pendant que les autres Aarkoniens tâchaient de faire rester dehors quelques énergumènes. Peu enclin aux sarcasmes de la demoiselle, le Régent la traita durement et fit peu de cas de ses dires. Il chargea le Caporal Segwarides de mener l'interrogatoire, sur des talents de son Officier dans ce domaine. Et il ne se trompa point.
 

Chapitre IV

Malenka soutint au Caporal avoir des sortes de visions depuis quelques années (ce qui correspond au départ de son frère Galduth de l'auberge familiale en Northshire). La vision montrée sur le tableau où est Nyx date d'environ deux grands cycles, le Caporal rapporte également que ce ne serait pas elle qui dessine, même si elle l'a cru au début. Elle n'aurait aucun contrôle de ce don. Malenka, visiblement charmée par la personnalité du Caporal Segwarides, lui indiqua souhaiter que sa mère, la dénommée Maila Gorlan, puisse trouver refuge dans le duché.

 "Malenka n'aime pas le duché mais est consciente de sa puissance, et semble craindre pour la sécurité de sa mère. Elle tiens le duché pour responsable de la mort de son père, et tiens son frère Galduth pour un lâche et un incapable, mais admet que les autres Aarkoniens puissent avoir de l'honneur, puisqu'elle leur confie sa mère." indique encore le rapport du Caporal. Absent du rapport officiel du Caporal, un nom retint pourtant l'attention du Régent lorsque son Officier l'entretint de l'affaire en Conseil: Aldaron.

Du côté d'Auberdine, on le pensait illuminé, pour Stormwind il était avant tout un trouble à l'ordre public. Coléreux et agressif, il avait fait parler de lui et de ses prétentions à diriger le peuple Haut-Elfe, il se prenait pour rien de moins que le guide d'un Royaume Haut-Elfe lointain. Cet amateur de bonne chair, méfiant de nature et toujours enclin à quelques discours tendancieux sur la supériorité de sa race serait ainsi lié aux déboires du Milicien Galduth dont la famille faisait parvenir de nombreux colis jusqu'à lui.

A ce qui semblait être une simple affaire de famille, venait se mêler le nom de cet extrémiste dangereux. Il appartiendrait aux Aarkoniens d'en savoir plus, de servir le Royaume et l'Alliance en découvrant les tenants et aboutissants de ces étranges envois... Le Régent ordonna qu'un lourd détachement aarkonien se rendit en Auberdine, le troisième jour de ce Grand Cycle, à la quatorzième heure, les troupes prendraient la direction de Kalimdor...

Chapitre V

Les troupes du duché ne mirent pas long avant de débusquer l'elfe Aldaron. Ce dernier leur fit part de l'envoi de colis à son attention par dame Malenka, mais également de la part d'un certain Enoch, portant le nom de famille de Gorlan également. Tentant d'échapper à la vigilance des aarkoniens, c'est après moultes poursuites, que le dit sieur, capturé en Northshire, subi un interrogatoire poussé. Bientôt mis en confiance par la Milicienne Anña, il lui avoua haïr Galduth, sans en donner les causes exactes, et souhaiter lui trancher la tête. Pour accomplir son crime, il projette de maudire le paladin avec un rituel puissant. Son premier essai, qui a causé les délires de Galduth, a échoué du fait d'un mauvais élément.

 
Hélas, il semble être tout proche de trouver enfin le bon mélange.
 

Certains d'avoir trouvé en Dame Anña une complice démoniste, l'elfe ne tarda pas à lui livrer la liste des ingrédients nécessaires à la préparation de la potion de sacrifice. Quatre Élémentaires, un de Feu, un d'Eau, un d'Air et un de Terre, devront être récoltés par les Aarkoniens... quant au cinquième élément, il ne s'agit rien de moins que de précieuses pierres, si rares que les seules connues se trouvent aux doigts de la Grande Inquisitrice Whitemane, en plein coeur du Monastère écarlate.

Les autorités de la Milice, sur ordre du Régent van Kred, se mirent à disposition tandis que les troupes régulières de Prétoriens étaient déjà sur le pied de guerre. L'Etat-Major aarkonien s'établit en Southshore tandis que trois détachements prenaient la direction du Monastère. En charge des opérations de terrain, la Caporal Nyx de Mariakale coordonna le déploiement des Armées et s'assura d'un système d'estafette pour recevoir les ordres de l'Etat-Major et l'informer de la progression en territoire ennemi. La marche au sein même de l'édifice religieux fut grandement facilitée par la bonne connaissance des lieux des éclaireurs aarkoniens, en possession de cartes détaillées et parfaitement à jour. Bientôt, ce fut des doigts morts et refroidis de l'Inquisitrice que l'on arracha la bague serties des précieuses pierres. Si le combat fut âpre, aucun aarkonien ne fut réellement en danger direct, et les blessures ressemblèrent plus à des éraflures qu'à autre chose.

Pourtant, le Monastère recèle bien des périls pour l'âme des vertueux et justes défenseurs de la Royauté et de l'Alliance. Ainsi, ces images, qui continueront d'hanter l'esprit de bien des soldats présents ce jour là, de malheureux torturés dans les caves de l'ancien lieu de culte, condamnés par la mort lente, les aarkoniens ne purent que les libérer plus vite de tourments diaboliques.

Au soir même de cette longue journée, la Milicienne Anña s'en alla remettre à son "complice" les éléments qu'il avait requis d'elle. Mais le maléfice qu'il prévoyait se retourna bientôt contre lui. Dame Anña, usant des précieux conseils de son Maître des Arcanes, fit que "le feu élémentaire provoqua l'embrasement de son cerveau...l'eau élémentaire éclata ses artères...l'air élémentaire vida ses poumons...la terre élémentaire stoppa les battements de son coeur...".

Le dernier élément retourna sa propre haine contre lui afin qu'il déteste sa personne plus que quiconque et que dans la folie il sombre. Une altération mentale si forte et puissante que le cruel et maléfique Enoch se vit changer en pierre, sous les yeux médusés des quelques aarkoniens ayant assistés à cette pétrification méritée. Peu après la déchéance de son frère maudit, le Milicien Galduth retrouva ses esprits, souffrant d'amnésie partielle, les autorités médicales du Duché sont désormais entièrement satisfaite de son état de santé général.

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