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Un
petit seigneur aarkonien connaît le trouble sur ses terres,
craignant pour la vie de sa fille, il l'envoie en Hurlevent
auprès des instances aarkoniennes... |
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(HRP: Event se déroulant
sur le
forum
; le document ci-bas est une reprise des interventions
(parfois modifiées ou résumées) de
chacun des participants. Se reporter tout en bas de document
pour détails). |
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Prologue |
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Il est un peu
plus de la quatorzième heure, un ciel radieux surplombe la
petite bourgade du Valvert. Etrangement, malgré
le fait que je ne connaisse pas cette contrée, j’en
reconnais la moindre parcelle, le moindre habitant, le
moindre événement.
Ainsi, en ce jour se fête le soixante deuxième anniversaire
de Sir Ewick Percistan, châtelain le plus influent
des environs, et en cette occasion, il a convié l’ensemble
des villageois à un grand repas. De grandes tables nappées
de fins tissus immaculés sont dressées le long de la grande
rue sur lesquelles sont posés des mets aussi variés que des
figues et des dattes déposées dans des petites corbeilles de
feuille de menthe, des langoustes au miel ou encore du
boudin aux oignons. Le vin coule à foison et tandis que les
rires et les discussions emplissent la ville de gaieté,
chaque convive présente ses meilleurs vœux de santé à
l’organisateur de cette fête, idéal par un temps si clair.
Je survole la scène tel un oiseau, d’ailleurs peut être en
suis je un ? Peut être suis je l’une de ces corneilles qui,
attirée par le reflet du soleil sur l’argenterie finement
lustrée en cette grande occasion, tente de chiper une
cuillère pour en décorer mon nid ? Peut être suis-je l’une
de ces hirondelles qui, migrant vers le sud, se laisse
porter par le vent chaud de ce début de saison ?
Je ne sais pas,…je ne sais plus….
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Mais un ciel clément est toujours propice à l’orage et les
nuages s’amoncelaient dans le moulin à eaux, à quelques
mètres de la grande rue. Une pensée me suffit à me rendre
dans la bâtisse où, directement, mon regard se pose sur le
corps inerte de Lamon Ferwing, le meunier,
marionnette désarticulée gisant sur des sacs d’avoines, ses
entrailles sanguinolentes apparentes. Son torse déchiqueté
semble l’œuvre de ces monstres des légendes, aux pattes
griffues et à la gueule emplie de longues dents tranchantes.
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Pourtant seule une ombre humanoïde est présente dans la
pièce, assise prêt de l’encadrement de la lucarne. De là,
elle semble surveiller l’endroit des festivités, de son
point de vue, elle jouit d’un panorama assez large sur les
convives. Ces derniers, inconscients de la foudre prête à
s’abattre, de la tourmente sur le point d’éclater,
continuent à rire, parler, boire,… Dans peu de temps, le
rideau allait tomber sur la pièce de théâtre qu’est, en
quelque sorte, la vie, linceul déposé par l’ange vindicatif.
Une longue carabine argentée en main, l’individu se
positionne, genou à terre et, faisant coïncider la mire de
son viseur sur sa cible, prend minutieusement le temps
d’ajuster son tir. Aucun tremblement, aucun geste laissant
prévoir qu’il puisse manquer sa victime.
Une question de seconde tout au plus.
J’aurai pu tenter de prévenir les braves gens situés en
contre bas mais s’accommode-t-on du cri de détresse d’un
oiseau en plein ciel, prenons-nous garde à ses différents
signes annonciateur de la tragédie. Non, bien sur que non,
c’est donc le cœur lourd qu’un bruit sourd se fait entendre,
écho puissant du son de la mort frappant la perdrix en plein
vol. Et telle la foudre zébrant un ciel tantôt calme, la
panique s’empare des convives alors que le châtelain
s’écroule un trou vermeil au front. Les invités courent en
tout sens, ici se cachant sous les tables, là cherchant ses
enfants ou encore, pour les plus téméraires, tentant
vainement de débusquer l’assassin. Ce dernier, archange de
la mort, est déjà loin. Seul le cadavre du meunier témoigne,
les tripes à l’air, de son ancienne présence. Et moi, moi
qui surplombe la scène du haut du ciel, je me laisse guider
par les vents en espérant qu’ils me mèneront dans des lieux
plus cléments.
J’en doute… |
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Première partie: "Refuge
aarkonien" |
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L’aube s’est
levé depuis quelques heures maintenant. La rosée,
purification quotidienne de la nature, douche matinale
évacuant le sombre des nuits, est encore visible sur les
feuilles des arbres. La douce odeur de l’humus me chatouille
le nez. Je ne sais combien de jours se sont écoulés depuis
la mort de Sir Ewick Percistan. Deux, trois, peut être
plus…Aucune notion du temps qui passe… Je n’ai plus cette
excitation, cette enivrante sensation d’air chaud soulevant
mes plumes. Par contre, de nouvelles perceptions s’ouvrent à
moi. La forêt qui m’entoure maintenant semble mon foyer,
j’en ressens les diverses senteurs, j’en perçois les divers
chants comme ce doux murmure, limpide et apaisant, provenant
de cette rivière en contre bas, s’écoulant tranquillement
dans son lit ou encore ces bruissements de feuilles donnant
aux majestueuses branches des conifères l’impression de
danser au gré du vent, ondulant dans un ballet harmonieux.
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La forêt regorge de milles vies, peut être suis-je l’une
d’elle ? Peut être suis-je ce muscardin au pelage ocre
fauve, occupé à ramener dans mon nid de mousse ces quelques
baies récoltées ? Peut être suis-je cet écureuil, acrobate
des bois, funambule ayant pour chapiteau la cime des arbres.
Peut être…
Quoi qu’il en soit, je sais que des cavaliers arrivent sur
la route adjacente. Le raclement des sabots sur la terre, le
hennissement des chevaux et le grincement des roues d’un
carrosse ne me trompent pas. A l’affût, du haut d’une
branche sans doute, j’aperçois déjà leurs ombres au loin.
Bientôt se distingue un étendard accroché à une pique, le
tissu fouettant l’air au gré du vent et de l’avance : Un
sanglier tacheté sur fond vert, emblème de la famille
Gres.
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En approche, je commence à mieux distinguer les cavaliers.
Vêtu de plaques leur donnant à cette distance l’aspect de
golem de fer, ils portent tous sur le flanc de leur monture
un écu frappé du blason de leur seigneur. Ils escortent un
carrosse, voiture luxueuse tiré par quatre chevaux. Les
rayons des roues torsadés font mirer de milles éclats le
soleil sur leur face polie, des bas reliefs, finement
scultés, rehaussés d’or, d’argent et de cuivre, habillent le
bas des portes donnant à l’ensemble du véhicule une allure
princière. A l’intérieur, deux personnes, assise sur des
banquettes de velours écarlate, subissent les cohuts de la
route, apercevant le paysage forestier par de fins rideaux
de soies jaunes, posant sur le monde un voile d’or. D’une
simple pensée - ou d’un battement d’aile, que sais-je - je
me retrouve à l’intérieur de l’habitacle. Peut être suis-je
l’un de ces insectes des bois, repus de pollen, m’étant
laissé happer par la dépression d’air au passage du
véhicule, du moins cela expliquerait l’indifférence des
voyageurs à mon égard. Quoiqu’il en soit, j’en profite pour
étudier les deux personnes présentes, sachant, sans pouvoir
l’expliquer, qui elles sont.
Un livre sur les genoux, la première est une femme d’une
cinquantaine d’années. La face anguleuse, des yeux perçants,
une bouche mince dépourvue de lèvres et d’autant plus
propice aux grimaces rêches, elle est la gouvernante en
titre de la famille Gres, et répond au nom de Dame Merlac.
A ses côtés, vêtue d’une robe de soie bleu azur, rehaussée
d’un châle gris, un fin collier de perle au cou, la fille
unique du seigneur Gres regarde par les rideaux d’or les
kilomètres défiler. Agée de 16 printemps, Oragy a la
naïveté des jeunes filles gavées de contes où princes et
valeurs chevaleresques abondent, où les méchants perdent
toujours à la fin, laissant le Damoiseau emmener sa belle
sur son cheval à la crinière blanche. Soupirant face à la
langueur du trajet, la jeune fille s’imagine son arrivée en
capitale humaine : Les manants s’écartant au passage du
carrosse, les hérauts annonçant à coup de cor doré son
arrivée tandis que la garde ducale amorce l’escorte du
véhicule auprès du Régent et peut être même du Duc en
personne, revenu pour l’accueillir.
Son seigneur et père lui a mandé de se rendre à Hurlevent
afin de renouveler les vœux d’allégeance de la famille Gres,
une opportunité magnifique a-t-elle pensé à cette annonce,
elle qui n’a jamais vu que le manoir familial surplombant un
océan de champs d’orge. Elle va enfin vivre à la cour,
rencontrer ceux ayant bercé son enfance au travers des
récits de Dame Merlac : Mariakale, de Matrane,
du Lac,…Que des noms résonnant à ses oreilles comme
la fine fleur de la noblesse aarkonienne.
-«
Que j’ai hâte
d’arriver
» Songe-t-elle
tout en jouant machinalement avec sa frange. |
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A
L’attention
de
Sir
Aarkon
de
Vallon,
Régent
du
Duché
d’Aarkonie.
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Mes Hommages, Régent.
Ma famille a depuis toujours porté allégeance au Duc, mes ancêtres ont suivi le Duché parfois au péril de leurs vies, sans jamais contester, ployant toujours le genou devant le digne représentant du Duché d'Aarkonie et de part cet acte démontré toute notre loyauté au Roi. Mon père était au service de Saargon 1er, il y a une trentaine d’année de cela. O, je ne cherche nullement à vous faire l’apologie de ma famille, seulement à me présenter à vous avant de vous faire part de mes doléances.
J’aimerais que ma fille, unique enfant que ma défunte femme m’a offerte, jouisse de votre protection en ces temps troublés. En effet, je crains pour sa vie plus que pour la mienne. Il semble qu’une série d’attentat visant votre ban sévisse depuis quelques temps et mon modeste manoir ne suffit guère à garantir pleinement sa sécurité. Certes, ce ne sont que des suppositions qui me font parler ainsi mais comme on dit : mieux vaut prévenir… Les terres alentours ont beau m’appartenir, trop d’étrangers circulent en cette période de moissons, mes propres gardes semblant parfois dépasser par les évènements.
Mon conseiller ainsi que mon capitaine de garde m’ont suggéré de vous confier mon enfant, le temps du moins que nous puissions résoudre le mystère entourant les récents assassinats. Je connais les compétences de vos sujets, Monseigneur, la renommée des maisons aarkoniennes et de leurs dignitaires ne sont plus à faire sur Azeroth. Je sais que vous saurez prendre les décisions adéquates. Pour ce qui est de ma fille, elle ignore le pourquoi de sa venue, persuadée de venir à vous afin de renouveler les vœux de la famille Gres au Duché. Mon Capitaine de garde Ted Franclerc l’accompagne, il est au fait de mes inquiétudes et il vous en fera part si vous le jugez utile.
En espérant que vous pardonnerez un vieux père d’avoir anticipé votre réponse pour la sauvegarde de son enfant, ma fille est déjà en route pour Hurlevent.
Gloire et Noblesse
Sir Rufus Gres
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HRP : Event se déroulant en jeu et sur le forum.
Nous vous invitons à découvrir
les posts composant les diverses interventions
ici. |
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