La Chasse

 Note : rendu par la Milicienne Kalhymshä Syndreliane.

 

La Chasse

Il existe différentes façons de chasser, donc différentes techniques. Les elfes ont été habitués en tout temps à devoir se nourrir, comme les autres peuples, et bien que certains puissent trouver cela barbare et cruel, il n’en est rien. Les chasseurs ont de plus la faculté de se repérer aisément en tout terrain, pister sans se faire repérer ni s’égarer. Ils s’avèrent donc utile au sein d’une armée, ainsi qu’en protection rapprochée. Leur mentalité reste proche de la nature, faune et flore comprise, la liberté ainsi que la discrétion étant leur créneau. Pistage, camouflage, pose de piège, en attaque ou en défense, ils restent d’une grande et indéniable polyvalence. Sans eux, lors de voyages ou d’expéditions, les risques peuvent être grands et mettre en péril tout un groupe. Ils sont donc indispensables.

Leurs méthodes de combat fonctionnent soit par la chasse à tir (armes à feu), soit par la chasse à l’arc. Cette dernière étant plus prisée par les elfes, tandis que les nains préfèrent l’autre. .

Au corps à corps, ils utilisent habilement des dagues en général, mais restent fervents du combat à distance au vu de leur agilité et d’une acuité visuelle plus importante que la normale, provenant d’un grand temps d’observation et d’adaptation à divers milieux naturels, ainsi que d’un apprentissage en solitaire dès l’enfance
 

Devenir chasseur est une vocation en soi et pas une simple lubie. Niveau armure, le cuir reste le plus adapté pour plus d’aisance dans leurs mouvements ainsi qu’une solide protection contre les rudes températures ou mauvais coups.

Ayant appris, après des siècles, à apprivoiser des bêtes sauvages, il est normal à présent que chacun d’eux reporte son attention sur un compagnon à pelage, ou ailé. Aucun chasseur ne pourra vous révéler les secrets et le lien quasi télépathique qui le lie à son animal, dont il ne s’avouera jamais le maître, puisque les deux ne font plus qu’un sur le terrain et déploient maintes ruses afin de mener à bien leurs objectifs. Un chasseur sans compagnon reconnaîtra aisément se sentir « incomplet ». L’animal est plus en posture défensive qu’agressive, et il n’attaque que sous les ordres du chasseur. Les félins sont plus prisés, mais d’autres au hasard des rencontres peuvent accompagner le chasseur de part la diversité existant sur les terres d’Azeroth. Personnellement, et cela n’engage que moi, j’ai une nette préférence pour la fauconnerie qui s’avère un procédé de traque différent, appelé chasse au vol. J’utilise essentiellement l’autourserie soit la chasse à bas vol ainsi que l’effarouchement, mais cela pourra faire éventuellement l’objet d’un autre séminaire.

Par ailleurs, à savoir que les nobles utilisent la chasse comme moyen de divertissement, mais pas les mêmes méthodes. Ainsi ils usent de la chasse à cours, appelée aussi vénerie. A cheval, accompagnés de chiens de chasse, leurs proies sont plus des animaux dont la chair ferme et goûteuse est recherchée, (daim, cerf, sanglier). Ce sont les chiens en meute, qui poursuivent les proies jusqu’à la prise. Art différent mais néanmoins lié, bien que peu apprécié par les vrais chasseurs pour la simple raison que cette chasse est plus dans un objectif ludique et futile, sans autre intérêt que l’amusement.

En conclusion, je dirai que la proie, ce peut-être une mouche pour une hirondelle, une souris pour un hibou, un lièvre pour un aigle, c’est une autre vie qu’il faut chercher, poursuivre et capturer pour s’en nourrir, c’est un être qui déploie tous ses moyens pour échapper a son sort mais qui, de son côté, peut aussi être un prédateur. Chacun veut manger et doit donc tuer : chacun s’efforce de ne pas être mangé, mais finira par périr. Cette évidence si simple en apparence entraîne des répercussions lointaines. La prédation est active à tous les niveaux du monde vivant. C’est par elle que se transmet l’énergie, grâce aux chaînes d’alimentation et au travers de leurs enchevêtrements complexes. Il s’en dégage donc le principe d’une solidarité, d’une interdépendance générale où la prédation est inéluctable et nécessaire. C’est là où le chasseur intervient, car à la base de tout il y eut ce besoin légitime de chasser pour se nourrir. Les siècles passants, ses compétences se sont développées pour donner un métier à part entière, utile à l’alliance, en combat et permettre une spécificité se démarquant par son utilité indiscutable, loin de la vision barbare dont on peut l'affubler.

 

© Duché d'Aarkonie, auteur: Kalhymshä