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Introduction

Communément connu sous le titre de "Manuel des Officiers Aarkoniens", le présent document relate la vision et les attentes des Ducs d'Aarkonie dans la direction et le commandement des Maisons aarkoniennes. Les très nombreuses pages de ce grimoire, et parfois leurs tournures très techniques, ne doivent pas être perçues comme un règlement stricte et ne souffrant aucunes dérogations. Mélange de conseils, de préceptes moraux et éthiques, ce Manuel n'est pourtant pas que pure théorie.

Il fait partie de la "coutume" aarkonienne, non seulement propre à être reconnue législativement mais donnant également des consignes parfois strictes et claires. Les Officiers militaires, les membres de l'Ordre, les politiciens ou tout fonctionnaire aarrkonien en font donc une incontournable référence et peuvent y adjoindre articles, mémoires ou thèses. Primordiaux, les mots figurant sur la page de garde du volume sont les suivants :

"Selon la législation et les coutumes aarkoniennes, l’armée est subordonnée au pouvoir civil. L’autorité exécutive et directoriale suprême à laquelle elle est soumise est la personne du Duc d’Aarkonie ou son représentant officiel. Sont exceptées les décisions qui relèvent de la compétence du Conseil  ou de l’Assemblée aarkonienne".

 
 

 
Partie I - Considérations générales sur le Commandement

L’armée aarkonienne est une institution primordiale mais également diverse. Elle ne peut remplir sa mission fondamentale - défendre, protéger, aider - que si toutes ses forces collaborent. Les troupes des diverses Maisons sont formées et équipées de manière diversifiée et des sections spécialisées doivent remplir des missions particulières et travailler ensemble à atteindre un but commun. L’armée aarkonienne a donc besoin d’une organisation de commandement efficace. Elle est articulée autour de la Maison de Wernoriae et organisée hiérarchiquement.

L’ordre et l’obéissance sont les caractéristiques principales du commandement militaire. Mais le terme commandement a un contenu beaucoup plus vaste qu’une simple donnée d’ordre. L'Officier doit fixer des buts, prendre des décisions et répartir des missions. Conduire signifie aussi traiter les informations reçues et les transmettre judicieusement. Les Officiers supérieurs aarkoniens doivent coordonner et contrôler le travail de leurs subordonnés et collaborer avec leurs pairs des autres Maisons. Ils doivent motiver leurs subordonnés, veiller à leur bien-être, et empêcher ou arbitrer les conflits internes. A tous les échelons, le droit et le devoir de commander vont de pair avec la responsabilité.

Des subordonnés aussi, il est exigé davantage que la simple obéissance. Dans le cadre de leurs missions, ils doivent agir de manière autonome, disciplinée et responsable. Ils doivent informer leurs supérieurs et leurs camarades tout en collaborant avec eux de manière efficace.

   

Dans l’armée, tous les Officiers sont en même temps des subordonnés. Celui qui donne des ordres est aussi tenu à l’obéissance. Cela vaut même pour le Haut Noble qui est responsable devant la Régence, le Conseil et l’Assemblée aarkonienne. Ainsi, la discipline mais aussi l’indépendance sont, à tous les échelons de la hiérarchie militaire, aussi nécessaires que la volonté et la capacité de travailler ensemble. Les formations de l’armée regroupent des citoyennes et des citoyens aarkoniens, d’âges, de lieux, d’instruction, d’habitudes de vie et d’intérêts différents.

 

Ainsi un membre de la Maison de Malaky aura des opinions parfois divergentes d’un membre de la Maison de Wernoriae, la mission commune les réunit. Elle peut être exécutée uniquement si les individus forment une communauté soudée en vue de son accomplissement.

Officiers, commander signifie diriger l’action des subordonnés pour atteindre un but commun. Les résultats obtenus par une formation militaire sont davantage que la somme des prestations individuelles. Le Haut Commandement militaire suppose donc en particulier qu’il faut savoir convaincre chacun d’engager toutes ses forces dans l’accomplissement en commun de la mission, même au prix de sa vie, si nécessaire. Commander exige de l’autorité. Celle-ci résulte de la crédibilité personnelle et technique des supérieurs. Ils conduisent en premier lieu par leur exemple personnel. Ils sont un modèle de discipline et d’engagement et ont de ce fait un effet éducatif sur leurs subordonnés

 

 

 

 

 
Partie II - Pratique du Commandement

I.Hiérarchie

1 L’armée aarkonienne est articulée autour de la Maison de Wernoriae. Les troupes peuvent cependant être sous le Commandement directe d’un Officier d’une autre Maison en fonction de leur mission. Les rapports de subordination peuvent donc changer selon l’objectif ou la Maison ayant organisée la mission.

2 Lorsque le temps manque ou que d’autres raisons imposent de ne pas respecter la voie hiérarchique habituelle, on informera au plus vite les instances omises des décisions prises.

II.Réflexion et engagement

1 Les Officiers supérieurs définissent les buts à atteindre. Ils laissent à leurs subordonnés la plus grande liberté possible quant aux moyens à mettre en oeuvre. Cette liberté n’est limitée que par la nécessité de cohésion de l’ensemble.

2 La conduite par objectifs exige des Officiers courage, confiance et respect pour la liberté d’action de leurs subordonnés.

3 Cette manière de commander exige des subordonnés une réflexion active, l’indépendance et l’initiative mises au service de la mission à accomplir.

III.Discipline

1 Atteindre les objectifs fixés exige que tous les aarkoniens d’une même formation agissent de manière disciplinée. La discipline signifie que le militaire vise d’abord à l’accomplissement de la mission commune en donnant le meilleur de lui-même et fait passer au second plan ses désirs et ses intérêts personnels.

2 La discipline atteint son efficacité optimale quand elle s’allie à l’indépendance et à l’initiative, tout en veillant à ce que ces dernières ne mettent jamais en péril l’objectif commun.

- Un préjugé totalement aberrant fait des Armées ennemies des hordes indisciplinées, c'est une grave méprise -

 

IV.Responsabilité

1 Les Officiers supérieurs portent la responsabilité de donner à temps des missions conformes à la situation. Ils ne fixent des missions qu’après en avoir mesuré les conséquences. Dans cette perspective, ils tiennent compte des aptitudes de leurs subordonnés.

2 Le chef peut associer ses subordonnés à la préparation de ses décisions. Toutefois, celles-ci sont de sa seule responsabilité.

3 Les Officiers supérieurs contrôlent que les buts fixés soient atteints.

4 Les Officiers supérieurs sont responsables du bien-être et de la sécurité de leurs subordonnés. Ils ne leur font pas courir de risques inutiles.

5 Les subordonnés, à tous les échelons, portent aussi des responsabilités. Ils sont responsables d’accomplir une mission, dans le cadre de la liberté d’action qui leur a été accordée.

V.Information

1 Pour pouvoir atteindre les buts fixés à leur formation, les subordonnés doivent connaître l’intention de leur supérieur. L’Officier responsable saisit donc chaque occasion propice pour les informer. Chaque fois que cela est possible, il fait connaître les réflexions qui l’ont amené à sa décision. Cette information est d’autant plus importante que le supérieur compte sur l’indépendance et l’esprit d’initiative de chacun de ses subordonnés.

2 Les subordonnés informent spontanément leur Officier des événements pouvant être importants pour l’exécution de leur mission. Cette information est notamment nécessaire lorsque leurs connaissances techniques et spécialisées peuvent être déterminantes pour le succès de la formation.

3 Chaque aarkonien s’efforce d’acquérir les informations importantes pour l’exécution de sa mission et veillera en particulier à être bien attentif à la donnée d’ordre.

4 Les tâches dévolues à une formation sont souvent difficiles et complexes. Elles ne peuvent être maîtrisées que si les membres de cette formation ont le souci d’informer en permanence sur leur travail. Une communication régulière contribue de façon décisive à ce que chacun puisse s’identifier à sa mission et agir de son mieux. Entre Officiers supérieurs et subordonnés, elle crée cette confiance qui permet, lorsque le temps manque et que les circonstances sont difficiles, de conduire au moyen d’ordres brefs.

VI. Esprit de corps de travail

1 Officiers supérieurs et subordonnés se côtoient dans le respect réciproque. Ils ont confiance les uns en les autres et s’engagent ensemble pour renforcer l’esprit de corps et la capacité de travail des forces armées aarkoniennes. Savoir qu’on peut compter sur les autres facilite l’accomplissement de son devoir et la réussite de la mission commune.

VII. Ordres et obéissance

1 Les Officiers supérieurs et les aides de commandement qu’il a désignés ont le droit et le devoir de donner des ordres relatifs aux affaires de service. Les subordonnés sont tenus d’obéir à ces ordres.

2 L’Officier supérieur veille à ce que les ordres soient exécutés, qu’il s’agisse des ordres donnés par lui-même ou par des organes supérieurs.

3 Le commandant respecte les domaines de responsabilité de ses subordonnés et ne les restreint pas sans raison impérative.

 

- L'ennemi est obéissant -

4 Les aarkoniens, Miliciens ou Prétoriens, travaillant dans un domaine particulier ont la compétence de donner des ordres pour autant que l’exécution de leur mission l’exige. Cela vaut notamment pour:

a. les supérieurs techniques à l’égard de leurs subordonnés techniques;

b. les organes militaires de contrôle et de police, pour l’exécution immédiate de leurs missions.

5 Si le supérieur et son remplaçant font défaut, l’aarkonien le plus apte prend immédiatement le commandement, jusqu’au moment où le commandant supérieur prend d’autres dispositions.

6 Un subordonné qui n’a pas compris ce qu’on attend de lui demande les explications nécessaires.

7 Lorsqu’un nouvel ordre contredit un ordre précédent, le subordonné rend son supérieur attentif à cette contradiction. Il exécute toutefois le nouvel ordre si son supérieur le maintient.

8 Les subordonnés peuvent, si nécessaire, déroger aux ordres reçus lorsque les circonstances se sont considérablement modifiées depuis la dernière donnée d’ordres, que la liaison avec le supérieur est rompue et qu’il n’est pas concevable d’attendre de nouveaux ordres. Toutefois, ils agissent toujours selon l’intention de leur supérieur et l’informent dès que possible.

Grand Ordonnateur

VIII. Rangs et grades

1 Selon le rang nobiliaire et selon leur fonction, les Nobles dans le cadre de l’armée sont rangés dans un ordre hiérarchique comprenant un certain nombre de grades séculaires au Duché.

2 A l’égalité de grade, l’ordre hiérarchique est déterminé d’après l’objectif de la mission ou d’après l’accord de bonne intelligence entre Nobles.

3 L’organisation du commandement et l’ordre hiérarchique ne doivent pas obligatoirement correspondre.

4 Des Nobles peuvent être subordonnés provisoirement à des aarkoniens inférieurs en grade.

5 Des militaires supérieurs en grade qui n’ont pas qualité de chefs dans l'exécution d'une mission ne disposent pas du pouvoir de commander dans la sphère de compétence d’autrui. Ils ont en revanche le droit et le devoir de donner des ordres pour rétablir l’ordre militaire en cas de violation de celui-ci.

 
 

Le détails des prérogatives de chaque Officier des diverses Maisons est consultable ici