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Description
Au premier regard, les
pierres de sang se
trouvent à l'état
naturel dans les sols
riches en minerai
métallique ; de formes
variant fortement
selon la nature du
terrain où elles se
retrouvent, elles sont
d'une couleur vert
foncé tachetée des
stries écarlates au
regard desquelles
elles furent
baptisées.
Alchimiquement
parlant, cette
coloration rouge est
causée par la présence
d'oxydes de fer
; pourtant, nous le
verrons, loin d'être
anodines ces tâches
définissent la qualité
arcanique d'une pierre
de sang.
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Aux yeux
non-initiés,
tels que ceux
n'ayant vu
qu'une
vulgaire
héliotrope
lorsqu'ils
découvrirent
sa présence au
sein de mines
de cuivre, les
pierres de
sang ne sont
ainsi que des
gemmes sans
grande valeur
; trop
communes et
disgracieuses
pour être
précieuses,
trop fragiles
pour être
utiles. En
revanche, tout
utilisateur de
Magie
reconnaîtra
immédiatement
la nature
extraordinaire
de ces pierres
: en les
touchant, on
ressent
presque
physiquement
le pouvoir,
profond et
affamé,
qu'elles
contiennent.
Animées d'une
vie propre, et
transpirant du
désir de se
libérer de la
pierre...
Avant d'aller
plus loin,
rappelons que
si leur
analyse est
autorisée, le
Kirin Tor
interdit
l'utilisation
des Pierres de
Sang, et
châtie par la
mort ceux
s'aventurant
sur cette voie
depuis les
études
récentes
menées par
Dame
Belamoore.
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Nature et composition
Etudier une pierre de
sang comme l'on
étudierait tout autre
gemme ou minerai
inerte n'amène qu'un
constat : la
gemme rejette les
analyses,
y réagissant de
manière chaotique,
refusant de livrer ses
secrets. Le terme est
ici employé avec
mesure ; les pierres
de sang sont animées
d'une volonté propre,
intelligente,
consciente du monde
l'entourant. Plus
étonnant encore, deux
pierres de sang
étudiées par la même
personne produiront
des réactions
témoignant d'une
conscience commune. La
gemme reste certes
inerte, et la
considérer comme
vivante est donc
hasardeux ; mais guère
plus que la classer
comme non-vivante.
La
seule réaction
à laquelle ces gemmes
se plient à chaque
expérience, est
celle du sang
: Tout sang versé à
proximité d'une gemme
se verra attiré, se
déplaçant tel du
mercure sur un plan
incliné, vers la gemme
qui – enfin –
l'absorbera. Au-delà
du phénomène physique,
déjà étrange en
lui-même, le pouvoir
enfoui au fond d'une
pierre de sang s'agite
lors de ces repas, et
parvient à
suffisamment
s'arracher à sa prison
minérale pour que les
tâches écarlates des
gemmes se mettent
alors à irradier de
magie. Un sang animal
ne produira qu'une
infime réaction ; une
goutte de sang d'un
humain produira une
légère lueur à la
surface de la gemme ;
un sang d'arcaniste
provoquera un bref
éclair de lumière
rougeâtre. Ne
parvenant pas à
appréhender le
phénomène, les
arcanistes aarkoniens
n'ont pas osé nourrir
une gemme avec un sang
plus noble, tel que
celui d'un Dragon, de
crainte de pleinement
réveiller ce qui
sommeille en ces
pierres.
Des oxydes de fer,
écrivions-nous plus
haut, mais c'était là
un simplisme : du sang
compose les stries
caractéristiques de
ces gemmes, et c'est
lui – par le fer qu'il
contient – qui leur
donne cette couleur.
Du sang ? D'un animal
? D'un humain ?
Revenons à ces mythes.
Les
Hurans,
ainsi que nous
l'affirmions dans un
autre article, relient
les pierres de sang à
Agamaggan,
l'un des Esprits
Primordiaux. Selon
eux, ce sang fut versé
par le Dieu lors d'un
combat avec le
Seigneur des Abîmes
Mannoroth.
Le sang composant ces
gemmes serait donc, si
l'étude rationnelle
est à relier avec le
folklore, celui d'une
puissante Entité ?
Mais en ce cas, si
l'origine des pierres
de sang se trouve dans
cet affrontement, ce
sang ne pourrait-il
pas être celui de
Mannoroth ? Ou alors,
comme l'indiquent les
légendes des Essaims,
ce sang pourrait-il
résulter de la lutte
entre
Titans et
Dieux Très Anciens, si
éloignée de notre ère
que même des êtres
vivant des millénaires
n'en gardent que
tradition orale ?
Loin d'être laissée à
l'interprétation de
chacun, la Vérité ne
l'est jamais, la
réponse à ces
interrogations se
trouve dans les autres
éléments composant les
pierres de sang. Feu,
Foudre, Eau, Roche,
coexistent dans les
gemmes ; et si
l'apparence extérieure
de celles-ci est
inerte, en leur sein
ces quatre forces
se déchaînent les unes
contre les autres.
Quatre éléments
chaotiques, luttant
sans repos les uns
contre les autres, et
pourtant asservis sous
un joug commun par une
cinquième énergie.
Comment ne pas
reconnaître, en ces
gemmes trompeusement
anodines, l'état d'Azeroth
avant que le
Panthéon y
sème l'ordre ? Sous
cet angle, quel sang
pourrait être à
l'origine de ce
pouvoir vorace, si ce
n'est celui d'un des
Cinq ?
Usages connus
Si les tribus
primitives vivant sur
les sols riches en
pierre de sang font
très rarement plus que
leur vouer un culte,
de nombreux
utilisateurs de Magies
usent et abusent du
pouvoir inhérent aux
gemmes. Arcanistes
pour la plupart,
évidement et sans
surprise, comme les
démonistes au service
du
Syndicat,
traqués aussi bien par
l'Alliance que par la
Horde, comme
Tor'gan,
Chaman de
Trépas-d'Orgrim. Mais
pas toujours : les
Hurans usent de ces
gemmes pour concevoir
leurs totems
chamaniques, trompés
par les croyances de
leur peuple reliant
ces pierres à
Agamaggan.
Comme toute source de
pouvoir magique, les
pierres de sang sont
cependant susceptibles
d'être utilisées pour
n'importe quelle
tâche, jusqu'à la plus
noble de coeur qu'il
puisse être, si tant
est que l'utilisateur
possède la volonté
suffisante pour
imposer ses desseins à
la conscience
somnolente des gemmes.
Cependant, ne faisant
aucunement exception
aux règles
universelles de la
Magie, ces usages
empreignent l'âme de
celui puisant dans les
pierres de sang,
s'insinuant patiemment
dans ses pensées. Nous
nous hasardons à
avancer l'hypothèse
que la corruption de
l'Essaim Noir pourrait
se trouver liée à la
présence de ces
innombrables gemmes au
sein même du domaine
de celui qui fut
autrefois le Limon de
la Terre.
A terme, influencé par
les intentions d'une
Entité trop ancienne
pour être pleinement
appréhendée par un
esprit mortel,
l'utilisateur en
arrive donc
immanquablement à user
des pierres de sang
pour arracher
imprudemment des
démons au
Néant Distordu,
et ce pour une raison
connue – bien que non
forcément admise et
reconnue – de toute
personne ayant étudié
la cosmologie planaire
d'Azeroth. Il existe
de nombreuses
barrières entre les
Plans d'existence, et
certaines sont
fragilisées par les
rituels de
démonologie. Bien qu'à
l'état d'hypothèses,
plusieurs études ont
émit l'idée que les
barrières protégeant
le Plan où les Titans
ont banni les Dieux
Très Anciens sont de
celles affaiblies.
Cela expliquerait,
entre autres faits
dérangeants, les liens
tissés entre Marteau
du Crépuscule et
Lame Ardente...
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