|
Un mot est dit éculé
lorsqu'il a perdu tout
pouvoir à force de
trop avoir été
utilisé. Dans la
civilisation humaine,
Lumière est
inéluctablement éculé,
déformé et vidé de
toute signification à
force d'être ressassé
au cours de ces trente
dernières années.
Délibérée ou non,
cette perte de sens
livre la Foi de tout
un chacun aux quatre
vents ; pire, elle
offre aux malhonnêtes
une formidable emprise
sur leurs
contemporains. En une
époque souffrant d'une
multitude de troubles,
cette Foi aux racines
fragilisées a une
conséquence directe :
l'instrumentation du
credo, donnant
naissance à une forte
tendance au fanatisme.
Le présent essai sera
rédigé avec l'espoir
de préciser dans les
esprits ce qu'est - et
fut - l'Église de la
Lumière ; il ne
traitera donc
aucunement de la
philosophie de
Lumière, mais bel et
bien de l'organisation
et de l'histoire de
son Église.
| |
 |
Émergence de
l'Église
Il ne nous
reste plus
l'ombre d'une
certitude au
sujet des
origines du
Culte de la
Sainte
Lumière, et
cet oubli ne
prend - pour
une fois - pas
sa source dans
la destruction
des
bibliothèques
ayant eut lieu
durant les
guerres contre
la Horde. Non
seulement nous
est-il
impossible de
situer avec
précision
l'époque où
les premiers
suivants de la
Lumière se
manifestèrent,
mais nous
ignorons même
comment ils
parvinrent à
en découvrir
les principaux
préceptes. Un
être
incarna-t-il
si
parfaitement
la Lumière
qu'il en
acquît une
connaissance
spontanée et
qu'il sût la
transmettre à
une poignée de
suivants ? La
Lumière
fut-elle
apportée à
l'Humanité par
une entité
étrangère à
Azeroth, à
l'image des
révélations
ayant eu lieu
dans d'autres
civilisations
? Ces
interrogations
firent couler
bien de
l'encre au
cours de ces
derniers
siècles, et
les récits
témoignant de
l'existence de
Naarus
et d'Espoirs
au-delà des
barrières du
Monde
n'apportent
aucune
certitude ;
tout au plus
confirment-ils
que la seconde
hypothèse
n'est pas à
écarter
prématurément.
Notre seule
frêle
certitude est
qu'à un moment
donné, des
Humains
commencèrent à
prêcher la
Lumière,
témoignant de
l'existence
d'une force
universelle,
vaste et
bienveillante,
pouvant
soutenir ceux
cherchant à
aider autrui
et
protéger la
Vie
dans son
ensemble.
|
|
|
|
Le nombre de
suivants de la
Lumière augmenta
alors rapidement,
tout comme celui
des fidèles, et
ceci pour
plusieurs raisons.
D'une part, car
l'Église de la
Lumière est
fortement
renforcée par les
indéniables dons
que le Clergé
retire de la
Voie des Trois
Vertus.
Mais aussi d'autre
part pour
l'exemple que les
membres du Clergé
donnèrent de leur
propre vie, se
consacrant à
autrui, offrant
leur protection,
n'hésitant pas à
aider aux travaux
manuels, servant
de médiateurs
bienveillants dans
les conflits... Un
parfum
d'authenticité qui
fédéra nombre
d'âmes autour du
noyau originel des
suivants, donnant
forme à ce qui
deviendrait au fil
du temps l'Église
de la Lumière.
|
|
|
Développement
historique
La Lumière ne
trouve pas sa
source dans la
dévotion, mais
dans la
connaissance de
l'univers et sa
contemplation,
ainsi qu'en
élevant le lien
universel unissant
les êtres. Durant
les premiers
siècles, les
suivants de la
Lumière
n'érigèrent ainsi
aucun lieu de
culte
à proprement
parler ; ils se
rassemblèrent
autour de
collections
d'ouvrages,
protégeant,
étudiant et
enrichissant
celles-ci ;
fondèrent les
premiers hospices
des Royaumes
Humains, où
malades bénins
comme graves
étaient accueillis
et soignés
bénévolement ;
bâtirent en
retrait du monde
civilisé des lieux
de recueillement
propices au
mysticisme et à la
méditation. Seuls
les us et le temps
transformèrent
progressivement
ces lieux en
temples du sacré,
les préceptes de
la Lumière
n'indiquant aucune
frontière entre
les mondes
profanes et
spirituel, le
fidèle étant bien
au contraire amené
à vivre sa
spiritualité au
contact du
profane. Ce
changement
spontané conféra
aux édifices du
Clergé de la
Lumière la
dualité
que nous leur
connaissons à
notre époque :
Lieux où sacré et
profane
s'entrelacent dans
le Respect ; lieux
où des
bibliothèques
riches en ouvrages
côtoient autels,
et où
l'irréligieux
assoiffé de
connaissances
coudoie le dévot
plongé dans la
prière.
Et pour preuve :
Avant que
n'éclatent les
Guerres Orcs, le
Clergé de la
Lumière était à la
tête des trois
plus grandes
bibliothèques des
Sept Royaumes,
plus réputées
encore - du moins
en dehors des
ouvrages relatifs
aux arcanes - que
celle de Dalaran !
 |
Bien loin des
champs de
batailles,
lesquels étaient
par ailleurs bien
peu nombreux, et
encore moins
vastes, le Clergé
de la Lumière
rassembla une
écrasante majorité
d'individus mêlant
bonne âme et
esprit aiguisé,
et l'Église
perdura sous cette
forme durant des
siècles. Jusqu'à
l'ouverture du
Portail Sombre.
Lorsque la
Première Guerre
éclata, l'Église
honora ses
principes et
oeuvra activement
pour repousser la
Horde. Cependant,
certaines voix
s'élevèrent,
regrettant que les
pouvoirs de la
Lumière ne soient
utilisés que pour
la protection du
peuple, et non
pour mener
l'assaut. Tout au
cours de cette
Guerre et jusqu'au
sac de Stormwind,
l'Église de la
Lumière ne prit
part à aucune
offensive contre
la Horde, et ce
pour deux raisons.
D'une part, si les
préceptes de la
Lumière
encouragent la
protection du
faible, ils ne
prônent
certainement pas
le talion. D'autre
part, le Clergé
n'avait tout
simplement pas les
effectifs
nécessaires pour
permettre à
l'Église d'être
présente sur toute
l'étendue du
conflit, et
concentra ainsi
ses efforts sur sa
mission véritable.
La défaite et les
lourdes pertes -
humaines comme
matérielles - en
résultant,
donnèrent
cependant voix au
Chapitre à tout
ceux souhaitant
une Église
vindicative, et
bientôt l'avis
général au sein du
Clergé fut qu'il
fallait apporter
la Lumière dans
tous les combats,
ce qui souleva
deux complications
: celles des
effectifs, déjà
énoncée, mais
aussi le manque de
formation martiale
des membres du
Clergé.
L'archevêque de
l'Ordre de
Northshire apporta
alors une solution
à ce que tout le
monde considère,
aujourd'hui
encore, comme un
raisonnable
problème.
Alonsus Faol
et son apprenti –
Uther Lightbringer
– invitèrent ainsi
les Chevaliers de
Stormwind s'étant
le plus fait
distinguer pour
leur bravoure, et
commencèrent à
former ces hommes
d'armes aux
préceptes de la
Lumière. Cette
initiative
engendra l'Ordre
Chevaleresque de
la Main d'Argent,
dont les membres
furent à terme
ordonnés «
Paladins
». A l'inverse du
Clergé régulier,
ils reçurent pour
office de
combattre le mal
où qu'il se
trouve, sans
attendre
pacifiquement
d'avoir à protéger
autrui. |
|
|
 |
|
|
C'est, comme
chacun sait, avec
les meilleures
intentions du
monde que sont
pavées les rues
d'Argus. Avec
l'institution du
premier Ordre
Paladin, le seuil
de la déraison fut
franchit :
désormais l'Église
ne se limita plus
à diffuser la
bonté, mais estima
devoir combattre
le « mal ». Dès
lors, le ver de la
corruption était
dans le fruit.
Pourtant, cette
triste
subversion
de la Lumière
Sacrée est
communément
encensée, et Faol
comme Lightbringer
ne sont pas loin
d'être révérés au
sein d'une Église
qui - pourtant ! -
était autrefois
étrangère au
concept de
vénération...
La Seconde Guerre
donna à l'Ordre de
la Main Argenté
l'heureuse
occasion de faire
ses preuves,
réduisant
indirectement
l'Église en atout
militaire, avant
de la réduire -
suite logique - à
un instrument
politique. Quant à
la Troisième
Guerre, les
monstruosités et
les catastrophes
qu'elle répandit
sur les Royaumes
Humains achevèrent
le
schisme
au sein de
l'Église.
Quel'Thalas
dévasté ;
Lordaeron
saccagé ; la
souillure du
Fléau ;
la menace de la
Légion, restant
dangereuse bien
qu'ayant été
repoussée in
extremis... Que de
raisons d'embraser
les âmes et de
confondre force de
coeur et rage au
coeur ! Que
d'occasions de
répandre la
Lumière par les
armes, en allant
combattre le mal
là où il se trouve
! Au coeur du
Clergé régulier
comme au sein des
Ordres de
Paladins,
deux voix
se firent entendre
: celle de ceux
désirant le retour
à la Voie des
Trois Vertus, et
celle de ceux
attendant de
l'Église une
métamorphose
encore plus
radicale.
|
 |
Les textes
fondateurs de
l'Église ayant
pour la
plupart été
brûlés et
perdus durant
les conflits,
des érudits en
composèrent de
nouveau,
parfois pour
honnêtement
servir la
Vérité,
d'autres fois
pour donner du
poids à leurs
idées
personnelles.
Sans
l'arbitrage
impartial des
dogmes
originels, les
débats
dévorant le
Clergé
devinrent
animosités.
Même le
prestigieux
Ordre de la
Main Argenté
fut ébranlé
par ces
passions, au
point d'être
amené à être
dissout afin
d'éviter une
guerre
fratricide ;
de ses anciens
rangs, nombre
de Paladins
partisans de
l'éradication
immédiate du «
mal »
formèrent la
Croisade
Écarlate,
et s'éloignent
depuis, année
après année,
de plus en
plus nettement
de la
bienveillance
prônée par la
Voie des Trois
Vertus, allant
de parricides
à assassinats,
jusqu'à finir
par se
considérer de
nos jours
comme les
seuls
individus
réellement
dignes de
salut.
|
|
|
|
D'autres
encore, guidés
par
Grayson
Shadowbreaker,
ont endossé la
mission
d'éradiquer
les suivants
d'Arthas,
laissant bien
derrière eux
le précepte de
Compassion.
Pourtant,
jamais
l'Église de la
Lumière n'a
été plus
populaire et
influente qu'à
notre époque.
L'Église a
rebâti ses
lieux de
cultes et
récrit bon
nombre
d'ouvrages
détruits ou
ensevelis par
les trois
guerres. Le
Clergé
rassemble des
milliers
d'âmes et se
retrouve à
fièrement
combattre sur
le front face
à la Horde
Sauvage de
Kalimdor, face
aux serviteurs
de la Légion
et des Arcanes
interdites, ou
encore face
aux nuées de
Non-Vivants
grouillant aux
Maleterres.
Bien qu'il
soit
particulièrement
contestable de
considérer la
course au
pouvoir comme
fidèle aux
préceptes de
la Lumière,
l'Église d'Azeroth
est
aujourd'hui
puissante, et
emploie sans
hésiter sa
force contre
le « mal ».
Les animosités
internes n'ont
pas pour
autant disparu
; ceux
mécontents de
la voie
actuellement
empruntée par
l'Église ont
quitté les
ordres, ou se
drapent de
silence.
Parfois,
certains
évoquent la
création d'une
nouvelle
Église
de la Lumière,
qui offrirait
un retour
strict au
dogme originel
; ce projet
n'a rien de
chimérique,
mais n'a donné
jusqu'à
présent que
bien peu de
fruits.
|
|
|
|
Organisation
du Clergé
Bien que les
subtilités de
la structure
du Clergé
soient tenus
sous silence,
les grandes
lignes ne sont
pas le moins
du monde
secrètes.
Un
Archevêque
est à la tête
de l'ensemble
de l'Église,
assisté dans
sa charge par
un
Conclave
d'Évêques. Son
mandat demeure
valide jusqu'à
sa mort, ou
jusqu'à ce
qu'il décide
de céder sa
charge. Les
Évêques n'ont
pas pour seule
mission de
conseiller
leur supérieur
: chacun
d'entre eux
est placé à la
tête du Clergé
d'une région,
ou parfois
même d'un
continent
entier. Ainsi,
voilà quatre
ans de cela un
Évêque fut
nommé pour
guider les
fidèles de la
Lumière vivant
au sein des
rares
communautés
humaines de
Northrend ;
cette
nomination fut
d'ailleurs à
la fois une
grande joie
pour les
fidèles
concernés, et
un sujet de
plaisanterie
pour le reste
du monde. Les
« régions »
attribués à un
Évêque
prennent en
somme plus en
considération
la population
de fidèles que
les réelles
frontières
administratives,
ce qui amène
certaines
cités à avoir
leur propre
Évêché.
En dessous des
Évêques sur
l'échelle
hiérarchique,
se trouvent
directement
les
Prêtres et
Moines, à qui
revient
d'assumer la
grande
majorité des
activités de
l'Église :
éducation des
enfants, soin
des malades,
diffusion de
la Foi, etc.
Ils sont
fréquemment
assistés dans
leur tâche par
des
Acolytes.
Contrairement
à une idée
reçue,
l'Église doit
procéder à bon
nombre
d'activités
visant à
générer soit
de l'argent,
soit des biens
; après tout,
comme tout un
chacun les
membres du
Clergé doivent
se nourrir
pour vivre.
Ainsi,
l'Église
possède aussi
des fermes,
souvent gérées
par un
Monastère, où
le Clergé
élève du
bétail et
travaille aux
champs. Aux
endroits où
l'installation
d'un Monastère
ne fut pas
possible,
quelqu'en soit
la raison,
l'Église loue
ses terres à
des profanes,
fermiers, ou
commerçants.
Officiellement,
aucun profit
n'est retiré
de ces
activités, les
bénéfices
étant
promptement
redistribués
par l'Église.
Et, même si
l'Église
s'oublie -
comme soulevé
plus haut - en
bien des
domaines,
toute personne
refusant de
croire cela
devra avant
tout désigner
un membre du
Clergé
régulier
possédant des
richesses,
individu
n'existant à
priori pas.
|
|
|
 |
| |
|
Suivre la
vocation
d'homme ou
de femme
de
l'Église
est une
entreprise
suffisamment
longue
pour
décourager
bien des
aspirants.
Ceux-ci
doivent en
premier
lieu
suivre des
séminaires
sous
l'autorité
des
Acolytes,
où ils
étudieront
principalement
l'histoire
de
l'Église,
ses
activités
et les
préceptes
fondamentaux
qui
régissent
le credo
de la
Lumière
Sacrée.
Lorsqu'un
aspirant
est jugé
prêt par
ceux
responsables
de son
enseignement,
il est
alors reçu
par un
Prêtre qui
deviendra
son tuteur
personnel
; là, il
étudiera
exclusivement
le versant
religieux,
prières et
dévotions,
devenant
au fil du
temps
lui-même
Acolyte si
son tuteur
l'en
estime
digne.
Cette
période
peut durer
indéfiniment,
jusqu'à ce
que le
tuteur
estime que
son
acolyte
est prêt à
être reçu
par un
Évêque.
Dans les
faits, de
une à
trois ou
quatre
années
sont
nécessaires
avant une
convocation
à
l'Evêché.
Au cours
de
celle-ci,
l'aspirant
-
généralement
devenu
Acolyte
depuis -
prononce
des voeux
temporaires,
et est
assigné à
un
Monastère.
A ce
moment,
bien que
l'aspirant
ne soit
pas encore
officiellement
membre du
Clergé,
cette vie
monastique
peut être
considérée
comme une
existence
religieuse
à part
entière.
Placé sous
l'autorité
du Père ou
de la Mère
Supérieur
du
Monastère
où il
oeuvre,
l'aspirant
y demeure
jusqu'à
être
recommandé
pour
l'ordination.
Ce n'est
qu'alors,
après un
chemin
prenant
souvent
jusqu'à
une
dizaine
d'années,
que
l'aspirant
devient
membre du
Clergé. Il
prononce
ses voeux
solennels
-
Obéissance,
Stabilité,
et
Conversion
des moeurs
- et sa
vie
devient
entièrement
consacrée
à
l'Église.
Le Conseil
d'Évêques
décide
alors de
son
affectation
(qu'il
peut
espérer
influencer
en
formulant
une
requête) à
laquelle
il
demeurera
fidèle à
vie :
c'est la
conséquence
immédiate
du voeu de
stabilité,
par lequel
il s'est
engagé à
persévérer
dans la
mission
qui lui a
été
choisie.
La seule
entrave
autorisée
à cette
règle est
celle
permettant
aux
membres du
Clergé de
devenir
Évêques,
après
s'être
notablement
distingués
spirituellement
; ou -
temps
modernes
obligent -
politiquement. |
|
|
|
Figures
d'autorité
Bien que le
Conseil soit
théoriquement
composé de
tous les
Évêques,
l'ensemble de
ces derniers
ne peut
évidemment pas
se déplacer à
chaque
session.
Imaginons un
instant le
trouble de
l'Évêque de
Northrend,
s'il devait se
rendre chaque
semaine à
Stormwind...
Cette
situation bien
compréhensible
est aggravée
par le
manque
d'intérêt
que manifeste
la majorité
des Évêques
pour les
affaires
temporelles de
l'Église ;
beaucoup
gèrent leur
région en
hommes bons,
et sont d'une
rare richesse
spirituelle,
mais demeurent
silencieux et
inactifs lors
des sessions.
Aussi, en
pratique,
l'ensemble de
la mission du
Conseil repose
sur les
épaules de
trois Évêques,
qui sont sans
grande
surprise à la
fois les plus
actifs sur le
plan politique
et les plus
débordants
d'enthousiasme
envers leurs
propres
projets. La
danse forcée
de
l'Archevêque
au milieu de
ces trois
individus est
un fréquent
sujet de
sarcasmes dans
les cercles
critiquant
l'Église de la
Lumière.
 |
Archevêque
Benedictus
De son
véritable nom
«
Jarl
»,
abandonné au
profit de «
Benedictus »
en vertu des
traditions,
l'Archevêque
est un homme
d'âge mur,
cadet d'une
famille de
riches
marchants de
Lordaeron. Il
est raconté
qu'il trouva
la Foi en
survivant in
extremis à une
attaque de
bandits. Dès
qu'il eut
récupéré de
ses blessures,
il se présenta
comme
aspirant,
gravissant
rapidement les
rangs. Jarl
était
responsable de
la Capitale de
Lordaeron
lorsque
celle-ci fut
frappée par
l'invasion du
Fléau ; après
avoir fait
tout ce qui
était en son
pouvoir pour
d'aider la
population à
fuir le
massacre, il
évacua à son
tour la
Capitale,
rejoignant le
Sud d'Azeroth.
Là, il fut
bientôt
assigné à la
Cité de
Stormwind, et
le Conseil des
Évêques
envisageait de
l'élever à
leur rang ; la
mort d'Alonsus
Faol précipita
l'ascension de
Jarl, qui -
estimé comme
étant le
meilleur
successeur
possible - ne
fut finalement
pas nommé
Évêque, mais
reçut
directement la
charge
d'Archevêque.
|
|
|
|
|
Homme à la
voix calme et
à la carrure
solide,
Benedictus est
parfois décrit
comme
physiquement
plus proche
d'un fermier
que d'un chef
religieux.
Pourtant,
cette
comparaison ne
va pas plus
loin, car
l'Archevêque a
démontré de
nombreux
talents
politiques,
notamment en
se dévoilant
capable de
tenir tête
(pour le
meilleur comme
pour le pire)
au trio
d'Évêques
dominant
complètement
son Conseil.
Faiblesse
probable dans
la cuirasse
d'un homme
autrement
décrit comme
doux, comme
bien des
rescapés de
Lordaeron
Benedictus
voue au Fléau
une haine
ardente, et a
publiquement
prononcé le
voeu de mener
l'Église en
croisade
contre les Non-Vivants.
Évêque Hylan
Bien que d'un
âge avancé,
étant l'un des
Évêques les
plus vieux,
Hylan sait
encore se
montrer assez
énergique pour
imposer le
silence à
nombre de ses
collègues.
Détracteur
acharné
des
anciens
préceptes de
la Lumière, il
n'accepte qu'à
contrecoeur la
tolérance
actuelle de
l'Église vis à
vis des autres
races de
l'Alliance, ou
même vis à vis
des humains
irréligieux ;
et ne manque
pas une
occasion de
critiquer ces
penchants. De
son opinion,
l'Église
serait plus
avisée de
laisser le
reste du monde
se débrouiller
sans elle,
afin de
pouvoir se
concentrer sur
les maux de
ses suivants.
En dépit de
son esprit
particulièrement
étroit sur ces
sujets là,
Hylan se
montre d'une
étonnante
bonté
lorsqu'il est
au contact de
gens
embrassant la
Lumière. Et
quiconque
l'ayant vu
oeuvrer, par
exemple aux
soins d'un
malade,
pourrait
attester que
l'Évêque reste
grandement lié
à la Lumière
Sacrée.
Évêque Leander
Un homme de
petite taille
et de solide
carrure,
Leander aime
autant livres
et confort
qu'il déteste
avoir à se
passer de l'un
ou de l'autre.
Bien que
convaincu que
tout être
devrait jouir
des dons de
l'Église - et
pas seulement
les suivants
de la Lumière
- l'Évêque Leander passe
peu de temps
en contact
direct avec le
peuple.
Percevant que
l'Église a
perdu un
élément
fondamental de
son identité,
il investit
des trésors
d'énergie et
d'érudition
dans la
restauration
des ouvrages
détruits lors
des Guerres,
avec l'espoir
de retrouver
cet élément
manquant dans
le passé de
l'Église.
Conscient
que le
Clergé de
la Lumière
fut
autrefois
guidé par
la
connaissance,
il compte
sur la
rénovation
des
bibliothèques
de
l'Église
pour de
nouveau
indiquer
la Voie de
la
Lumière.
Sans
surprise,
il est
assez peu
partisan
des luttes
actives,
fussent-elles
contre le
Fléau,
affirmant
qu'il
serait
avisé
d'investir
argent et
énergie
ailleurs.
Évêque Neheri
Troisième et
dernier membre
du tiercé
d'Évêques
ayant le plus
de poids au
Conseil. Plus
jeune Évêque
de l'Église,
de grande
taille et de
forte carrure,
Neheri a
traversé la
Troisième
Guerre en
combattant
épaule contre
épaule avec
Kal'dorei et
Orcs, et
s'efforce
d'encourager
l'intronisation
des
non-humains au
sein du
Clergé. D'âme
ardente, il
affirme que la
protection
passive est
désormais
anachronique,
et que
l'Église doit
frapper ses
ennemis la
première.
Relativement
cavalier dans
ses manières
comme dans son
train de vie,
estimant que
le Clergé
devrait être
plus libre de
ses actes afin
de mieux
protéger le
peuple, il a
rallié à sa
cause la
majorité des
Prêtres
n'ayant pas
encore dépassé
la trentaine.
|
|
|
|