L'imposante tour qui
se situe dans le sud
des
Marches de l'Ouest
est connue sous le nom
de Tour de Klaven, du
nom de celui qui y a
établi ses quartiers :
Klaven Mortwake.
De nombreux mystères
planent autour de cet
énigmatique
personnage. Ce qui
semble assuré, c'est
qu'il soit versé dans
l'art de la
Nécromancie. Certains
prétendent même que
ses connaissances lui
ont fait connaître
quelques succès dans
diverses expériences
maléfiques : on
prétend qu'il serait
en son pouvoir de
transformer diverses
créatures en
morts-vivants. Au-delà
des contes et
histoires à dormir
debout, certainement
destinés à éloigner
les curieux du trafic
maritime suspect de la
petite troupe de Klaven, ce qui est
établit avec sûreté
c'est que l'allégeance
du Maître des lieux va
à la
Confrérie défias.
Les autorités royales
lui prêtent d'ailleurs
un rôle majeur dans la
disparition et
l'exécution de
soldats. D'autres
murmurent que c'est
volontairement que les
serviteurs du Roi ce
seraient mis au
service de la
Confrérie par le biais
de ce Recruteur peu
recommandable.
La Tour en elle-même
mesure environ une
trentaine de mètres de
hauteur. Ses
fondations sont
solides et sa
position, entre le
fleuve et les pentes
escarpées de la
montage, lui assure
une protection
optimale. Il est
déconseillé de s'en
approcher de trop
près, des patrouilles
assurant la
tranquillité du
propriétaire. Les
appartements et le
laboratoire d'alchimie
de Klaven se
situeraient au dernier
étage de la Tour.
Rapport de Mission
de la Maison de
Malaky, 4e jour du
VIe GC de l'An 26
Assise à l'ombre d'un étal de la Marche de l'Ouest
la protégeant des rayons du soleil de ce début d'après midi,
l'Oratorienne Siiam Bentral attendait patiemment la venue
des Novices ou de l'escorte que la Grande Ordonnatrice lui avait
conseillé d'emmener lors de son expédition vers la Tour de Klaven
quand des cris se firent entendre sur la route de Ruisselune.
Se levant aussi rapidement que son état le lui
permettait, Siiam reconnu le langage guttural caractéristique
des Orcs avant même de les apercevoir. Se dirigeant vers la
source des cris, elle se trouva face à deux "Peaux-vertes" en
armure tentant de communiquer avec un jeune fermier de la
région plus prompt au maniement de la fourche qu'à la parole.
Siiam s'interposa entre eux avant
que tout ne dégénère en bain de sang, et indiqua, calmement
mais fermement aux deux Orcs de rebrousser chemin. La milice
de la ville, aussitôt alertée par les fermiers de la présence
d'étrangers sur leurs terres, arriva au pas de course, causant
la fuite du premier Orc, rapidement rattrapé par le second.
Une fois le calme revenu, la jeune
femme réitéra sa demande sur le communicateur mais aucun Aarkonien,
qu'il soit Novice, Edile ou Milicien, ne pouvait se libérer pour
l'assister dans cette tâche. La jeune femme haussa les épaules,
elle irait seule s'il le fallait, Malaky ne faillirait pas à
l'Académie Palinka.
Malgré la
chaleur
étouffante,
l'Oratorienne se
dirigea vers le
sud-est,
s'arrêtant
régulièrement
pour se
réhydrater. Plus
elle s'éloignait
de la ville,
plus la région
devenait
hostile. Ce
n'est qu'environ
à la moitié du
chemin qu'elle
le remarqua. L'Orc,
a quelques pas
d'elle faisait
des signes
étranges, sans
toutefois
s'approcher.
Interloquée par
les gestes de l'Orc,
elle ne vit pas
arriver le Gnoll
qui s'étala à
quelques mètres
d'elle,
transpercé de
flèches.
Rangeant son arc, l'Orc
avança lentement et
indiqua à
l'Oratorienne le
chemin de la ville.
Tout d'abord
perplexe, Siiam
comprit son propos
quand ce dernier
pointa le doigt vers
le ventre de la
magicienne en
indiquant toujours
le chemin de la
Colline.
-"Non,
je ne peux pas
rentrer maintenant,
je dois aller à
cette tour là-bas."
Mais l'Orc ne
semblait pas de cet
avis. Il se planta
entre elle et la
tour et attendit que
l'Oratorienne
reparte vers la
ville.
-"Mais
que cache donc cet
endroit ?"
Voyant que le fils
de la Horde ne
bougerait pas tant
qu'elle serait dans
les parages, Siiam
fit marche
arrière... Juste
assez pour se mettre
hors de vue et
attendre que l'Orc
décide à partir.
Alors qu'elle
cherchait un moyen
d'éviter ce nouveau
garde, la magicienne
tomba nez à nez avec
l'agent Kearnen.
Celle-ci, une fois
renseignée sur
l'identité de
l'Oratorienne, lui
fit part de ses
renseignements.
Obtenus suite à une
surveillance accrue
des activités de la
tour. Un chargement
important, protégé,
serait arrivé
récemment du bois de
la Pénombre mais
personne n'avait
encore pu
l'identifier.
Sa curiosité piquée
par ces révélations,
la jeune femme
s'approcha
discrètement de la
tour et aperçu un
camp de fortune,
établi en bas du
bâtiment. A l'aide
de sa longue vue,
afin de ne pas
s'approcher assez
pour se faire
repérer, Siiam
étudia le campement.
Deux tentes... Un
feu de camp...
Quelques caisses
de.. ! Elle sursauta
en murmurant une
prière à la Lumière
en apercevant une
patrouille de
Non-Morts sortir de
l'une des tentes.
Des
Morts-Vivants !
Ici, en pleine
Marches de
l'Ouest !
Reculant
instinctivement
elle manqua de
percuter
Alragan, son
mari, qui
l'avait rejointe
entre-temps. Le
regard du
guerrier en
disait long sur
le manque
d'escorte qui
accompagnait sa
femme. Après
discussion, ils
finirent par
décider
d'investir les
lieux, afin de
savoir une bonne
fois pour toutes
ce qu'il se
tramait dans la
tour.
Interceptant les
gardes Non-Morts qui
patrouillaient à
l'entrée, ils
remarquèrent que ces
derniers portaient
l'insigne de la
Kapital Risk tandis
que les hommes
assignés à la
protection de
l'intérieur de la
tour, portaient,
eux, le tristement
célèbre masque
Défia.
Une conversation
attira soudainement
l'attention de
l'Oratorienne.
-"Quelle
douce ironie : les
troupes de Stormwind
abandonnent les
défenses de leur
ville et sont
utilisées comme
force de destruction
de la Confrérie...
Et si l'un meurt,
deux se relèveront."
La jeune femme ne
put retenir un son
qui attira
l'attention d'un
garde à proximité.
-"Des
intrus !"
Si les hommes de la
Confrérie n'étaient
pas en mesure de
tenir tête à Alragan,
ils gagnèrent
malheureusement
assez de temps pour
permettre à leur
chef de s'échapper.
Montant rapidement
au dernier étage,
Siiam découvrit le
laboratoire de
l'Alchimiste, sur
lequel traînaient
encore quelques
fioles aux contenus
divers ainsi qu'un
coffre contenant
plusieurs formules
qu'elle rangea dans
sa besace. Ignorant
l'intérêt que
suscitait pour elle
la bibliothèque de
la tour,
l'Oratorienne suivit
Alragan à
l'extérieur, avant
que les renforts
n'arrivent...