|
Près
de 2800 avant notre
ère, les Arathis
rassemblèrent sous
leur bannière
l'ensemble des tribus
humaines, mues par la
nécessité d'unir leurs
forces contre les
trolls de l'empire
Zul'Aman.
Ensembles, ils
érigèrent la cité
fortifiée de
Strom,
qui devint la capitale
d'Arathor,
le premier royaume de
la civilisation
humaine. Forte et
confiante en l'avenir,
la nation se développa
sous l'autorité de son
premier souverain :
Thoradin.
Au fil du temps, la
rumeur de la défaite
des hauts-elfes face
aux trolls parvint
depuis les terres du
Nord. Jusque là resté
à l'écart de ce
conflit, car
rechignant à risquer
la sécurité de son
peuple pour secourir
ces elfes dont il
ignorait tout,
Thoradin reçu une
délégation de
Quel'Thalas.
Épuisés et désespérés,
les ambassadeurs
quel'dorei, dans un
besoin crucial de
secours militaire, lui
contèrent combien les
armées de l'empire
Zul'Aman étaient
vastes, et
l'assurèrent que les
trolls ne se
limiteraient pas à
l'invasion du
Quel'Thalas. En
échange du sang versé
par le peuple humain,
les hauts-elfes
offrirent leur savoir
arcanique ; bien que
méfiant envers toute
magie, le roi Thoradin
accepta d'accéder à la
requête de
Quel'Thalas,
pressentant que cette
union serait
nécessaire pour
endiguer les hordes
trolls.
Aussitôt, des
magiciens quel'dorei
arrivèrent à Strom, et
inculquèrent à cent
Humains sélectionnés
les prémices des
Arcanes.
A la surprise de leurs
maîtres, ces humains
révélèrent une
affinité presque
effrayante envers la
Magie. Bientôt, les
armées de Thoradin
marchèrent vers le
Nord de Lordaeron.
Unies sur les
contreforts des
montagnes d'Alterac,
les nations de
Quel'Thalas et Arathor
écrasèrent les trolls
des Forêts, marquant
au fer rouge la
défaite dans l'esprit
de ceux-ci :
disséminés en tribus
de rares survivants,
les trolls de Zul'Aman
ne se levèrent plus
jamais en tant que
nation. Suite à cette
bataille mémorable, la
lignée des
Haut-soleil
s'unit à celle de
Thoradin, s'assurant
d'une mutuelle
loyauté, et de
nombreux échanges
naquirent de cette
alliance. Quiconque,
de nos jours,
principalement parmi
nos récents alliés,
parle contre le peuple
de Quel'Thalas doit
par ailleurs conserver
en mémoire que trois
millénaires d'amitié
unissent hauts-elfes
et humains.
Fondation de la
Cité-État
|
Cinq décades plus
tard, les mages
d'Arathor
ressentirent la
nécessité
d'acquérir une
certaine
indépendance vis à
vis du pouvoir
régnant. Laissant
derrière eux les
murailles de
Strom, nombre
d'entre eux
voyagèrent vers le
Nord-Ouest,
jusqu'aux rives du
Lac Lordamere.
Constatant que
nombreuses
Lignes Ley
convergeaient et
se croisaient en
cette région,
formant un nexus,
les mages
Arathoriens y
fondèrent la
Cité-État de
Dalaran, en tant
que seconde nation
de l'empire
Arathorien.
Altérées par les
telluristes,
imprégnées par
l'essence même du
monde, les tours
de la Cité furent
érigées en
l'espace d'une
saison, et une
économie
fleurissante
naquit sous la
protection des
Mageocrates. |
| |
|
 |
Cependant,
balbutiant encore
dans la
manipulation des
Arcanes, les
premiers mages de
l'humanité
manièrent leurs
sortilèges avec
maladresse, usant
le tissu de
fabrique de la
réalité ; tels des
ébénistes débutant
dans leur
artisanat, et
laissant la lame
de leur rabot
s'enfoncer trop
profondément dans
le bois.
Qui plus est, si
les premiers mages
de l'humanité
avaient été choisi
par Thoradin pour
leur droiture et
volonté sans
faille, deux
générations
s'étaient écoulées
depuis ; les plus
jeunes magiciens,
ignorant tout de
la dureté de la
guerre, n'avaient
pas tous reçu en
héritage le sens
de la retenue, et
du devoir envers
leurs concitoyens.
D'incantation
inconsidérée à une
autre, ils
amenèrent la
structure du monde
à se déchirer
autour de Dalaran. |
Se faufilant par les
failles ainsi formées,
Démons et Élémentaires
de faible rang
commencèrent à
s'insinuer dans les
environs de Dalaran.
Ces entités furent
systématiquement
traquées et éliminées,
mais la rumeur
commença à se répandre
au sein de la
population non-initiée
à la Magie ; petit à
petit, les mages,
autrefois admirés,
furent considérés avec
suspicion. Une
méfiance qui ne s'est
jamais éteinte depuis,
en dépit de tout.
Bien moins insensés
qu'incultes et
religieux aiment à le
croire, les mages
saisirent
instinctivement
l'ampleur de la menace
et se tournèrent vers
la sagesse des
quel'dorei. Alarmée
par la nature de
l'appel lancé par
Dalaran, la
Convocation de
Lune-d'argent dépêcha
presque immédiatement
les plus puissants
sorciers hauts-elfes.
Une fois à Dalaran,
ceux-ci trouvèrent
matière à confirmer
les craintes que leur
avaient inspirés les
faits rapportés par
les Mageocrates. Bien
que très peu de Démons
aient pu entrer en
Azeroth à cause de
l'imprudence des
Humains, la
Légion Ardente
restait la plus grande
menace connue du
peuple haut-elfe. Tout
comme aux premiers
âges du monde le
Titan
Norgannon
chargea l'Essaim Bleu
de la surveillance des
Arcanes, les mages de
Dalaran et la
Convocation de
Lune-d'argent
décidèrent de créer l'Ordre
de Tirisfal.
Investi d'un pouvoir
virtuellement sans
limite, oeuvrant dans
le secret absolu,
l'Ordre reçut pour
charge de
réguler les
utilisations de la
Magie
chez humains et
hauts-elfes, ainsi que
de
condamner à mort
quiconque s'aventurait
irrémédiablement hors
des frontières de la
raison. Le Sénat de
Dalaran, établit au
même moment les
premières lois contre
les arcanes
interdites. Relier la
lutte contre la
Démonologie à la chute
de Dalaran aux mains
d'Archimonde
est commettre un
anachronisme de près
de vingt-sept siècles
: à l'exception de ses
premières décennies,
la
Citadelle Violette
a toujours lutté
activement contre la
Légion. Ironiquement,
la pensée collective
n'a pourtant jamais
évolué, et nombre de
non-initiés, parfois
même cultivés,
continuent à penser
tout magicien comme un
déchu en devenir ;
certains allant même
jusqu'à clamer que
Dalaran est à
l'origine de la
seconde invasion de la
Légion Ardente...
| |
|
 |
Structure étatique
Durant le premier
siècle suivant sa
fondation, la
Cité-État s'organisa
en Mageocratie, et
l'ensemble des
citoyens furent
rassemblés en quatre
principales castes :
les
Non-Initiés,
les
Initiés,
les
Mages,
les
Archimages.
Les premiers
comprennent hommes et
femmes ne manipulant
pas la Magie :
artisans, gens
d'armes, marchands,
pêcheurs, sans qui
Dalaran ne pourrait ni
exister, ni prospérer.
Les Initiés sont ceux
formés aux Arcanes, et
ont pour la plupart
moins d'une vingtaine
d'années ; plus le
temps passe, et plus
inculquer l'Art à un
esprit devenant
difficile, la plupart
des initiations
débutent avec l'âge de
puberté. Le corps des
Mages, quant à lui, se
réunit autour des
Archimages ; chaque
archimage de Dalaran
reçoit plusieurs mages
sous son autorité, et
peut à sa guise
diriger leurs études,
ou les laisser suivre
les leurs. Enfin, la
caste des Archimages
constitue la plus
haute strate de la
société de Dalaran.
| |
|
 |
Au-delà de cette
population
dépourvue de
pouvoir
décisionnel se
trouve le
Kirin Tor
; une assemblée de
120 âmes, parfois
référée en tant
que Sénat
Arcanique. Y
siègent aussi bien
des mages que des
archimages, nommés
non pas en vertu
de l'étendue de
leur pouvoir
magique, mais au
regard de la
qualité de leurs
recherches et de
leur loyauté
envers Dalaran et
ses lois.
Des rangs du Sénat
sont tirés les
membres de
l'autorité suprême
de la Cité-État :
la
Chambre des Six,
composée
traditionnellement
par les plus
anciens archimages
du Kirin Tor. |
Le
Conseil des Douze,
assemblée disposant
d'un pouvoir politique
équivalant celui des
Six, rassemble enfin
douze archimages élus
par le Sénat. C'est
sous cette atypique
organisation étatique
que la Citadelle
Violette a prospéré au
fil des siècles,
devenant l'une des
nations Humaines les
plus riches en dépit
d'une population
totale n'ayant à aucun
moment dépassé les
cinq mille âmes.
Histoire récente, les
Trois Guerres
La
Première Guerre
ne provoqua que de
distants échos à
Dalaran. Tout comme
Lordaeron, Arathi, et
autres royaumes, nul
ne prit initialement
la menace de la Horde
au sérieux. Manque de
vision qui ne se
termina qu'avec le sac
de Hurlevent ;
l'Alliance de
Lordaeron fut alors
formée, et le soutien
arcanique de Dalaran
fut d'une grande aide
au cours de la
Seconde Guerre.
A tel point que le
Royaume fut frappé par
la Horde à deux
reprises au cours de
l'An 6. La première
fois, les Dragons de
l'Essaim Rouge, dont
la Reine était
capturée, furent
forcés à voler contre
les tours de la
Citadelle Violette.
Faisant simultanément
face aux armées de la
Horde et à la magie
des Dragons, la
Cité-État céda et fut
laissée en cendres. La
Horde s'éloigna, forte
de sa victoire, et
Dalaran fut relevée en
l'espace de quelques
mois, l'Oeil
de Dalaran
étant resté intact.
Durant ce temps, la
Horde fut repoussée
jusqu'aux Morasses
Noires, et le Portail
Sombre fut détruit par
l'archimage
Khadgar.
Sur
Draenor,
Ner'zhul
désira ouvrir à
nouveau le Portail
menant à Azeroth ;
étant loin d'être à la
mesure de celui qui
avait initialement
bâti le Portail,
l'ancien Chaman se mit
à la recherche
d'artefacts
susceptibles de
l'aider à accomplir
son projet. L'Oeil de
Dalaran était l'un de
ces artefacts ; se
liant d'une temporaire
alliance avec le
Seigneur du Vol Noir,
Aile de Mort,
la Horde fut de
nouveau opposée à
Dalaran. Menées par
Teron Gorefiend
du Clan Ombrelune,
soutenue par les
Dragons Noirs et
l'Aspect de la Terre
lui-même, l'armée des
Orcs n'eut aucune
difficulté à sacquer
une fois de plus la
Cité de Dalaran alors
que la nation se
relevait encore à
peine de ses ruines.
Depuis, nombre de
mages et archimages
conservent une étrange
rancoeur contre tout
ce qui ressemble de
près ou de loin à un
Dragon, ou à un Orc...
Lorsque survint la
Troisième Guerre,
près de deux décennies
plus tard, Dalaran se
trouva une fois encore
au coeur des
affrontements.
Protégeant les
reliques du Dernier
Gardien de Tirisfal,
la Cité-État fut prise
d'assaut par les
armées du Fléau :
Kel'Thuzad
ayant besoin des
travaux de
Medivh
afin de parvenir à
ouvrir un Portail
suffisamment puissant
pour permettre aux
généraux de la Légion
Ardente d'entrer sur
Azeroth. Le soutien
militaire demandé par
les Mageocrates fut
accordé, à raison, par
l'Alliance de
Lordaeron, mais ne
parvint en vue de
Dalaran qu'une fois
les défenses Citadelle
brisées par les armées
du Fléau.
Vecteurs de pouvoir
magique, et permettant
aussi bien les
déplacements dans
l'espace que dans le
Temps, les Lignes Ley
connectent le Plan
Matériel à d'autres
niveaux de réalité. La
Cité-État étant érigée
sur un nexus de Lignes
Ley, elle se révéla
être le parfait
endroit pour permettre
à Kel'Thuzad
d'invoquer les maîtres
de la Légion Ardente.
Les forces de
l'Alliance ne surent
l'en empêcher, et
Archimonde foula le
sol de Dalaran ; une
dizaine de minutes
plus tard, la
Citadelle Violette fut
abandonnée par le
Fléau et la Légion,
rasée à même le sol.
Une fois le conflit
terminé, les
Mageocrates ayant
survécu à la Troisième
Guerre retournèrent
aux ruines de Dalaran.
Le Dôme Protecteur de
la Citadelle Violette
fut érigé par l'archimage
Ansirem Runeweaver,
actuel membre des Six,
et l'accès aux rues de
Dalaran est désormais
interdit à quiconque
ne peut prouver en
être citoyen. Abrité
par la Magie du Kirin
Tor, la Cité-État se
relève lentement des
lourdes pertes
humaines subies durant
ces dernières années. |