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Selon les rapports de
l'Aube d'Argent, la
Croisade Ecarlate
serait actuellement
forte de douze mille
âmes, depuis les
hommes d'armes
jusqu'aux gens de foi,
en passant par ceux
s'occupant de
logistique et non
directement de guerre.
Bien que
Main de Tyr,
leur citadelle, se
trouve dans les
Maleterres
de l'Est, les Croisés
mènent une lutte
active sur tout le
nord de
Lordaeron.
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I. Introduction |
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Où que les Croisés soient, ils combattent le Fléau et les
Réprouvés, tout en
offrant l'hospitalité
aux survivants qu'ils
rencontrent sur ces
terres dévastées. Par
un truchement
malheureux du hasard,
les Croisés tendent à
considérer comme
suspecte toute
personne n'appartenant
pas à leur Ordre.
Ainsi, les réfugiés
les rencontrant
finissent tués bien
plus fréquemment
qu'aidés, et finissent
classés comme
dommage collatéral
supportable par
les Croisés.
Tout mort-vivant est
un rival pour la
Croisade. Le
Fléau
et les
Réprouvés
doivent être chassés,
selon les Croisés,
avant que le pays
puisse retrouver la
vie. Les Croisés se
considèrent comme
alliés avec l'Eglise
de la Sainte Lumière
et les dirigeants de
l'Alliance, mais leurs
alliés se défendent
immanquablement,
refusant d'être trop
rapprochés de la
Croisade et allant
même jusqu'à
conseiller aux
voyageurs de se tenir
largement à l'écart de
toute tâche écarlate
visible dans la
grisaille des
Maleterres...
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II. Historique de la
Croisade Écarlate
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L'un des fondateurs de
la Croisade, Sire
Isillien,
suivait les préceptes
de la Sainte Lumière
pendant des années, au
sein de l'Eglise de
Lordaeron. Là, il
servait fréquemment de
contact entre les
religieux et les
Paladins de l'Ordre de
la Main Argentée.
C'est ainsi qu'il fut
amené à rencontrer le
second fondateur de la
Croisade, le
Général Abbendis.
Ensemble, ils
travaillaient de
concert, enseignant
les préceptes de la
Lumière à de jeunes
paladins. Lorsque le
Fléau frappa
Lordaeron, tous ceux
le pouvant encore
durent fuir devant les
masses indomptables
des morts-vivants.
Bien qu'il ne faille
voir aucun déshonneur
dans cette défaite, ni
même dans cette fuite,
tous les écrits de
l'époque rapportent
que Isillien comme
Abbendis ne purent pas
se pardonner pareil
échec. En quelques
jours, leur raison
d'être, leurs
enseignements, leurs
vies entières venaient
d'être ravagées.
Unissant leurs forces
et leur rage, Abbendis
et Isillien ne
baissèrent pas les
bras et écumèrent le
nord de Lordaeron.
Combattant sans repos
le Fléau, ils
détruisirent autant de
morts-vivants qu'ils
le purent, sans jamais
– cependant – sembler
comprendre que lutter
à une telle échelle
pouvait être
dérisoire. D'ailleurs,
peut-être que cela ne
le fut pas. Parmi ces
terres souillées par
la Peste, leur colère
inextinguible trouva
souvent de l'écho dans
le coeur de ceux qui
avaient perdu des
êtres chers avec
l'arrivée du Fléau.
Bientôt, de nombreux
gens, guerriers,
paladins, ou même
simples gens, se
regroupèrent à leur
suite. Ces premières
recrues avaient
souvent vu leur
famille tomber sous
les coups du Fléau,
trop souvent pour les
retrouver combattant
aux côtés de leurs
assassins quelques
jours plus tard...
Parmi eux se trouve
celui qui put leur
donner des moyens:
Taerlan Fordring,
ancien élève d'Isillien,
et Paladin de la Main
Argentée comme son
père – le Noble
Tirion
– avant lui. A la
Croisade embryonnaire,
il offrit ses terres
et le château
construit dessus.
Ainsi, la forteresse
d'Hearthglen,
située au Nord des
Maleterres de l'Ouest,
devint la première
base d'opération de la
communauté.
Rapidement, Isillien
devint le prosélyte de
la Croisade en
devenir. Son
fanatisme,
compréhensible à
l'époque, attirait
bien plus de gens
qu'il n'en faisait
rire ou fuir.
D'ailleurs... Qui
aurait pu s'opposer à
lui en argumentant que
le Fléau n'était pas
maléfique?
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- Hearthglen - |
Cependant, aussi
habile que soit
Isillien, quelques
recrues ont jugé sage
de quitter les troupes
peu de temps après. Le
jeune page du Prêtre
fut retrouvé, la dague
personnelle d'Isillien
plantée en plein
coeur. Loin de nier
les faits, l'homme
expliqua que son page
avait été tué durant
un combat commun,
durant l'après-midi.
Selon le récit d'Isillien,
les morts-vivants
donnèrent une seconde
naissance au page, et
l'envoyèrent quelques
heures plus tard en
tant qu'assassin. Les
propos d'Isillien
furent si persuasifs
que nombreux sont ceux
qui nourrirent de
folles craintes au
sein de la Croisade...
Si le Fléau pouvait
relever aussi vite les
corps, si vite que les
cadavres conservaient
les couleurs et
l'aspect de la vie,
comment faire pour
reconnaître les
vivants des
non-vivants ?
Cette terreur donna
naissance à la
première mise en
quarantaine connue par
les Croisés. Cinq
cycles plus tard, les
Croisés furent
décrétés lavés de tout
soupçon et purs de
toute souillure du
Fléau; Isillien et
Abbendis conclurent
qu'ils avaient
désormais de bonnes
racines à l'Ouest. Il
leur fallait désormais
frapper le Fléau là où
il était le plus fort:
dans les Maleterres de
l'Est.
Isillien prit le titre
de Grand Inquisiteur
de la Croisade tandis
que Abbendis menait
l'essentiel des forces
armées vers l'Est, à
Main de Tyr. Dans
leurs préparatifs
avant de frapper
Stratholme,
la Croisade Écarlate
recruta encore et
encore. Elle détruisit
toute trace du Fléau
ou des Réprouvés, ou
du moins tout ceux
croisant la route de
ses combattants. De
nombreux civils fuyant
cette région perdue
tombèrent aussi sous
leurs coups furieux,
mais comme le stipula
le Grand Inquisiteur
dans l'une de ses
correspondances avec
l'Aube d'Argent: «
On est jamais trop
prudent.
» |
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III. Organisation de
la Croisade Écarlate
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La Croisade
Écarlate est
avant toute
chose une
communauté
menée d'une
manière
militaire.
Les deux
fondateurs
se
considèrent
mutuellement
comme le
Coeur –
Isillien –
et le bras –
Abbendis –
de la
Croisade, et
leur
autorité est
aussi
incontestée
qu'incontestable.
Le second
mène
l'ensemble
des
opérations
militaires à
l'Est,
tandis que
le premier
dirige et
enseigne les
Inquisiteurs
à l'Ouest
tout en
s'occupant
des
interrogatoires
où vivants
comme
non-vivants
sont priés
de livrer
des
renseignements
sur les
agissements
du Fléau. A
l'Est, le
rôle
d'Inquisition
revient
néanmoins
souvent à
Abbendis,
tout comme
Isillien
contrôle les
combattants
présents à
l'Ouest par
l'intermédiaire
de son loyal
élève:
Taerlan.
La Croisade
est composée
de treize
généraux
commandant
les
officiers et
les troupes:
Deux milles
hommes basés
à Hearthglen,
et dix mille
à Main de
Tyr. Ces
généraux
sont
sélectionnés
autant pour
leur
indéniable
capacité à
commander
que pour
leur
dévotion
sans faille
envers la
Croisade et
ses maîtres.
Quant aux
troupes, il
n'est pas
rare que les
recrues
ayant déjà
combattu le
Fléau avant
de rejoindre
la Croisade
se voient
très vite
promues.
L'Inquisition
ne
comprenant
pas qu'il
puisse y
avoir une
seule voix
qui s'élève
contre les
objectifs de
la Croisade
–
l'éradication
du Fléau –
tout
désaccord
est
considéré
comme
prenant sa
source dans
une
infiltration
des
non-vivants.
Les
dissidents
sont donc
reconnus
comme
impurs, et
sont traités
avec la
démesure que
cela
implique. De
fait, s'il
existe des
Croisés
n'appréciant
pas les
méthodes de
leurs
supérieurs,
ces doutes
ne nous
parviennent
pas: car ces
gens, s'ils
existent, se
taisent et
obéissent
dès lors
plus par
peur que par
réelle
conviction. |
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IV. Des méthodes
condamnées par
l'Alliance ? |
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La question
brûle
souvent les
lèvres, et
les
affirmations
des Croisés
prétendant
être au sein
de
l'Alliance
n'ont
d'autre
effet
qu'attiser
le malaise
de tout le
monde.
L'Alliance
connaît
actuellement
un nombre de
conflits
bien
supérieur à
ce que ses
capacités
peuvent
endiguer.
Ceux vivant
loin de
Stormwind se
retrouvent
sans grand
soutien, et
voient leurs
terres
volées et
ravagées par
le Fléau et
les
soi-disant
Réprouvés.
Pour ceux
là,
l'élimination
du Fléau est
une priorité
absolue.
Bien que les
forces de la
Croisade
Ecarlate
soient
actuellement
dérisoires,
elles
restent les
seules à
mener
actuellement
le combat. A
bien des
yeux, les
pertes
collatérales
causées par
le fanatisme
sont un prix
acceptable.
Pourtant,
comme les
premières
lignes de
cet article
le laissent
entendre,
dans les
hautes
sphères de
l'Alliance,
la Croisade
est
considérée
comme
anathème.
Quoiqu'en
disent
certains,
très rares
sont ceux
qui - parmi
les
autorités de
l'Alliance -
ne
condamnent
pas les
actions de
la Croisade.
Ainsi, non,
l'Alliance
n'approuve
pas les
méthodes et
les actes de
la Croisade.
Cependant,
la Croisade
Ecarlate
peut être
actuellement
comparée à
une tâche de
sang sur
l'habit de
quelqu'un
dont la
demeure est
en feu. Tant
que les
véritables
problèmes
assaillant
l'Alliance
ne seront
pas résolus,
la Croisade
ne verra pas
ses actions
être
jugulées. |
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- Main de
Tyr - |
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IV. Des méthodes
condamnées par
l'Alliance ? |
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Les
défenseurs
de la
Croisade
Écarlate ne
manquent
jamais une
seule
occasion de
mettre en
avant leur
lutte. Cette
fameuse
lutte qu'ils
mènent avec
une dévotion
indéniable,
et qui leur
fourni
immanquablement
l'absolution
lors
d'erreurs de
jugement. Ne
convient-il
pas de
porter un
regard
autrement
plus
critique sur
la situation
des
Maleterres ?
La Croisade
Ecarlate
comporte,
nous l'avons
dit, une
douzaine de
milliers
d'hommes et
de femmes.
Ils sont
majoritairement
bien
équipés, et
bien
entraînés.
Face à eux
se dresse
Stratholme,
Undercity,
Brill,
Andoral...
Au bas mot,
cent mille
âmes
damnées,
avec parmi
elles des
forces qu'un
mortel ne
peut
appréhender...
Sans même
compter les
forces
résidant en
Northend.
Aussi, seul
un fanatique
peut croire
que la cause
de la
Croisade
peut
parvenir à
arracher
plus qu'un
rictus
d'amusement
sur les
traits de
Kel'Thuzad.
Il y a fort
à parier que
si Main de
Tyr existe
encore,
c'est
uniquement
car le
Seigneur de
Stratholme
n'y voit là
qu'un
insecte
qu'il pourra
écraser à sa
guise... Ou,
pire pour
les Croisés,
qu'il ne
voit en eux
qu'un moyen
commode
d'éprouver
ses
nouvelles
magies,
maléfices et
stratèges...
Seule,
la Croisade
est pour
ainsi dire
pathétique
d'impuissance
et peut-être
est-ce un
manque de
discernement
qui lui
insuffle de
s'opposer
ainsi à
Stratholme.
La Croisade
devrait être
incorporée
dans une
armée de
plus grande
échelle si
elle désire
avoir la
moindre
chance de
réellement
menacer le
Fléau. Mais
peut-être
faudrait-il
que les
autorités de
la Croisade
réalisent la
futilité de
leur combat
isolé. Et
les propos
rapportés
par Brann
Bronzebeard
laissent
songeurs
face à
l'excès de
confiance du
Généralissime...
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Aparté:
Extrait d'une
conversation
consignée par le
sage Brann
Bronzebeard, après
sa rencontre avec le
Général Abbendis:
- «
Soyez sans crainte,
Nain! La Sainte
Lumière elle-même
nous a béni, et nous
triompherons! Donnez
nous... deux ans.
Dans deux ans, si
les Humains n'ont
pas récupéré tout
Lordaeron, je vous
offre une pinte de
bière. Que
dîtes-vous de ça,
Nain? »
- «
Je n'aurais jamais
ma bière. Mais bonne
chance, Général.
»
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© Duché d'Aarkonie,
auteur:
Phaenan |
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