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Depuis plusieurs cycles,
les environs immédiats
de la
Porte des Ténèbres
connaissaient une
recrudescence
d'activités
inquiétantes. Les
autorités de
Rempart-du-Néant
signalaient une
agressivité décuplée des
créatures démoniaques à
proximité ainsi que
plusieurs tentatives de
démonistes pour ouvrir à
nouveau la Porte.
Tentatives dont on sait
aujourd'hui qu'elles
finirent par aboutir, ce
qui nous convainc une
fois encore de l'infâme
dévotion qu'est le
démonisme. Pressentant
que quelque chose de
néfaste était en train
de se produire dans les
Terres Foudroyées,
Rempart-du-Néant
sollicita l'appui de
l'Alliance. C'est face à
ce péril que la Maison
des Nobles décida de
confier aux troupes
aarkoniennes
l'établissement et la
sécurisation d'une ligne
de ravitaillement entre
Sombre Comté et
Rempart-du-Néant.
A ce titre, un
contingent aarkonien fut
rassemblé et un premier
camp de base établi au
Défilé de Deuillevent.
La mission aarkonienne
était d'établir des
rapports complets sur
les dangers menaçant la
route entre Sombre Comté
et les abords du Marais
des Chagrins. Mais,
bientôt, les événements
se précipitèrent,
plongeant le contingent
aarkonien au coeur de la
bataille.
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Lorsque la Porte
s'ouvrit, une horde
de démons
s'engouffra à
travers ce passage
et pénétra en
Azeroth. Les troupes
de l'Alliance, ainsi
que ce qu'il restait
du contingent de
l'Aube d'Argent,
furent repoussées
jusqu'à
Rempart-du-Néant.
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Sur place, le Général
Faeh demanda
expressément à nos
autorités un envoi
massif de renforts, ce
qu'il obtint. Ce fut une
mobilisation générale de
la Maison de Wernoriae
et, plus largement,
l'ensemble des
Aarkoniens étaient
invités à prendre les
armes et la direction
des terres du sud.
Alors que les troupes
aarkoniennes faisaient
route, comme le gros des
armées de l'Alliance,
les combats faisaient
rages aux alentours de
Rempart-du-Néant. La
petite troupe
aarkonienne diligentée
par le Général Faeh
avait réussi à rejoindre
le bastion, ainsi que
ses défenseurs, et la
majorité des effectifs
du contingent de l'Aube
d'Argent. Ils s'étaient
organisés, prêt à
soutenir un siège, le
temps que les renforts
arrivent. Les archers se
tenaient sur les
remparts, tandis que les
fantassins avaient pris
position dans la
grand-cour. Chacun
s'attendait à ne pas
voir le lendemain,
tremblant au bruit des
démons qui se
rassemblaient devant le
fort. Et puis, comme
dans les livres pour
enfants, l'impensable
s'était produit :
L'armée de l'Aube
d'Argent était arrivée.
Une troupe forte d'un
millier de têtes,
composée de toutes les
races que pouvait
compter Azeroth, venue
directement des
Maleterres et, par
conséquence,
surentrainée pour le
combat démoniaque. Ils
effectuèrent un assaut
directement sur les
arrières de l'armée
hostile qui campait
devant les portes de
Rempart-du-Néant. Et
alors que celle-ci
menaçait de battre en
retraite, les défenseurs
du bastion chargèrent de
leur côté. Ce fût un
massacre. Presque aucun
démon n'en réchappa.
Continuant sur leur
lancée, les deux forces
réunies avaient pris la
direction du Portail
Sombre et, en l'espace
de quelques heures,
avaient repris le camp
de défense initial.
Enfin ce qu'il en
restait... Alors que
toute l'armée de l'Aube
d'Argent se dirigeait
vers le Sud des Terres
Foudroyées, plusieurs
bataillons, portant la
bannière de Hurlevent et
de l'Alliance,
pénétrèrent dans la
zone, suivie, quelques
instants plus tard de
contingents tout aussi
imposants d'Orgrimmar et
de la Horde. La trêve
avait tenue, et tous se
dressaient contre la
Légion Ardente.
Selon nombre de témoins,
le Général Brachyoure
Faeh et ses hommes
avaient franchis le
Portail en première
ligne, aux côtés de
l'Aube d'Argent. Après
l'établissement des
premiers campements, on
put se rendre compte que
les démons s'étaient
réorganisés et
comptaient bien ne pas
en rester à ce premier
revers. Le Commandement
de l'Alliance fut
bientôt informé qu'un
contingent d'environ 300
orcs démoniaques tentait
une manoeuvre par le
Nord. Sur l'insistance
du Général Faeh, les
troupes aarkoniennes, à
un contre dix, prirent
la direction du Défilé
de Forhian. Il fallait
retarder l'avance
ennemie à tout prix. Et
le prix fut lourd pour
nos compatriotes. Car
ils tinrent bon, au prix
de pertes innombrables (plus
de 80% des soldats
aarkoniens du contingent
périrent), et
permirent à la cavalerie
lourde de l'Aube
d'Argent de repousser
les insidieux ennemis.
Le Général Faeh, dont
les témoins décrivent
les faits d'arme, aurait
été blessé dans la
bataille du Défilé de
Forhian, mais la
confusion qui l'a suivit
nous laisse dans le
flou. Le Général n'a pas
donné de nouvelles
depuis, son armure et
son étendards ont été
retrouvés sur le champ
de bataille.
Nos autorités ont
ordonné une mission de
secours dont la
direction est assurée
par le Lieutenant Elcam
de Frégocité. Selon nos
informations, le
Lieutenant s'est vu
adjoindre une
Cohortienne dont on dit
qu'elle a été
expressément détachée du
service de notre
Seigneur le Duc Sokkar
Ier Aniro pour assurer
le succès des
recherches.
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Force est de
faire un
constat : en
tendant
l'oreille,
on entend de
tout ! En
effet,
certains on
dit avoir
découvert
son corps
mort sur le
dos d'un
cheval,
d'autres ont
assuré
l'avoir vu
faire
ripaille
dans une
auberge,
d'autres
encore
assurent
communiquer
avec lui par
télépathie...
Ce qui est
certain,
c'est qu'il
convient de
se méfier
des rumeurs
! Les
autorités
ont placé
leur
confiance
dans la
mission de
sauvetage
diligentée
par le
Lieutenant
Elcam de
Frégocité,
mais on
comprend que
les
aarkoniens
soient dans
l'expectative
puisque
aucune
nouvelle,
publique, ne
vient
apaiser
leurs
craintes ou
confirmer
leur
optimise.
Espérons que
nous
puissions
rapidement
en savoir
plus...
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C'est donc au
Lieutenant Elcam
de Frégocité,
Baron d'Altirae,
que la mission
de sauvetage en
Draenor a été
confiée. Force
est de dire que
cela suscita
nombre
d'interrogations
! En effet,
personne ne peut
oublier qu'il
fut emprisonné
et suspendu il y
a quelques
cycles (voir
notre
édition du
21.XII.26).
Qu'est-ce à dire
? Serait-ce là
pour lui le
moyen de
démontrer sa
loyauté absolue
? Une sorte de
rédemption ? Et
s'il devait
échouer, ne
serait-ce pas,
pour nos
autorités, la
"goutte d'eau
qui fait
déborder le
vase" ? En tous
les cas, chers
lecteurs, je
vous le confie,
je n'aimerais
pas être à sa
place...
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