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[…
texte manquant…]
La rigueur
mathématique et astronomique du plan du Palais, la perfection de
sa forme et la luxuriance ordonnée des espèces végétales qui y
foisonnaient, manifestaient l'ambition symbolique qui animait les
Ducs d’Aarkonie, défenseurs des intérêts nobiliaires et des
traditions séculaires. Mais plus qu’un simple palais, les
enceintes de l’Aarkonie comprenaient une véritable Cité.
Elle avait la forme octogonale du palais ducal. Sa largeur
s'étendait à environ deux mille pas jusqu'au fleuve Aarkona, qui
baignait ses murs dans presque toute leur étendue. Les maisons,
dont l'extérieur était de la plus grande simplicité, étaient
toutes bâties les unes auprès des autres, sur les mêmes
alignements et dans la même forme. Cette symétrie singulière dans
tous les bâtiments offrait l’impression que la cité s’étendait à
perte de vue. D’autres demeures étaient bien plus luxuriantes, les
façades arboraient les étendards de l’Aarkonie et des armoiries
familiales ornaient les portes de ces véritables manoirs.
Au centre de la cité, une nouvelle enceinte octogonale ceint une
forteresse, palais dans le palais. Les lourds murs de pierre
cristallisée étaient couverts d’un tapis de lierre épineux,
rendant toute escalade de l’enceinte impossible. Au sommet, de
longs merlons entrecoupés de lourds créneaux parachevaient
l’impression d’imprenabilité de la demeure des Ducs.
Au centre de ce donjon inexpugnable se dressait une tour ornée
d’oriflammes, en son sein des marches de granit poli menaient à
l'abside sur laquelle se trouvait un trône en essence d’ivoire et
d’ébène. Des fresques représentaient entre autre l’histoire du
Duché, les ducs de la Dynastie et des passages de leur vie. Le
plafond habillé des armoiries de la noblesse du Duché était
soutenu par des colonnes de schiste noirâtres. Le sol était
composé de mosaïque, travail particulièrement gracieux. Au matin,
les couleurs pastel de l’aube dessinaient la découpe de l’horizon
sur le ciel chatoyant au travers des verrières de la salle du
trône. Au loin se devinaient alors les colliers de lumières de la
Cité s’éveillant.
[… texte en cours de restauration…]
HRP:
Une pensée pour le regretté sokkarien Elesias al'Dormanor dont
vous admirez ici le coup de crayon..
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