|
Lurian
de
Mariakale
n’avait
que
quatre
ans
d’écart
avec son
cousin
Seolyn
d’Aarkonie,
élevés
ensemble
par le
Duc et
La
Duchesse,
ils se
considérèrent
vite
comme
frères.
Toute
son
enfance,
éduqué
dans les
lois
strictes
de la
chevalerie,
Lurian
s’investit
tout
naturellement
de la
charge
de
protéger
Seolyn.
Il
n’était
pas rare
de
l’apercevoir,
entre
deux
cours
martiaux,
courir
dans les
longs
couloirs
de la
Forteresse
des Ducs
pour
aller
s’enquérir
de son
cousin.
Ainsi
grandirent
les deux
enfants,
Aldarion
et
Elnisha
les
entourait
de leur
tendresse
naturelle,
tout en
veillant
à ce que
chacun
sache la
place
qui les
attendait
dans
l’avenir.
L’un
serait
Duc,
l’autre
son
vassal.
Mais
jamais
Lurian
ne
ressenti
la
moindre
jalousie
envers
Seolyn,
car
l’héritier
du Duché
n’était
pas un
enfant
prétentieux,
son cœur
était
bon et
droit.
Adolescents,
les deux
cousins
partaient
souvent
courir
la
campagne
Aarkonienne
en
s’inventant
mille
menaces
à
repousser.
Ils
excellaient
tous les
deux
dans le
maniement
des
armes,
et leur
soif
d’aventure
les
menaient
à
pratiquer
des
combats
imaginaires
contre
toutes
sortes
de
forces
ennemies.
Ils
rentraient
au soir,
épuisés,
couvert
de
sueur,
et lors
du
dîner,
contaient
par le
menu au
Duc et à
la
Duchesse
le récit
de leurs
exploits
imaginaires.
Au jour
de l’an
-265,
Lurian
fêta ses
dix-huit
ans. Il
fut
réveillé
au petit
matin
par son
Maître
d’Arme,
et
encore
embrumé
dans les
vapeurs
du
sommeil,
celui-ci
l’équipa
de pied
en cape
de son
armure
de
cérémonie.
A jeun,
il fut
mené au
donjon
de la
Forteresse.
Intrigué
par son
Maître
qui
refusait
de
répondre
à toutes
les
questions
qui se
bousculaient
dans sa
tête, il
gravit
en
silence,
les
marches
de
granit
poli
menant à
l’abside
ducale.
Là, dans
toute la
splendeur
de ses
atours
officiels,
Le Duc
Aldarion
I,
siégeait
sur le
trône en
essence
d’ivoire
et
d’ébène.
A sa
droite
se
tenait
Seolyn
essayant
de tenir
un
visage
impassible.
A sa
gauche
La
Duchesse
était
parée
d’une
somptueuse
robe de
moire
jaune
d’or,
brodée
de deux
cent
perles
iridescentes.
Au pieds
des
trois
marches
menant
au
trône,
de
lourds
fauteuils
en bois
d’ébène
ouvragés
accueillaient
les
nobles
en
charge
des
Maisons
d’Aarkonie.
Derrière
eux, se
tenaient
debout,
l’élite
de
l’Armée
ducale,
tous
membres
de la
Cohorte,
en grand
uniforme
Aarkonien.
Intimidé
par
l’instant
solennel,
Lurian
obéit à
l’invitation
de
s’approcher
que le
Duc, qui
s’était
levé à
l’arrivée
de son
neveu,
lui
ordonna.
Rassuré
par le
tendre
sourire
de sa
tante,
Lurian
se mit
immédiatement
à genou
au pied
des
marches.
La voix
chaude
d’Aldarion
s’éleva
alors
selon
cet
ancien
document,
un peu
abimé,
retrouvé
dans les
archives
Aarkonienne:
| |
|
 |
Lurian
de
Mariakale
prit
l'acte
qui lui
rendait
les
terres
de ses
ancêtres,
il jura
sur sa
foi et
son
honneur,
fidélité
au Duc
d’une
voix
ferme et
sincère.
Ce
n’était
pour lui
qu’une
formalité
sachant
que son
dévouement
leur
était
déjà
acquis
par le
lien
familial.
En l’an
-255,
des
paysans
du sud
Aarkonien
eurent à
souffrir
des
ravages
commis
par un
monstre
nouvellement
apparu.
Des
jeunes
gens qui
allaient
se
promener
ne
revenaient
pas, des
sentinelles
qui
s’assoupissaient
durant
leur
garde
disparaissaient
mystérieusement.
Averti
que la
situation
devenait
critique,
Le Duc
Aldarion
I envoya
Seolyn
et
Lurian
qui
étaient
des
chevaliers
parfaitement
accomplis
au
combat
et à la
stratégie.
Ils
s’entourèrent
de
chasseurs
et
partirent
pour le
sud
mener la
battue.
En
explorant
les
rives
d’un
cours
d’eau,
ils
découvrirent
une zone
sablonneuse
portant
des
traces
suspectes
et, tout
près,
des
rochers
couverts
de sang.
Puis ils
aperçurent
leur
ennemi
qui se
chauffait
au
soleil.
C’était
un
énorme
basilic,
long de
vingt
pieds.
Il avait
des
griffes
de
quatre
pouces
recourbées
et
mortellement
aiguisées,
mais
surtout
une
gueule
assez
vaste
pour
avaler
un homme
adulte.
Les
chasseurs
s’enfuirent
en
courant.
Seolyn
et
Lurian
décidèrent
de
profiter
de
l’apathie
du
monstre
pour
chercher
son
antre.
Ils
suivirent
ses
traces
et
repérèrent
sa
tanière.
Commença
une
longue
attente,
couronnée
au petit
matin
par
l’arrivée
du
basilic,
qui
s’enfonça
dans la
caverne.
Ils
attendirent
encore
une
heure et
empilèrent
des
branchages
à
l’entrée,
lorsque
l’ouverture
fut
complètement
obstruée
ils y
mirent
le feu.
Bientôt
la terre
trembla
et le
basilic,
toussant
et
crachotant,
émergea
à l’air
libre.
Aveuglé
par les
flammes,
il n’eut
que le
temps de
sentir
les
épées
s’enfoncer
dans ses
flancs
et sa
gorge.
Ses
hurlements
d’agonie
emplirent
la
vallée
et il
s’effondra
mort.
Souriant,
les deux
cousins
repensèrent
à leurs
jeunes
années
et
crièrent
victoire.
Cette
fois,
celle-ci
fut bien
réelle.
En l’an
-253,
lors
d’un
voyage à
Stormwind,
Lurian
fit la
connaissance
de
Mygann
des
Fenroes,
jeune
noble de
la cour
royale
et en
tomba
aussitôt
amoureux.
L’année
suivante
il
l’épousa
au
Château
des de
Mariakale.
L’an
-251 vit
la
naissance
de Korel,
un
robuste
garçon,
et deux
ans plus
tard
venait
au monde
sa sœur
Leandra.
La même
année
vit la
mort du
Duc
Aldarion
I.
Seolyn
devint
Duc d’Aarkonie,
et reçu
les
serments
de tous
les
vassaux
du
Duché,
dont
celui de
son
cousin
Lurian. |