La Nécromancie

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Mémoire présenté par Circé d'Arlann dans son cursus de l'Alma Mater.

 

Ballian de Hauteterres : 18/20. L'on sait à quel point il est difficile d'aborder de tels sujets sans omettre des détails d'importance. En l'occurrence, ce n'est pas le cas. L'on regrette seulement l'absence de réflexion personnelle au sujet de la Non-Vie dans le cadre de votre devoir.
Léonie du Bois Sofin : 17/20. Des informations pertinentes, une écriture irréprochable. Nous ne pouvons que regretter l'absence de parti pris dans ce devoir.
Ulricko de la Costa : 17/20. Devoir de qualité et complet si ce n'est un manque d'illustrations, lesquelles auraient donné à l'ensemble un aspect plus finalisé, plus agréable à lire. C'est un peu comme si mon illustre intelligence n'avait, pour reflet, qu'un physique moyen, cela gâcherait tout, n'est il pas ?

 
 
La Nécromancie.
par Circé d'Arlann
 
 

Introduction

Dame Phaenan Dourton, auteur respectée d’un traité intitulé De la nécromancie, définit cette sombre magie de la façon suivante : "La Nécromancie est l'École qui rassemble les Magies visant à manipuler tous les cycles de la vie. Ceci inclus le stade post-mortem […]". Si l’on se penche sur le comportement des nécromanciens avérés qui furent démasqués durant la dernière décade, il semble raisonnable d’affirmer que le stade post-mortem est devenu une véritable obsession pour eux, sans doute due à l’apparition du Roi Liche. Relever les morts, expérimenter sur eux leurs immondes pouvoirs et répandre la peste morte-vivante, voilà, de nos jours, les actes répugnants auxquels ses êtres se livrent. Ce mémoire tentera de faire ressortir des faits passés l’histoire de cette sombre magie, de détailler les caractéristiques et pouvoirs de ses pratiquants, et enfin, d’exposer ce que nous savons de leurs organisations.

Chapitre Premier : Histoire de la Nécromancie

Paragraphe 1 : Généralités

La nécromancie n’est apparue sur Azeroth qu’avec l’arrivée des démons de la Légion Ardente. Ce sont ceux de la race des Nathrezims qui furent les premiers à manipuler cette sombre magie sur notre monde : ils l’utilisèrent pour relever les corps des elfes de la nuit qui devinrent ainsi les premières victimes des pouvoir nécromantiques. La nécromancie disparut de notre monde durant des siècles lorsque les démons furent bannis. Des mages et sorciers tentèrent bien d’arriver aux mêmes résultats mais leurs expériences tournaient courts. Elle ne reparut vraiment qu’avec l’arrivée des orcs en Azeroth durant la première guerre. En effet, les suivants de Gul’dan, faisant partie de son organisation secrète : le Conseil des Ombres, corrompus par la Légion Ardente se donnèrent le nom de nécrolytes. Leurs pactes avec les démons leur avait donné accès à l’apprentissage de cette infâme forme de magie. Ils avaient ainsi pu développer leur capacité à relever les morts et, grâce à eux, les rangs de la Horde comprenaient bon nombre de guerriers squelettes.

Durant la seconde guerre qui ne tarda pas à suivre la première, Gul’dan créa de puissants nécromanciens morts-vivants pour remplacer les démonistes abattus par Orgrim Marteau-du-destin lors de sa prise de pouvoir. Pour prouver sa fidélité à son nouveau chef, il tenta, aidé de ses nécrolytes, de relever les chevaliers morts de Hurlevent mais échoua. Après un bon nombre d’échecs, Gul’Dan se résolut à massacrer ses propres nécrolytes pour parvenir à ses fins : il les sacrifia sur les autels de Rochenoire et Bois-de-Fer et incorpora leurs pouvoirs et leurs âmes dans des gemmes qui permirent de relever les chevaliers de Hurlevent en Chevaliers de la mort. Ces gemmes furent enchâssées dans des assommoirs qui servirent d’armes à ses cavaliers mort-vivants et leur conférèrent la sinistre puissance qu’on leur connaît. Ces chevaliers de la mort ne sont pas les mêmes que ceux dont je parlerais dans mon mémoire sur le Fléau et il est important de garder cela à l’esprit pour se garder de toute confusion.
Le Fléau mort vivant apparut entre la deuxième guerre et la troisième guerre et naquit de la volonté de Ner’Zhul transformé en Roi Liche. Les détails de cette histoire sont rapportées dans mon traité sur le Fléau : je ne m’étendrais donc pas plus avant sur ces événements. Là également, les pouvoirs nécromantiques de cet être ont pour origine la Légion Ardente et c’est bien là l’information principale qui ressort de toute cette histoire de la nécromancie. Jusque là, cette forme de magie n’avait été pratiquée que par des êtres ayant été directement corrompus par les démons.

Le Roi Liche lança un appel que perçurent certaines personnes dont un archimage de Dalaran, Kel’Thuzad. C’est à ce moment qu’il se lança dans des travaux sur la nécromancie, guidé par Ner’Zhul, mais ces activités furent découvertes par ses pairs et il fut banni de la cité violette. Il rejoignit le Roi-Liche en Norfendre qui lui donna pour mission de créer une organisation pour l’aider à répandre la peste morte vivante. C’est ainsi que naquit le Culte des Damnés sous l’égide de Kel’Thuzad. L’archimage parvint à créer cette organisation en l’espace de 3 années. Il utilisa pour cela sa grande fortune mais également ses pouvoirs d’illusion et de persuasion pour faire tomber sous son contrôle les démunis de Lordaeron. Il leur fit miroiter une nouvelle société basée sur l’égalité sociale et leur promit la vie éternelle.

Les membres du Culte répandirent alors la peste et relevèrent les corps des morts pour la plus grande gloire de leur prétendu dieu : le Roi-Liche. Cette organisation, encore active de nos jours, continue de perpétrer ces immondes forfaits. Il existe bien évidemment des nécromanciens qui ne font pas parti du Culte des Damnés. Afin d’éclaircir un peu ces différentes allégeances nous allons maintenant étudier les particularités de ces lanceurs de sorts qui ont choisis de se lancer dans l’étude de cette pernicieuse magie.

Chapitre Second : Les nécromanciens

Paragraphe 1 : Généralités

Les nécromanciens sont les pratiquants de la magie de la mort. Ils manipulent, grâce à leur connaissance des arcanes, qu’ils dévoient et dénaturent, les cycles de la vie et de la mort. Ils savent qu’en manipulant ainsi les arcanes ils risquent d’être consumé par leur magie ou, tout du moins, d’être corrompus par l’usage qu’ils en font.

La rumeur raconte que certains nécromanciens réussiraient à se préserver de ces influences néfastes, à rester eux même et fidèle à leurs convictions profondes. Exerçant leur volonté à maîtriser les noirs savoirs de la nécromancie, ils tentent ainsi de trouver une façon de ramener à la vie les morts-vivants du Fléau. Cet idéal leur donne-t-il le droit de manipuler ainsi une chose aussi sacrée que les cycles de la vie ? Rien n’est moins sûr, cependant, certains se font connaître ouvertement dans la Horde, beaucoup plus rarement dans l’Alliance. Bien que considérés avec méfiance, certaines personnes voient en eux l’espoir de sauver un proche de la non-mort. Ces nécromanciens qui ne succombent pas à la corruption de leur magie restent cependant extrêmement rares. Il est de notoriété publique dans la Horde que la Dame Sylvannas Coursevent emploie des nécromanciens dans ce but… et dans d’autres comme prendre le contrôle des morts vivants créés par le Fléau ou fabriquer des abominations.

La plupart des lanceurs de sorts qui se lancent dans la nécromancie clament qu’ils savent parfaitement les dangers qui les guettent et sauront s’en garder. Cependant, avant d’y être confronté il est difficile de se rendre compte de l’incroyable séduction que peut exercer le pouvoir des forces du Néant, de mesurer l’inflexible volonté des seigneurs démons et de réaliser la corruption engendrer par la manipulation des sorts nécromantiques… La plupart ont tort et les rares cas de nécromanciens non corrompus ne sont peut être que l’exception qui confirment la règle.

Lorsque la corruption a eut raison d’eux, ils se rendent dans les Maleterres, où ils sont nombreux, afin de rencontrer leurs semblables officiant dans le Culte des Damnés ou bien sont repérés par un agent du culte cherchant à recruter dans les grandes villes. Les nouveaux nécromanciens savent que ces derniers seront capables d’achever leur formation dans leurs écoles de nécromancie, à Caer Darrow, en l’école de Scholomance par exemple, pour ne citer que la plus connue. Ils acceptent donc sans hésitation tellement la tentation d’accroître encore leur pourvoir est pour eux irrésistible.

La plupart se mettent donc au service du Fléau, supervisant la propagation de la corruption via les chaudrons de la peste, l’édification des nouvelles installations, relevant et commandant aux morts-vivants, et accomplissant toutes sortes d’expériences abominables sur les corps des défunts. Au fur et à mesure de leur corruption, on dit qu’ils prennent l’aspect des êtres qu’il contrôlent : yeux vides et inexpressifs, démarche traînante, peau pâle et creuse ainsi que l’odeur immonde des morts en décomposition. Une branche de nécromanciens d’élite, sous le commandement du sombre maître Maleki le Blafard, se nomment eux même les Thuzadins en l’honneur de leur seigneur et premier de leur ordre, Kel’Thuzad.

Paragraphe 2 : Les nécromanciens célèbres

Kel’Thuzad
Sans doute le plus célèbre d’entre eux. Son histoire sera relatée dans le traité concernant le Fléau. Nous ne reviendrons donc pas dessus dans le présent devoir.

 

Noth le Porte-peste
Etant un remarquable mage et alchimiste de Dalaran, Noth entendit l’appel du Roi Liche comme Kel’Thuzad. Il tourna rapidement le dos à la Lumière et rejoignit le Fléau où il pensait que résidait le vrai pouvoir. Durant la 3ème guerre, Noth vit que l’accroissement du pouvoir du Fléau requerrait beaucoup de vies innocentes et s’y opposa. Kel’thuzad résolut le problème en gelant son coeur dans sa poitrine. Noth le Porte-peste, devenu mort-vivant, est maintenant un des nécromanciens les plus puissants et réside à Naxxramass.

 

Maleki le blafard
Chef des Thuzadins, les nécromanciens d’élite du Fléau. Il réside à Stratholme d’où ils planifient les actions des nécromanciens sous ses ordres.

 

Morbent Fel
Nécromancien résidant au cimetière de la Colline aux Corbeaux dans la région de Sombre-Comté.

 

Abercrombie
Autre nécromancien résidant au cimetière de Colline aux Corbeaux.

 

Naberius
Naberius était un apprenti de l’archimage Vargoth. Kael’thas Haut-soleil attaqua le village de Kirin’Var, jugeant la proximité de membres du Kirin Tor dangereuse pour le Donjon de la Tempête. Il utilisa toutes ses ressources pour détruire le village, en particulier une bombe de mana. Naberieus qui parlait toujours de nécromancie profita de l’attaque pour trahir ses amis en empêchant leurs esprits de trouver la paix dans la mort. Naberius est quant à lui devenu une Liche.

 

Helcular
Helcular était un mage vivant dans les contreforts d’Hillbrad et ayant eu une affiliation avec le culte des damnés de Kel’Thuzad. Les rumeurs rapportent qu’il aurait été son apprenti. Helcular était sur le point de se transformer lui-même en Liche quand une foule d’humain d’Austrivage trouvèrent la cave où il pratiquait son rituel et le tuèrent. Il fut enterré dans le cimetière de Austrivage mais sa tombe semble avoir été profanée il y a quelques temps.

 

Dar’Khan Drathir
Seigneur suprême du Fléau en Quel’Thalas. Il fut nécromancien de son vivant mais il n’est pas sûr qu’il ait conservé ses pouvoirs après sa mort survenue fort mystérieusement.

 

Chapitre Troisième : Le Culte des Damnés

Paragraphe 1 : Généralités

Le culte des Damnés s’est formé aux premiers jours de la 3ème guerre, alors que le Fléau s’efforçait de prendre pied à Lordaeron sous l’influence de Kel’Thuzad. Cette histoire ayant déjà été relaté plus haut, nous n’y reviendrons pas. Ce furent eux qui répandirent la peste en Lordaeron afin de tuer et relever les gens sous formes de morts-vivants. Lorsqu’Arthas fusionna avec Ner’zhul pour devenir le nouveau Roi-Liche, le Culte jura de servir cette nouvelle entité comme l’ancienne. Compte tenu que le Roi-Liche peut maintenant se mouvoir, les membres du culte sont en frénésie à la pensée qu’Arthas quittera le Norfendre et honorera Lordaeron de sa présence un jour prochain.

Aujourd’hui, le culte des Damnés continu de servir la volonté du Roi Liche à travers le monde, sapant l’Alliance et la Horde et faisant ce qu’ils peuvent pour déclencher des guerres entre les races. Après tout, pour chaque humain ou orc qui tombe sur le champ de bataille, le Fléau gagne une autre recrue potentielle. Aucun mortel sain d’esprit ne s’associerait au désir du Culte des Damnés de servir le Fléau; ils donnent leurs corps et leurs âmes au Roi Liche de plein gré pour se relever après la mort.

Paragraphe 2 : Philosophie
Les membres du culte se considèrent eux même comme les serviteurs des morts-vivants. Ils voient le Fléau avec une fascination envieuse car, pour eux, être un mort vivant est le but ultime, la juste récompense d’une vie « exemplaire » au service du Fléau. C’est pour cette raison que des dissensions s’élèvent dans leurs rangs quand les ennemis tombés reçoivent le don de la non mort de façon imméritée alors qu’eux, les cultistes, doivent travailler pour recevoir ce divin payement. Mais de tels grognements sont vite étouffés, habituellement par la menace d’une mort tout à fait définitive. Les officiers du culte expliquent que leurs ennemis meurent et deviennent des alliés parce que leur nombre est bien plus grand que celui du Culte des Damnés. Si le Fléau relevait seulement les mortels méritants, il ne serait pas la force puissante qu’il est aujourd’hui. Le Fléau a besoin d’eux vivants pour le servir.

Paragraphe 3 : Organisation
Kel’Thuzad est toujours à la tête du Culte des Damnés. Occupé à prendre ses ordres du Roi Liche lui-même et orchestrant la propagation du Fléau, il n’a pas la possibilité de surveiller de près le culte des Damnés. Il a désigné deux mortels pour diriger le culte et lui rapporter les succès et écueils de la conquête de Lordaeron. Ces deux personnes sont simplement appelées les « Prochains », en référence à leur désir de finir leur vie et commencer leur existence de Morts vivants. La base du Culte des Damnés se trouvent dans le palais de Kel’Thuzad dans la cité de Stratholme. La plupart des cultistes n’ont jamais vu la Liche, qui réside dans Naxxramass où d’ailleurs, la secte a une base, mais les dirigeants du Culte y vivent et y rencontrent d’autres officiels pour discuter leurs plans. Les « Prochains » actuels sont :

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Ul’haik Hadanot
Ce sombre Haut-elfe est le chef du Culte des Damnés avec Pai Porte-Tempête. Il est grand pour un elfe et fin de carrure. Ses cheveux et sa peau sont assombris par sa fervente étude de la magie. Il préférait ses livres à la fréquentation de ses semblables et ne les pleura pas lorsque Dalaran tomba. Au lieu d’être dégoûté par l’invasion des morts vivants, il ressentit une certaine estime pour eux et se rendit de plein gré. Kel’Thuzad sentit son ambition et le mit rapidement à la tête du culte, dirigeant les mages et recherchant des moyens pour étendre plus loin la corruption. Ils montent des plans avec Pai Porte tempête et Kel’Thuzad pour recruter plus de membres et étendre le Fléau plus au Sud

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Pai Porte-tempête
C’est une femme petite et quelque peu enrobée mais incroyablement rapide et souple pour sa corpulence. Elle est la dirigeante mortelle, en collaboration avec Ul’haik Hadanot, du culte des Damnés. Etant un assassin au service des nobles corrompus des montagnes d’Alterac et, plus tard du Syndicat, elle ressentit l’appel du Roi Liche et rejoignit le culte dans les premiers jours de la 3ème guerre. Elle trouva un moyen de combiner la magie noire à ses techniques d’assassinat et plus tard, montra une réelle efficacité dans le recrutement de membres pour le culte. Avec sa voix douce et ses regards confondants, elles attire les personnes de faible volonté à qui elle promet pouvoirs et richesses s’ils servent le culte. S’ils refusent, elle trouve le moyen de les convaincre ou s’assure qu’ils n’auront plus jamais l’occasion de prendre une décision. Son caractère enjoué désarme la méfiance de ses cibles. Elle est très fière d’être à la tête du culte.

Après ces deux personnes, l’organisation de la secte n’est pas structurée : personne ne peut dire qui dirige l’armée des cultistes. Ce chaos couvre différentes activités : certains étudient les arts sombres pour relever les morts, d’autre recrutent de nouveaux membres, d’autres encore partent en reconnaissance, sous couverture, pour les forces du Fléau. Le travail de certains membres est simplement de porter des messages aux « Prochains » à Stratholme. Quand les Prochains sont considérés comme méritants, Kel’Thuzad les tue et les relève en tant qu’ombre : la place la plus honorée à laquelle un cultiste puisse accéder. Il désigne alors de nouveaux Prochains pour servir le Culte des Damnés. Ces chefs servent le Roi Liche sans remise en question, voyant la non-mort comme la récompense ultime.

Cependant, il n’y a pas que les Prochains qui sont récompensés de la Non mort. Souvent la liche relève un membre du culte qui est mort en service pour le Fléau. Il est rare qu’un mortel soit récompensé de la non mort simplement pour avoir bien accompli sa tâche : il doit rester vivant pour servir au mieux le culte. Un mortel qui peut contaminer de la peste une cité de 5000 habitants est plus utile que le guerrier mort vivant qu’il pourrait devenir. Kel’Thuzad désigne personnellement les officiels et meneurs du culte, cherchant des gens à la fois talentueux en espionnage et dans l’étude de la nécromancie. Des qualités de commandement, de recrutement et la capacité à se fondre parmi les mortels normaux sont également des capacités appréciées. Il est impossible d’atteindre quelque rang d’officier que ce soit sans magie en tous les cas. En dehors de Stratholme, on retrouve le culte dans toutes les Maleterres et dans, une moindre mesure, dans le reste de Lordaeron, accompagnant toujours le Fléau. Les deux vont de paire : on trouvera rarement l’un sans l’autre car certains des membres suivent les morts vivants par simple fascination morbide alors que d’autres sont envoyés plus officiellement de Stratholme pour construire une faction du culte. On trouve des poches d’influence loin dans le sud, en Khaz Modan par exemple, et le Culte compte bien conquérir ces zones après avoir récupéré Lordaeron.

Paragraphe 4 : Les cultistes
On estime le nombre de membre à environ 10 000 individus. Les cultistes n’ont pas d’uniforme pour afficher leur allégeance :
- Certains essayent de se fondre dans la société pour pouvoir espionner pour le Fléau ou rechercher de nouveaux membres. Ils s’habillent de façon à passer inaperçus
- Ceux qui étudient la nécromancie s’habillent de noir et de violet, délaissant les brillantes couleurs associées à leurs anciennes vies de mage.
- Les autres portent les vêtements des morts, souvent déchirés et puants pour montrer ce qu’ils aspirent à être.

Les membres du Culte des Damnés sont des fanatiques entièrement dévoués à leur cause mais lors de leur recrutement, ils étaient, pour la plupart totalement différents : Le culte recrute essentiellement des gens timides, de faible volonté ou peu sûrs d’eux. Impopulaires, malmenés par autrui, souvent considérés comme des ratés dans leur carrière ou leur vie en général, ils sont tout désignés à la manipulation de la secte. Elle leur promet richesses, pouvoirs, connaissances : tout ce qu’ils peuvent désirer, et les attire ainsi à elle. Quand les mortels s’engagent envers le culte, ils sont endoctrinés et formés, dans les écoles de nécromancie, à manier la magie noire pour les aider à soumettre les morts vivants. Il n’y a pas de cultistes incapables de connaître au moins une poignée de sorts sombres. Ils y acquièrent l’assurance qui leur manquait dans leur vie passée et tombent sous l’emprise totale des pouvoirs du Roi Liche, prêts à travailler inlassablement à répandre la volonté du Fléau.

Chapitre Quatrième : Les écoles de Nécromancie

Il y a deux écoles de nécromancie connues à ce jour :

1)
Andorhal
L’école est abritée dans un complexe souterrain sous la ville d’Andorhal. Il s’agit là d’un véritable labyrinthe similaire à ce que l’on peut trouver à Fossoyeuse mais à une moindre échelle. Des horreurs mortes vivantes, des nécromanciens, des démonistes et des cultistes des Damnés hantent ces tunnels.

2)
Scholomance
Curieusement, l’école n’a jamais été découverte par les agents de la couronne de Lordaeron, et est restée intouchée et fonctionnelle jusqu’à aujourd’hui. C’est une académie de recherche pour les nécromanciens du Fléau basée dans les ruines du manoir des Barov dans la cité de Caer Darrow. Elle a été fondée par le nécromancien Kel’Thuzad vers l’an 15. Le culte des damnés a rénové les anciennes cryptes sous Caer Darrow et les a transformé pour les rendre utilisable en tant qu’école de nécromancie. Le culte y entraîne ses agents mortels et y a préparé la propagation de la peste morte vivante en Lordaeron. Au début, la famille Barov, originaire d’Alterac, possédait cette terre. Elle a été manipulée par Kel’Thuzad qui a promit aux membres de cette famille l’immortalité en échange de leur coopération. Les habitants de Caer Darrow ne soupçonnèrent rien de ce qui se tramait dans le manoir des Barrov jusqu’au jour où une horde de morts vivants en sortit pour les tuer tous jusqu’au dernier. La plupart des membres de la famille Barov sont maintenant des morts vivants au service du Fléau et s’adonnent eux aussi à la nécromancie. Lord Alexei Barov, était le chef de famille et le seigneur de Caer Darrow, Brill, Austrivage, Moulin de Tarren et d’autres lieux. Il est maintenant un chevalier de la mort. Sa femme, dame Illucia Barov est, elle, devenu un fantôme, tout comme leur fille Jandice Barov, qui enseigne la zombification, le contrôle des corps et fait des recherches sur la peste au sein de l’école de nécromancie. Les deux fils Barov, Alexi et Weldon, n’ont pas succombé comme le reste de leur famille bien que le premier, mort à la guerre, fait aujourd’hui partie des Réprouvés. Weldon, le seul survivant a rejoint l’Aube d’Argent et se trouve au camp du Noroit.

Ce n’est pourtant pas cette famille qui dirige l’école. Kel’Thuzad y a placé des agents à différents titres et grades pour la faire fonctionner au mieux. En voici l’organigramme :

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Le Sombre maitre Gandling
Il est le directeur de l’école de nécromancie de Caer Darrow nommé par Kel’Thuzad en personne. C’est en réalité une momie, son corps ayant été embaumé.
Il enseigne aux étudiants comment relever les morts au nom du Roi Liche.
Anciennement, il fut un mage de Dalaran mais il trahit ses maîtres pour les pouvoirs qu’il possède maintenant dans la non-mort.
Son influence s’étend jusqu’à Stratholme, la capitale du Fléau dans les Maleterres de l’est.
La rumeur rapporte qu’il enseigne également à l’école de nécromancie d’Andorhal.

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Ras Murmegivre
Ras Murmegivre était un mage humain de Stromgarde qui se tourna vers le Roi Liche lors de l’invasion du Fléau. Sur le sol de Stratholme, dans l’abattoir, il prit une dague et se trancha la gorge, un sourire aux lèvres selon la légende. Son corps tomba sur le Don de Menethil, un symbole ressemblant à un pentagramme sur le sol de l’abattoir à Stratholme. C’est un endroit prétendument « béni » par le Roi-Liche et sans doute ce qui se rapproche le plus d’un sol sacré pour le Fléau. Le baron Rivendare en est d’ailleurs le gardien actuel ce qui témoigne de l’importance de ce lieu pour les morts vivants.
C’est donc là que Ner’Zhul releva le corps de Ras Murmegivre en tant que Liche.

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Docteur Theolen Krastinov
Le docteur Theolen Krastinov aussi connu sous le nom du «Boucher » est le suivant de Kirtonos le Héraut. Il est le maître de torture et le fournisseur de corps, et morceau de corps, destinés aux expériences de nécromancie de Scholomance.
Ses premières victimes étaient prises parmi les domestiques de Caer Darrow. Parmi eux, on dénombre notamment les serviteurs de la famille Barov, Eva et Lucien Sarkhoff qui furent mutilés et torturés durant des mois avant de trouver la mort.

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Kirtonos le Héraut
Il y a longtemps, Kirtonos est devenu le maitre du docteur Krastinov. Il se nourrit du sang des infortunés victimes du boucher qui doit lui en fournir toujours plus. Mais, de nos jours, les victimes se font rares aux alentours de Caer Darrow, les habitants étant tous morts. La gargouille n’y vient donc plus que lorsqu’on l’y appelle par un don de sang d’innocents.

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Gardien du savoir Polkelt
C’est le bibliothécaire et historien de l’école

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Instructeur Malicia
Elfe qui enseigne l’occultisme et la magie de l’ombre.

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Vectus
C’est lui qui est à l’origine du Vol corrompu qu’on trouve dans l’école de Scholomance. Il a acheté des œufs provenant du Mont Rochenoire à Brikolette Toutevapeur dans les Steppes Ardentes et les a ignoblement corrompus par ses expériences.

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Ravenian
C’est lui qui infligent les punitions corporelles aux étudiants qui montrent des signent des faiblesse… Ils les dévorent purement et simplement

Conclusion

La nécromancie, comme nous avons pu le mettre en évidence, est une forme de magie héritée des démons de la Légion Ardente. Elle est donc, au même titre que la démonologie, une forme des arcanes corruptrices : les hommes et les femmes qui osent se livrer à son étude sont reconnus coupables de graves crimes envers la vie et les préceptes de la Sainte Lumière. Des hommes se sont élevés contre leurs actes : Les membres de l’Aube d’Argent luttent de leur mieux contre l’extension du Fléau auquel sont affiliées la plupart des nécromanciens. Un autre ordre a tenté lui aussi de lutter mais à pousser l’extrémisme au point de voir en tout être encore vivant une potentielle recrue de la non mort, il s’agit bien sûr de la Croisade Ecarlate.