Arcanes et Notions d'élémentalisme : Faire cohabiter le Feu et la Glace.

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Mémoire présenté par Circé d'Arlann dans son cursus de l'Alma Mater.

 

Ballian de Hauteterres : 18/20 : L'analyse est tout à fait appropriée et juste, le document remis répond parfaitement à la problématique, aucune erreur à signaler... Un excellent devoir.
Kaephas AubeBrise : 16/20 : Le sujet est trop peu conventionnel et trop restrictif pour faire un texte vraiment intéressant et accessible à tous. Mais l'analyse est parfaite dans le cadre dans lequel elle s'établit.
Ulricko de la Costa : 16/20 : Il est dommage de limiter l'analyse des trois branches magiques à leur utilisation en combat. Il y a tellement d'autres façons d'exprimer son art. Malgré cela, votre exposé est bien écrit et comporte quelques idées intéressantes. Continuez ainsi et peut être qu'un jour vous approcherez (de loin tout de même) mes compétences et mon savoir.

 
 
Arcanes et Notions d'élémentalisme : Faire cohabiter le Feu et la Glace.
par Circé d'Arlann
 
 

Introduction

La magie est un art subtile et complexe qui demande des années d’expérience avant d’être parfaitement maîtrisé. Les études qu’entreprennent les apprentis vont les pousser à étudier la structure même de la magie et ses diverses manifestations. Deux de ses manifestations sont le feu et la glace et certains mages s’attèlent à la tâche de maîtriser ces deux éléments à la fois. Cela soulève certaines interrogations comme celle de la cohabitation entre ces deux éléments que, semble-t-il, tout oppose.  Nous allons tenter de comprendre comment ce choix peut être rendu possible en nous penchant dans un premier temps à l’étude des différentes formes de magie à la disposition du mage ce qui nous permettra, dans une deuxième partie, de dégager les intérêts que peuvent trouver les praticiens dans cette étrange alliance entre le feu et la glace. Pour terminer nous verrons ce que donne cette cohabitation dans la pratique.


Chapitre Premier : Les talents du mage

Paragraphe 1 : Généralités


Les mages ont tous leurs sorts de prédilection dont ils se font des spécialités. Avec un entraînement adéquates, il n’est pas rare que certains arrivent à un degré de maîtrise et de compréhension de leur art tel que leurs sorts acquièrent des effets inédits. Ces effets sont de natures diverses bien que l’on peut noter des « tendances » selon la branche ayant la préférence du praticien. Ces branches sont au nombre de trois et sont nommées selon la nature des manifestations que produisent les incantations. On retrouve cependant des points communs entre elles, à savoir une augmentation de l’efficacité qui peut parfois être presque double (si ces effets étaient quantifiables bien sûr) de ce qu’elle serait par un mage ayant une autre spécialité, et paradoxalement une diminution de l’agressivité des victimes envers l’incantateur. Cela s’explique par la maîtrise du mage dans son art : son incantation des sorts devient tellement rapide et fluide qu’elle engendre une perturbation des lignes de Ley extrêmement faible et donc difficile à détecter même par les créatures d’essence magique. Ainsi, l’être devient incapable de déterminer la provenance du sort qui le frappe.

Il est à noter que la plupart du temps, il ne s’agit pas d’une spécialisation stricte du pratiquant dans une de ces branches. Les mages préfèrent, en général, avoir une branche principale et une secondaire. Cela n’exclut d’ailleurs pas la possibilité de faire cohabiter les trois branches à la fois mais cela se paye souvent par une moindre maîtrise des arts magiques, qui perdent alors en efficacité. Le choix est donc une préoccupation principale du novice qui va devoir trouver sa voie. Les archi-mages en charge de leur formation le savent bien c’est pourquoi il est souvent proposé dans les académies de magie des cours spéciaux pour reprendre les savoirs des élèves depuis l’initiation afin qu’il puisse reprendre leur évolution sur des bases saines. Nous allons à présent les détailler.

Paragraphe 2 : Les arcanes

Les arcanes sont la forme la plus proche de l’énergie brute que canalise le magicien lorsqu’il utilise les lignes de Ley. On pourrait dire que c’est la magie à l’état brute mais ce serait tout de même là un abus de langage. Le terme de magie primaire semble plus juste et est d’ailleurs utilisé par de nombreux auteurs. La philosophie qui sous tend cette spécialité est sans conteste la maîtrise de l’énergie magique. En effet, le pratiquant pousse sa compréhension du phénomène magique au point où il est alors capable de jeter certains sorts avec une quantité infime d’énergie. Ainsi, l’arcaniste peut jeter plus de sorts qu’un mage n’ayant pas étudié cette branche primaire qui est la base de la magie. On constate généralement que plus l’intelligence du mage dans la science des arcanes se développe, plus il devient à même de canaliser l’énergie des ligne de Ley et de mieux la rentabiliser. Il n’est pas rare que la maîtrise devienne telle que le mage peut d’extraire l’énergie alors même qu’il incante un sort. Les incantations demandent généralement tant de concentration que les mages d’autres spécialités sont généralement incapables de faire les deux de front. Enfin, le mage peut rendre la trame magique qui l’environne tellement dense qu’elle en devient capable d’amortir les coups que l’arcaniste reçoit ou la perturber au point de pouvoir grâce à elle ralentir la progression de ses ennemis, les ralentir dans leurs attaque (surtout si elles se font à distance) comme si ceux-ci devaient lutter contre des vents violents.

Paragraphe 3 : Le feu

Le feu est la forme de magie la plus dévastatrice à la disposition des mages. Les mages de bataille sont souvent de grands spécialistes de cette branche qui leur permet de terrasser leurs ennemis extrêmement rapidement. La douleur causée par les brûlure est telle que souvent la victime s’en trouve étourdit ce qui est une avantage de plus pour le mage. Il n’est pas rare que la cible du sort prenne feu ce qui lui cause encore des dégâts supplémentaires. Les sorts de feu de part la concentration de l’énergie qu’elle nécessite peuvent se jeter d’une grande distance permettant au mage d’être plus difficile à atteindre. Les sorts de feu affectant une zone de l’espace sont d’une redoutable efficacité et peuvent même lorsque c’est un maître qui œuvre avoir la puissance d’un souffle de dragon. La rapidité est une des clés de voûte de cette spécialisation que ce soit dans l’incantation des sorts (à l’exception de sorts si violents qu’ils ont été qualifiés d’explosions pyrotechniques) que dans le résultat destructeur qui ne ce fait pas attendre. Il est à noter d’ailleurs que certains de magiciens maniant cet art gagnent souvent une vitesse de déplacement tout à fait surprenante. Dans la même optique, l’incantation des sorts de cette école a peu de chance d’être retardé lorsqu’un ennemi attaque le pratiquant contrairement aux autres types de sorts. L’efficacité de cette école à d’ailleurs tendance à augmenter face à des êtres affaiblis.

Paragraphe 4 : La glace

La glace est, tout comme le feu, une forme de magie élémentaire et à ce titre, on peut trouver des points communs dans les effets des spécialisations de ces deux branches. L’incantation des sorts est en effet réduite et leur portée accrue. Cela rend la magie rapide à opérer et surtout cela permet au mage de rester à bonne distance de sa cible. Le spécialiste le fait d’autant plus facilement que les effets de gel des sorts ralentissent les déplacements de ceux qui en sont affectés et peu même dans certains cas les immobiliser complètement Les victimes de par l’entravement de leur mouvement par le gel ont d’autant plus de mal à porter des attaques efficaces contre le magus. Le mage de glace a une capacité à se protéger remarquable : il est par exemple capable de s’enfermer dans un bloc de glace qui l’immunise contre toutes les attaques et lui permet ainsi de récupérer un peu durant un combat ardu bien qu’il soit lui-même immobilisé.à l’intérieur Il peut aussi invoquer une barrière de glace qui le nimbe et qui absorbe les attaques qui lui sont portés. Le maître de cet art peut invoquer un élémentaire d’eau qui l’assiste et l’aide de son mieux.


Chapitre Second : De l’intérêt de faire cohabiter le feu et la glace

Les arcanes permettent aux mages de devenir le réceptacle d’une plus grande quantité d’énergie magique ce qui est un avantage dans les combats de longue haleine. Cependant, cela se paye généralement par une vieillissement un peu prématuré du praticien du fait des énergies magiques trop importante pour l’organisme qu’il y fait transiter. Cela n’est cependant pas le moindre effet que l’on peut constater. Il suffit de se référer au nombreux ouvrage de la Dame Phaenan Dourton, membre honoré du Kirin Tor, pour se rendre compte du danger que représentent les arcanes dont entre autres les excellents la nature de la magie et Du lien entre la Magie et son utilisateur. L’auteur attire notamment notre attention sur le fait que « les arcanes sont une drogue ». Cette assertion est corroborée si l’on en croit l’histoire d’Illidan Hurlorage qui trahit son frère Malfurion à cause de sa dépendance aux énergies délivrées par le Puit d’Eternité.

 

Chapitre I des Chroniques Azerothiennes ; œuvre anonyme :
Illidan, dévoré par sa dépendance aux énergies magiques, devait lutter en permanence pour contrôler son irrépressible envie de se laisser enivrer une fois de plus par les énergies du Puits.

 

Elle dénonce également la corruption dont est responsable la manipulation de magie qui altère le corps aussi bien que l’esprit des manipulateurs et peut les entraîner aux bords de la folie comme nous l’enseigne l’exemple de la Reine Azshara :

 

Chapitre I des Chroniques Azerothiennes ; œuvre anonyme :
Au bout de quelque temps, un changement radical survint en Azshara qui affecta également les bien-nés. La caste supérieure, hautaine et distante devint de plus en plus insensible et cruelle envers ses frères elfes de la nuit. Azshara, qui autrefois attirait par sa beauté enchanteresse, était devenue inquiétante, un voile d'ombre s'était posé sur elle et son charme avait disparu.[…] Un jeune érudit du nom de Malfurion Hurlorage, qui avait passé le plus clair de son temps à étudier les arts primitifs du druidisme, commença à suspecter qu'un terrible pouvoir était en train de corrompre les bien-nés et sa reine adorée.[…] La reine Azshara, enivrée par la terrible extase de sa magie, fut terrassée par la puissance de Sargeras et accepta de le laisser accéder à son monde. Même ses serviteurs bien-nés s'abandonnèrent à la corruption inévitable de la magie et se mirent à vénérer Sargeras comme leur dieu.[…]

 

D’où vient cette corruption due à l’utilisation des arcanes ? Il semblerait que l’utilisation de la magie attire sur ses praticiens l’attention des sbires de la Légion Ardente. Cette opinion n’engage que moi mais je tiens à formuler ici l’hypothèse que peut être les démons attirés réussiraient à corrompre les flux qu’utilisent l’arcaniste. Les démons sont en effet avides de puissance magique et ils se manifestent souvent dans les lieux où la puissance arcanique est la plus concentrée. Là encore l’histoire nous enseigne :

 

Chapitre I des Chroniques Azerothiennes ; œuvre anonyme :
L'utilisation imprudente de la magie par les bien-nés provoqua l'émission d'ondes d'énergies issues du Puits d'éternité qui se répandirent à travers les Ténèbres de l'Au-delà. Ces ondes furent perçues par les terribles êtres de l'ailleurs. Sargeras, le Grand ennemi de toute vie, le Destructeur de mondes, fut l'un d'entre eux, et il chercha à déterminer le point d'origine de ces ondes. Il se mit à observer le monde primordial d'Azeroth, et ressentit l'énergie illimitée du Puits d'éternité. Dès lors, une faim insatiable se mit à le ronger. Le grand dieu noir du Vide sans nom décida de détruire ce monde fragile et de s'approprier ses énergies.[…]

 
 

Chapitre II des Chroniques Azerothiennes ; œuvre anonyme :
Les sinistres agents de la Légion ardente, qui avaient été bannis lors de l'implosion du Puits d'éternité, furent de nouveau attirés vers ce monde par les incantations magiques et l'insouciance des mages de Dalaran. Ces démons, bien que relativement faibles, semèrent la confusion et le chaos dans les rues de Dalaran. La plupart des manifestations démoniaques n'étaient que des évènements isolés et les magiocrates firent ce qui était en leur pouvoir pour étouffer de telles affaires.

 

Comme on le voit, la manipulation des arcanes peur représenter un danger. Il faut donc les manipuler avec une extrême prudence et minimiser autant que possible les perturbations des lignes de Ley ainsi que l’accumulation d’une trop grande énergie magique dans son organisme. Ces précautions permettraient de ne pas trop attirer le regard des démons mais également d’éviter une trop grande dépendance vis-à-vis de l’énergie magique au praticien. Certains mages, pour éviter de trop s’exposer à ses divers dangers, font le choix de se détourner de l’étude trop poussée des arcanes. Ils font là le sacrifice de leur réserve énergétique mais trouvent tout de même des compensations dans la pratique plus poussée de la magie élémentaire : En effet, la magie élémentaire est puissante et protège efficacement celui qui la manie même si elle s’essouffle assez rapidement et permet à son utilisateur un très grand contrôle des actions entreprisent contre lui, les adversaires étant souvent immobilisés ou assommés. De plus la voie élémentaire permet de réaliser des attaques de plus loin afin d’être hors de portée des ennemis. Il est également à signaler que la grande maîtrise des sorts élémentaires peut permettre au magus d’économiser de l’énergie ce qui peut compenser la faible quantité qu’il possède en réserve. Certains parviennent même à recapter une partie de l’énergie perdue lors de la conversion de l’énergie magique pure en énergie élémentaire. En effet, la conversion d’un état à l’autre ne se fait jamais sans perte, surtout quand l’incantateur réussit à obtenir des effets au dessus de ce qu’il pouvait escompter. La pratique permet de na pas la laisser se dissiper dans l’environnement : c’est là également une façon de rester discret face aux sombres menaces qui guettent le praticien.

Chapitre Troisième : Une cohabitation antithétique ? : Aspects pratiques

Nous avons vu dans les parties précédentes que loin de s’opposer comme peuvent le supposer les personnes non avertis, les magies du feu et de la glace se complètent voir même se rendent l’une l’autre plus efficace. Cela s’explique aisément : il n’est pas rare que le mage ait appris en maniant l’un des deux éléments à transposer son savoir pour appliquer le même effet à l’autre élément. Ceci tient à ce que ces deux formes de magie ont en fait la même nature. La manifestation physique n’a que peu d’importance, c’est la forme de la magie qui prime. Ici, vous l’aurez compris, il s’agit de la forme élémentaire qui regroupe le feu et la glace. En effet, Ces deux types de magie sont le résultat de la conversion de l’énergie arcanique en une forme différente, la forme élémentaire que nous venons d’évoquer. L’aspect si différent peut dérouter le profane dans l’esprit duquel le feu s’oppose à la glace, c’est tout à fait vrai mais il ne faut pas oublier, qu’ici, il est question d’énergie magique et non pas simplement des éléments que nous connaissons dans le milieu naturel.

La logique pour produire les effets est la même ce qui permet au magus de les faire cohabiter avec la plus grande facilité. Pratiquement, le mage s’expose tout de même à quelques désagréments. Il n’est pas rare que celui ci se retrouve avec quelques brûlures ou engelures sur les mains mais plus celui-ci apprend, plus il devient à même d’éviter ce genre de désagréments. Cela n’est cependant pas le propre du mage élémentaire puisque l’arcaniste manipulent très souvent une des deux formes et s’y exposent également.

Conclusion
 

La magie élémentaire est très efficace et permet de faire face sans coup férir à de nombreuses situations. Cependant, si le combat dure quelques minutes de trop, le mage se retrouvera sans les ressources magiques nécessaire à la poursuite de son office. Les mages qui se donnent pour missions de mettre à bat les puissances qui menacent la survie de notre monde sont donc souvent obligés de se pencher sur l’étude des arcanes, malgré les risques que cela représente, pour pouvoir arriver à leur fin. C’est à mon sens le seul inconvénient qui rendrait la cohabitation du feu et de la glace difficile voir même presque impossible.

 

Remerciements
Je tiens à remercier tout particulièrement :
- Les institutions du duché d’Aarkonie dont le Régent, Aarkon de Vallon, ainsi que les responsables de la maison de Malaky : Nyx de Mariakale, Grande Ordonatrice de la maison de Malaky, Ballian de Hauteterre, Vicomte de Matrane, et feu Mélanie de Rougemont, cardinale de Paltenio qui m’ont permis de suivre les cours donnant lieu à ce devoir.
- L’Académie Palinka D’Alianis et surtout son recteur, Monseigneur Daarkan Van Kred, pour avoir mis à disposition de ceux qui sont en quête de savoir tant de ressources, de documents et sans qui ce travail n’aurait pu avoir les bases nécessaires à son élaboration.
- Les professeurs de l’Alma Mater dont Kaephas AubeBrise qui dispense le cours d’Arcanes : formes & emploi dans le cadre duquel je rédige le présent devoir.
- Mes professeurs et maîtres de l’Académie de Magie de Hurlevent.
- Isham Toturi, mon mentor dans ce difficile apprentissage que sont les arts magiques.