La
dernière Assemblée
aarkonienne se
déroulait comme
convenu par le
protocole usuel
lorsque son bon
déroulement fut
interrompu. Deux
nains, du moins le
devinait-on à leur
taille car ils étaient
cagoulés, firent
irruption alors que le
Comte de Prekral
Elnor De La Cour
dissertait à propos de
la Maison de
Wernoriae. Les deux
intrus exigèrent une
rencontre immédiate et
sans délai avec le
Régent Daarkan van
Kred.
Accompagné de
l'Officier Instructeur
Galduth Gorlan,
le Régent accéda à la
requête des deux
personnages. Ils lui
expliquèrent alors
qu'ils agissaient sous
l'autorité de la Haute
Inquisition, sous les
ordres directs de
l'Archevêque
Benedictus. Quelque
peu surpris de cette
affirmation, le
Régent, souhaitant en
apprendre plus, invita
les "Inquisiteurs" à
poursuivre et à donner
clairement l'objet de
leur visite.
Ils déclarèrent être
commissionnés pour
s'enquérir des
sanctions prises
contre le Milicien
Erath-Anor pour
une affaire ancienne.
Le Régent put leur
donner entière
satisfaction en leur
apprenant que la
Justice aarkonienne
avait rendu son
verdict dans cette
affaire et que le
Milicien n'était plus
apparenté à
l'Aarkonie. Ils
formulèrent alors la
seconde de leurs
exigences. Ils
demandaient à entendre
dans le cadre de leur
enquête l'Officier
Elianthïs Ulthue
et la Milicienne
Liete Braspuissant.
Ils exigeaient que les
deux aarkoniens leur
soient déférés
immédiatement. Après
quelques négociations,
il fut convenu que
l'Assemblée
aarkonienne devrait
préalablement se
terminer et que le
Régent assisterait à
l'interrogatoire.
Lorsque l'Assemblée
fut terminée, les
aarkoniens suivirent
les deux Inquisiteurs
pour l'interrogatoire
prévu. Mais, au beau
milieu du parcours,
l'Inquisiteur s'étant
présenté sous le nom
de Zephyrmost
s'écroula soudain en
pleine rue,
suffoquant, crachant
et toussant... les
aarkoniens prirent une
rapide distance. Dans
un souffle, le nain
lâcha à son compère,
un certain Khârgne,
qu'il devait s'occuper
de nous "emmener
boire un verre",
le temps qu'il
récupère. Le Régent
n'en croyait ni ses
yeux ni ses oreilles,
il finit d'être
convaincu qu'il
s'agissait d'une
vilaine farce lorsque
le second Inquisiteur
les invita à se rendre
à l'Auberge du Cochon
Siffleur... on imagine
mal de hauts membres
de l'inquisition se
rendre en un lieu
pareil dans le but de
se divertir... Le
Régent refusa, tout
comme il ne reçut pas
les injonctions
exigeant des
aarkoniens qu'ils
suivent l'Inquisiteur.
Le Duché exigerait des
soi-disant
Inquisiteurs des
documents écrits très
officiels, sans eux,
aucun aarkonien
n'aurait le devoir de
répondre à leurs
convocations.
L'Inquisiteur renonça
à insister devant la
résolution des
autorités
aarkoniennes.
L'Officier et la
Milicienne reçurent
l'autorisation de
disposer. Nul ne
savait encore que
l'affaire prendrait
une tournure moins
burlesque...
- Les Inquisiteurs, mais le sont-ils vraiment ? -
Extraits du rapport
du Comte Elnor De La
Cour
" [...]
La Milicienne
Liete
Braspuissant
était en
compagnie des
deux Nains sur
le pont joignant
la Vieille Ville
et le Quartier
Nain. Une
compagnie de gré
ou de force, je
ne sais pas,
l’un des Nains
étaient dans
l’eau… La
Milicienne
m’ayant fait par
du désir de
passer sa visite
médicale au plus
vite, je pris
l’initiative de
l’interpeller
pour la séparer
du groupe, et se
rendre à mon
dispensaire.
[...] J'entendis
soudain un appel
au secours.
Entourée des
hommes masqués,
l’un d’entre eux
passait à tabac
la pauvre
MIlicienne. Je
suis intervenu,
mais ils ne
voulaient rien
savoir, ils
parlaient un
langage étranger
[...] Ne pouvant
compter sur
aucune aide
directe je mis
au courant des
événements les
Aarkoniens pas
le biais du
communicateur.
[...] Un des
brigands me
l’arracha des
mains et le
détruisit.
L’autre emmena
la Milicienne je
ne sais où et je
me mis en
posture de
combat face au
Nain qui me
menaçait. Je le
mis rapidement
hors d’état de
nuire, puis le
ficela
solidement, le
laissant
inconscient. («
L’art du combat
à mains nues »
est très utile).
[...] Ils
appartenaient à
certaine «
Inquisition »,
un groupe
religieux... ma
destination
était donc la
Cathédrale de la
Lumière. Usant
de mon « passe
droit » de
Prêtre de la
Cathédrale, j’ai
pu fouiller le
bâtiment.
[...] Profitant
de l’effet de
surprise je puis
rendre inopérant
le malfaiteur et
l’attacher puis
faire l’inverse
avec la
Milicienne. Nous
primes la fuite,
mais décidément
ils étaient durs
à cuire (ndlr
: c'est une
image).
L’autre
Inquisiteur nous
arrêta,
j'ordonnai à la
Milicienne de
fuir, mais
j'étais moi-même
sous la menace
d'un fusils...
j’ai du frapper
l’agresseur
[...]
Une fois en
ville, sans
communicateur,
je rencontrai le
Prétorien De La
Forge qui
proposa son
assistance et
émis l’idée de
l'endroit où se
trouvait la
Milicienne.
Rejoins par le
Milicien Bentral
nous sommes
allés à mon
dispensaire, là
où était
effectivement
Dame Liete.
[...]Avec
discrétion et
prudence, nous
sommes restés au
rez-de-chaussée,
des voix se
faisaient
entendre,
presque
inaudibles,
Naines, puis la
Milicienne
descendit. Ils
avaient fuis…
magiquement. Le
Prétorien De La
Forge partis a
la Cathédrale
enquêter, je fis
rapport des
événements grâce
au communicateur
du Milicien. Le
Milicien Bentral
disposa, je
reconduisis la
Milicienne à la
porte des
Quartiers
Aarkoniens. La
Milicienne est
saine et sauve.[...] "
Comte Elnor
De La Cour
Rapport de la soirée
du Vingt-Neuvième
jour du Premier
Grand Cycle,
Milicienne Linebleue
d'Harloup
" Alors que je
prenais de mauvaise
grâce mon souper, je
repensai aux
événements qui
avaient troublé la
réunion du soir en
la salle Ridgewell.
Deux inconnus
masqués, faisant
preuve d'un manque
de politesse inouïe,
étaient intervenus
et avaient recquis
un entretien privé
immédiat avec le
Régent Daarkan. Ce
dernier était fort
heureusement revenu
sain et sauf mais la
péripétie n'avait
pas manqué
d'inquiéter les
Aaarkoniens
présents. Les mains
avaient été posées
sur les pommeaux des
rapières, sans
toutefois que
l'incident ne
dégénère alors.
N'y tenant plus, je
repoussai les
reliefs de mon repas
et je rebranchai mon
communicateur. Je
tombais au beau
milieu de la
conversation. Je
n'avais pas tous les
éléments pour juger
correctement et crûs
bon de proposer que
le Régent puisse
communiquer sur les
faits s'il le
souhaitait, avant
que certains de mes
camarades n'en
viennent à une
solution moins
pacifique. Quelle
sotte je faisais !
C'est alors que le
Prétorien Brachyoure
De La Forge me mit
au courant de
l'odieuse agression
contre Dame Liete.
Je demeurais à la
fois choquée et
courroucée et, comme
si le sort se jouait
de moi, je me
trouvai devant l'un
des malotrus qui
faisait alors face
au dit Prétorien, en
la place de la
Banque à Stormwind.
Le prétendu
"Inquisiteur" fit
preuve d'un manque
de respect envers le
Duché dans son
ensemble, l'accusant
ouvertement
d'abriter une
hérétique en la
personne de Dame
Liete, sans apporter
au sieur Brachyoure
ou à moi-même le
plus petit début de
commencement de
preuve.
Après une tentative
de discussion, qui
se révéla vite
stérile, je fis mine
de partir pour cause
de trop plein
d'agacement et
ramassai
discrètement un
document tombé de la
poche du nain. Je
choisis un coin
tranquille et pus
constater que le
parchemin
comportait, outre un
filigrane
particulièrement
alambiqué, une
gravure représentant
ledit importun,
ainsi qu'un nom pour
moi inconnu :
Khârgne.