Ponctuellement, et en dehors des Assemblées habituelles, les autorités s'adressent aux aarkoniens par le biais de "communications".

 
 

Arkoniennes, Aarkoniens,

Par la présente, nous vous informons officiellement de la rupture des engagements mutuels que nous, Duché d'Aarkonie, avions liés avec les Rédempteurs de Lordaeron. Après de longues négociations, menées de concert par la Maison d'Artwendor et la Régente Linebleue d'Harloup, une charte ou pacte d'Alliance fut édicté le 8e jour du Xe GC de l'AN XVI. Pour rappel, nous en joignons une copie à cette communication.

Les autorités de la Maison de Malaky reçurent préalablement à la conclusion de la charte l'assurance du Commandeur Erthran de Stormgarde du total respect de la législation aarkonienne relativement à la pratique des arts noirs, proscrite pour tout aarkonien et légalement réprouvée par les autorités ducales. Fort des engagements du Commandeur sur ces points capitaux de nos exigences, la charte fut entérinée.

Bientôt, il nous fut rapporté des soupçons quant au non respect de l'interdit d'usage des arts noirs par l'un des membres des Rédempteurs de Lordaeron. Comme cela se devait, nous informâmes ses autorités des suspicions qu'engendrait le comportement de leur soldat. Le Commandeur Erthran et ses proches conseillers nous réconfortèrent dans l'idée qu'il ne s'agissait que de rumeurs et que des mesures d'enquête seraient prises. C'est peu après que l'on apprit la disparition du Commandeur.

Fut alors désigné un Conseil des Rédempteurs pour assurer la gestion et l'opérationnalité des troupes de nos alliés. Si les contacts que nous entretenions avec le Commandeur nous avait permis jusque là de régler l'ensemble des contentieux, il n'en alla pas de même avec le Conseil fraîchement élu.

Ainsi, nos autorités ne reçurent jamais de réponse quant à la ratification du texte définitif de la charte d'alliance [joint à cette communication, ci-bas], et ce malgré plusieurs envois. Plus grave, le Conseil des Rédempteurs sembla changer radicalement de direction relativement au recours à l'art noir du démonisme. Alertée par plusieurs sources, la Maison de Malaky demanda à ce que la charte soit suspendue puis annulée. C'est avec sagacité que de telles mesures furent réclamées par les autorités malakïennes, mais l'emportement coutumier de la récente Vicomtesse d'Handarie, Phaenan Dourton, vint empêcher toute application des sollicitations malakïennes. Remettant en cause l'autorité de la Régente d'Harloup, la Vicomtesse déplaçait le centre du problème et semait le trouble dans les coeurs aarkoniens.  

Au 1er jour du Ier GC de l'An XXVII, nous, Daarkan van Kred, retrouvions nos fonctions de Régent du Duché d'Aarkonie. La première mesure que nous exigeâmes alors fut la rétractation de la Vicomtesse Dourton quant à ses accusations contre l'ancienne Régence. Contre tout bon sens et par déloyauté, la Vicomtesse s'y refusa et se réfugia auprès du Kirin Tor de la nation de Dalaran.

Le voile terne qui couvrit l'Aarkonie quelques cycles se leva enfin. Libérées de la véhémence cavalière de la Vicomtesse, les autorités de la Maison de Malaky purent, avec raisonnabilité et sagesse, se faire entendre à nouveau. Bientôt, nous fûmes convaincu par elles du trouble jeu du Conseil des Rédempteurs de Lordaeron, tristement prêt à toutes les concessions, dont la pratique éhontée du démonisme, pour se maintenir. 

La Régence tient ici à relever la perspicacité des autorités malakïennes en cette affaire. La Grande Ordonnatrice Nyx de Mariakale et la Cardinale de Paltenio Mélanie de Rougemont oeuvrèrent pour le bien de l'Aarkonie et la Maison de Malaky ne saurait être tenue responsable ici des errances de son ancienne basse noblesse.

Avant de conclure cette communication, nous tenons à dissiper une rumeur. La Grande Ordonnatrice de Mariakale est bien en charge des affaires de la Maison de Malaky. La démission qu'elle présenta au Conseil pour laver la Maison de Malaky des soupçons de sédition qu'on lui prêtait fut refusée puisque nous, Régence, estimons que l'ensemble des griefs se dissipèrent en même temps que le serment de la Vicomtesse d'Handarie.

Dont Acte

Daarkan van Kred, Régent du Duché d'Aarkonie.

 

 Charte d'Alliance

 

Préambule

Sous l’appellation « Fédération » sont réunis le Duché d’Aarkonie, dirigé par son Régent, et les Rédempteurs de Lordaeron, dirigés par leur Commandeur. Cette alliance concernera les points ci-après décrits et sera effective pendant un Grand Cycle entier, reconductible à chaque date anniversaire de signature, c’est-à-dire le 5e  jour du Douzième Grand Cycle.

Au nom du Roi et des dynastes des nations humaines. C'est accomplir une action honorable et profitable au bien public que de confirmer, selon les formes consacrées, les conventions ayant pour objet la sécurité et la paix. Que chacun sache donc que, considérant la malice des temps et pour mieux défendre et maintenir dans leur intégrité leurs personnes et leurs biens, les entités respectives des Rédempteurs de Lordaeron et du Duché d’Aarkonie, se sont engagées, en toute bonne foi, de leur personne et de leurs biens, à s'assister mutuellement, s'aider, se conseiller, se rendre service de tout leur pouvoir et de tous leurs efforts, dans leurs territoires et au dehors, contre quiconque, nourrissant de mauvaises intentions à l'égard de leur personne ou de leurs biens, commettrait envers eux ou l'un quelconque d'entre eux un acte de violence ou une injustice, et chacun a promis à l'autre d'accourir à son aide en toute occasion où il en serait besoin, ainsi que de s'opposer aux attaques de gens malveillants et de tirer vengeance de leurs méfaits, dans le respect des lois royales et pour le service de notre souverain .

Article 1 : Circulation et collaboration

Les deux parties, étant considérées par cet acte amies et alliées, auront un droit de libre circulation dans leurs territoires respectifs, en s'engageant à respecter les lois locales en vigueur. Ce libre accès concerne tout réfectoire, bibliothèque, lieu de culte, infirmerie et autres infrastructures publiques ; mais il exclut l'accès aux quartiers privés ou sensibles, sauf dérogation des autorités concernées. Dans le même esprit, les membres de la Fédération pourront assister à tout événement tels que Séminaires, Exercices militaires, mariage ou cérémonies diverses du domaine public. Sont exclues l'ensemble des manifestations privées. Pour ces dernières, toute demande de participation devra être adressée préalablement aux autorités de la partie organisatrice.

Article 2 : Entraide militaire

Les parties contractantes se maintiendront constamment en contact afin de s'entendre sur toutes les questions concernant leurs intérêts communs et la situation militaire en particulier. Chaque fois que les intérêts communs des parties contractantes risquent d'être menacés par des événements de quelque nature que ce soit, elles entreront immédiatement en consultation quant aux mesures à prendre pour la protection de ces intérêts. Si la sécurité ou d'autres intérêts vitaux d'une des parties contractantes étaient menacés de l'extérieur, l'autre partie contractante donnera à la partie menacée son plein appui politique et militaire afin d'éliminer cette menace. Si, malgré les désirs et les espoirs des parties contractantes, il arrivait que l'une d'elles fût entraînée dans un conflit armé avec une autre ou avec d'autres puissances, l'autre partie contractante se porterait immédiatement à ses côtés comme alliée et la soutiendrait avec toutes ses forces militaires. Sous la condition de l'approbation des autorités des deux parties, un déploiement et/ou une aide militaire pourront être envisagés pour les campagnes respectives des contractants. Ainsi, l’envoi de troupes et les stocks d’armes, de munitions et d’artillerie lourdes pourront être partagés pour des opérations spécifiques. Les parties contractantes s'engagent dès maintenant dans le cas d'une guerre conduite en commun, à ne pas conclure de trêve ou de paix, sinon d'un plein accord entre elles. Afin d'assurer, pour le cas prévu, l'application rapide des engagements d'alliance, les autorités des deux parties contractantes approfondiront davantage leur collaboration sur les plans militaire et de l'économie de guerre. De la même façon, les deux autorités se maintiendront constamment en contact pour l'adoption des autres mesures nécessaires à l'application pratique des dispositions militaires présentes.

Article 3 : Relations diplomatiques

Toutes les relations diplomatiques avec une entité tierce en vue d'une adhésion à la Fédération ne pourront être effectives qu'avec l’accord des deux parties signataires. Ceci n’engage que les relations diplomatiques en vue de l'adhésion à la Fédération, les deux parties restant libres en terme de choix pour toutes les relations diplomatiques unilatérales.

Article 4 : Jugement et sanctions

Après délibérations en commun et accord unanime, nous avons promis, statué et décidé de n'accueillir et de n'accepter en aucune façon dans les dites entités quiconque aurait parjuré sa loyauté aux autorités royales. Si une dissension surgit entre quelques-uns des Fédérés, ceux dont le conseil a le plus de poids doivent intervenir pour apaiser le différent selon le mode qui leur paraîtra efficace ; et les autres Fédérés devront se tourner contre la partie qui rejetterait leur sentence. Un Tribunal Extraordinaire peut être mis en place, chacune des entités y siégeant à égalité. La Présidence est confiée par tirage au sort à l’un des candidats présenté à cette charge. Il a été convenu entre les contractants ce qui suit : si un meurtre est commis avec préméditation et sans provocation, le meurtrier, s'il est pris, doit, comme son crime infâme l'exige, être mis à mort, à moins qu'il ne puisse prouver son innocence; et s'il s'enfuit, il ne pourra jamais revenir au pays. Ceux qui accorderaient abri et appui à ce malfaiteur, seront expulsés des entités signataires jusqu'à ce que les Fédérés jugent bon de les rappeler. De plus, si l'un des Fédérés commet un vol au détriment d'un autre ou lui cause un dommage quelconque, les biens du coupable qui pourraient être saisis doivent être mis sous séquestre pour servir, selon la justice, à indemniser le lésé. Au cas où quelqu'un refuserait de se soumettre au jugement rendu par les autorités communes de la Fédération, et où l'un des Fédérés subirait quelque dommage, du fait de cette résistance, tous les Fédérés seraient tenus de contraindre le dit contumace à donner satisfaction.

Article 5 : Réunion trimestriel

Une réunion devra être effectuée au moins une fois par trois grand cycle afin de discuter des affaires en cours. La communication étant un point important de toute entente, tout sujet pourra y être abordé.
Ce conseil sera composé des plus hautes instances des deux parties.

Validité et renouvellement

Les décisions ci-dessus consignées, prises dans l'intérêt et au profit de tous, devront durer à perpétuité mais seront soumises à confirmation annuelle à chaque date anniversaire ; en témoignage de quoi le présent acte, dressé à la requête des prénommés, a été validé par l'apposition des sceaux des deux communautés. Fait en l'an 26, le 5e jour du XIIe Grand Cycle en remplacement des Chartes préexistantes.

Invalidation de la présente Charte

Les autorités du Duché d'Aarkonie déclarent la présente charte d'allaince caduque. Ainsi fait le 19e jour du IIe GC de l'An XVII.